• Il y a des livres sur lesquels on pourrait écrire pendant des heures ou bien les résumer en deux mots ! Épique et exemplaire : Axios de Jaclyn Osborn sorti chez MxM Bookmark fait indubitablement parti de ceux qui vous laisse une trace aussi profonde qu'un coup de lance.

     

    Axios de Jaclyn Osborn



       Si comme moi, tu avais perdu quelques neurones sur le visionnage de 300 et ses spartiates huilés comme des nems (tss tsss je sens que je te perds là, n'ouvre pas tout de suite un autre onglet et lis jusqu'au bout ) alors tu vas adorer Axios, Eryx, Haden et tout leurs comparses.

      Axios est épique rien que par son récit rondement mené, qui alterne tout du long entre tendresse et brutalité. Une formidable histoire d'amour entre Axios et Eryx, deux jeunes spartiates, qui se sont rencontrés lors de leur entrainement militaire dans une Sparte alors au faîte de sa gloire. Un apprentissage difficile, violent et douloureux tant pour les corps que pour les âmes.
    Axios est un jeune garçon curieux de tout, enclin à l'amitié et l'amour que son simple lieu de naissance va pousser dans une destinée qui lui sera ancrée dans la peau à coup de blessures et de combats. Sa douceur naturelle aura bien du mal à se faire à un monde de guerre et d'injustice sociale, qui le marque profondément dans sa chair et dans son cœur. Seule la présence d'Eryx et l'amour transi qu'ils partagent lui permettent de tenir et de devenir ce que toute une contrée attend de ses hommes : devenir un guerrier et pas des moindres, un spartiate.
    Eryx, plus combatif et plus enclin au respect aveugle des traditions, est l'homme qui permettra à Axios de se révéler, de s'accepter et de vivre son destin. Axios est celui qui montre l'amour, la chaleur, le beau à Eryx, un monde où tout ne serait pas que violence, soumission aux règles et luttes sanglantes.
     
    Deux hommes, deux visions et un seul amour : un amour inconditionnel dès le premier jour, un amour plus fort que toutes les souffrances, que tous les doutes et toutes les batailles. Une magnifique histoire sur le dépassement de soi, de ses aspirations personnelles mais aussi sur le profond respect qui unit des hommes dans un monde barbare régi sous les règles de l'art de la guerre, un monde impitoyable où dès l'enfance tu te bats ou tu meurs.

    Une histoire épique, flirtant avec le péplum, avec toute une galerie de personnages, tout aussi passionnants que les deux héros principaux, qui évolue au fil des chapitres pour nous faire découvrir une période de l'histoire (ou du mythe selon les opinions) de Sparte. L'auteur a su donner tant de caractère à chacun de ses personnages que s'en est bluffant, pas un seul ne parait secondaire ou surfait. Chacun amène une touche de couleur particulière, un sentiment à part, une petite histoire personnelle dans la grande plus globale. Les décors sont posés avec discrétion et talent pour qu'on puisse les voir se dessiner doucement au fil des pages et s'imaginer sans peine le sang qui gicle sous le coup d'une épée comme la chaleur d'une caresse sur les hautes herbes près d'un cours d'eau.
    La sensualité dégagée au milieu de toute cette violence est admirable, faite de sexe doux et amoureux, des moments enjôleurs qui nous soulagent de l'intensité des combats et de la rudesse de la vie des spartiates.

       Axios est aussi un roman exemplaire dans le sens où rare sont ceux qui parviennent à aussi bien respecter le fil d'un parcours historique mêlé à une romance. Si l'auteure, comme elle l'annonce, a pris quelques libertés je dois dire qu'elles sont vraiment légères tant on y retrouve bien l'histoire de Sparte, de l'idée de son apogée à celle de son déclin, de son mythe indestructible à la réalité de ses faiblesses. L’énorme travail probablement fourni pour les recherches a porté ses fruits car nous plongeons tout aussi bien dans une romance poignante que dans une tranche fascinante de l'Histoire (ou de la mythologie, toujours au choix) et c'est passionnant ! Axios est véritablement un exemple réussi de romance historique assez poussée où chaque événement gagne en crédibilité et véracité comme en charge émotionnelle
    .
    Exemplaire également par le choix évident fait par l'auteur sur le destin de ses héros, agir autrement aurait été une hérésie et probablement la chute inévitable pour un roman qui jusqu'au bout aura su garder logique, sentiments et respect des faits sociologiques et historiques.
    Exemplaire encore par le travail formidable de traduction d'Alexia Vaz et de correction d'Emmanuelle Lefray, qui permettent au récit de prendre sa pleine puissance avec un texte pas totalement parfait mais vraiment pas loin.

    Vous l'aurez deviné : c'est un vrai coup de cœur pour moi. Probablement autant que l'avait été le fabuleux 300 pour la gloire où Zack Snyder avait redonné un autre sens (en plus d'une lumière et d'une photographie somptueuses) au six-packs gainé de cuir et orné d'une cape rouge (Superman et tous ses potes super-héros sont un peu mort ce jour là).
    Axios est un roman qui prend au tripes et vous sangle le cœur pour ne jamais vraiment le lâcher, un de ceux qu'il ne faut absolument pas louper cette année. Yop.

    Merci à MxM Bookmark pour ce sp.

      

    Axios de Jaclyn Osborn

     

     

     

    Vous le trouverez ici: Axios

      

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  • Une agréable série de trois tomes, Jeux Nocturnes de Vénusia A., sortie en 2016, qui nous présente deux couples mais surtout un excellent personnage, plus ou moins central selon les tomes, que j'ai beaucoup apprécié.  

     

    Jeux nocturnes- tomes 1, 2 et 3- Vénusia A.

     

      Trois histoires qui trônaient dans ma pal depuis de longs mois et que j'aurais dû attaquer bien plus tôt ! Difficile d'annoncer clairement une préférence pour l'un des trois quand les personnages des deux premiers m'ont peut-être plus séduite mais l’écriture du dernier m'a également plus conquise.

      L'histoire de David et Jayce  (le troisième tome donc) semble plus profonde mais aussi plus aboutie aussi bien dans son écriture que dans son traitement. Les perso sont un poil moins entiers et surtout plus sombres et réfléchis. On est moins  dans l'emportement  des deux premiers tomes mais tout autant dans la passion, cette passion sourde que les non dits tendent à maintenir sous le couvercle. Jayce est un homme sûr de lui à la prestance aguerrie qui laisse  penser qu'il sait où il va et qu'il maîtrise tout, en privé c'est un homme tendre, prévenant et suffisamment vieux jeu pour que ce soit totalement  séduisant. David, qui devrait être le fin et le presque minet timide, est celui qui est sûr de ses sentiments, calme et posé dans son approche de son amant apeuré par l'engagement. Il sait attendre et prendre des initiatives auxquelles on ne s'attendait pas .

      L'écriture de Vénusia est moins incertaine et semble moins influencée par les romances qu'on a déjà lues, elle prend son envol  dans cette troisième histoire par une fluidité agréable et surtout un sens du propos très concret sur les hommes et leurs visions. Des,points de vues que je n'ai pas vu souvent comme la sémantique des petits noms que je trouve moi même ridicule (quel homme de 30 ou 40 ans appelle son mec "mon petit ami" et quelle femme fait ça aussi ? ). 
    Elle sait concéder cette part de romantisme toute féminine au récit sans trop tomber dans l’écœurement et surtout, elle a le sens de la dramaturgie, assez classique on le concède, même s'il n' y a pas 36 façons d'enfiler une chaussette  quoi qu'on en dise), un sens donc de la dramaturgie totalement addictif. Si on a du mal à comprendre le revirement mélodramatique de David quand tout va si bien et que l'on peut regretter la ressemblance sur le manque d’intérêt de Jayce et d'Aaron envers leurs amoureux, ce serait à mon goût les seuls bémols gênants que j'aurais trouvé au déroulement de l'intrigue.
    Tout est précis et indispensable, pas de passage lourd et malvenu qui noie le poisson, le but étant clairement de se consacrer à la romance et rien que la romance. La narration est menée avec un certain savoir faire coupée, ça et là, de ces petits thèmes moins légers qui effleurent les pensées de nos deux hommes : la peur, l'engagement, la vieillesse...

      Les deux premières histoires, plus classiques, étaient une bonne introduction en matière avec deux personnages charismatiques mais surtout un Kyran totalement jouissif : un caractère d'une intelligence rare dans sa construction avec tout ce qu'il faut de défauts et de qualités pour en  faire une palette très attractive. Un séducteur, un manipulateur et en même temps, un être fragile très attachant, c'est un perso que j'ai beaucoup apprécié par sa finesse et la richesse de ses  nuances. Kyran est un homme que l'on sait être multiforme, passant de l'homme androgyne pointilleux dans ses fringues au mec retors et facétieux, un garçon bourré d'humour qui donne toute sa valeur à ce premier tome. Kyran ne tombe dans aucun des clichés qu'on pourrait craindre et c'est vraiment très plaisant de le découvrir petit à petit.
    Aaron, lui, est plus académique, un pompier musclé et sexy, taciturne et jaloux, un peu ce qu'on attend de lui en fait pour rebondir sur son éblouissant partenaire. Il est le ricochet parfait pour semer le trouble et jeter un peu plus de tension dans leur relation.Il n'en reste pas moins qu'on l'aime aussi, bien sûr, mais là où le deuxième couple se partage la vedette dans leur histoire, ici c'est vraiment Kyran sur lequel on met l'accent. Et ça passe très bien car il est suffisamment complet à lui seul pour incarner l’âme d'un roman.

    Vénusia  A. nous livre une petite série pas parfaite qui contient encore quelques ficelles faciles (#allitérationdelamort ) mais on sent poindre un sens du récit et de la tension vraiment très naturel et terriblement efficace. Un point supplémentaire pour ces belles couvertures sensuelles sans trop en faire ,moi qui d'ordinaire ne suis pas très torses !  Il y a une belle subtilité dans le mariage du contenu et du contenant qui m'a assez bluffée je dois dire et je sens que je vais très vite replonger dans les romans de cette dame !! Yop.


    Jeux nocturnes- tomes 1, 2 et 3- Vénusia A.

     

    Vous les trouverez ici: tome 1 et 2  et  tome 3

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  • Si vous avez envie de découvrir un vrai égoïste au sens pur du terme alors prenez votre pied avec Une année pour s'accepter de Raj And Co réédité par Textes Gais en Septembre 2018.

     

    Une année pour s'accepter de Raj And CoLe pitch:

    Dix ans que Thomas impose à Liam une relation secrète. Quand ce dernier apprend les fiançailles de son amant, il prend la décision de partir en mission humanitaire. Thomas encourage cette décision, espérant que l'homme qu'il aime lui revienne plus amoureux que jamais au terme des quatre mois de séparation. Mais ce qu'il ignore, c'est que Liam s’est, en fait, engagé pour une année...

     

     


    C'est par le biais des quelques lettres envoyées par Liam que l'auteur nous raconte le fil de leur histoire, dans laquelle on se faufile avec aisance, porté par un texte jeune et pas sans défauts (n'ayant pas eu l'occasion de feuilleter la nouvelle mouture 2018 éditée par Textes Gais, mon jugement est donc entièrement basé sur la version auto-éditée que je possède) mais très addictif. On déteste d'emblée ce Thomas égoïste qui impose et ordonne comme un dictateur, le personnage exécrable par excellence et on peine à comprendre que Liam ne l'ai pas définitivement  laissé tomber comme une loque.
    L'amour de Liam est profond et sincère quand celui de Thomas est profondément et totalement intéressé, seul lui, ses désirs et satisfactions comptent au détriment d'une vie de couple de plus de 10 ans.
    Alors, c'est un point qui peut sembler irréaliste mais l'amour inconditionnel étant ce qu'il est, on se prend au jeu car la narration est très rapide et ne laisse pas le temps à la réflexion. On est submergé par les émotions des deux héros, celles, directes de Thomas que l'on suit tout au long du livre et qui n'ont de cesse de nous exaspérer et celles, plus lointaines de Liam par ses lettres et les souvenirs qu'elles évoquent chez Thomas. Comment Liam peut-il seulement pardonner ? C'est cette tension, créée tout du long par le personnage de Thomas, détestable en tout point (le type ment à tout le monde en gros)  qui est la recette majeure du livre, on tombe dedans, on trépigne à se faire monter la tension, on rêve de pic à glace planté profond dans son cœur d’égocentrique et on continue la lecture totalement piégé. Ce jeune auteur a déjà compris la ficelle principale : si un héros te touche ou t’énerve à ce point c'est que c'est déjà gagné.

    Un court récit, succinct par son format et fort en sentiments, pas forcement extraordinaire  ni trop mauvais non plus d'ailleurs mais qui jongle sur des sentiments très exacerbés et des situations non moins virulentes. Si on a de suite envie de câliner ce pauvre amoureux traité comme une merde, on en reste pas moins suspendu au dénouement de leur histoire, à ces événements très courts, ce mélange du présent et des souvenirs de leurs premières fois que l’éloignement ravive. La rapidité des choses nous pousse dans une lecture, à fleur de peau, assez palpitante. Une romance qui m'a plutôt surprise par son intensité, qui pourrait grandement s’améliorer avec un réajustement du texte mais que je trouve assez réussie dans ses objectifs m/m. Un récit qui mérite qu'on y jette un œil, avec ces petits défauts presque attachants des débuts prometteurs, mais il y a certes à parier qu'avec du temps et l'art de conserver cette tension constante, les prochains devraient être de très bon moments que je lirai avec grand plaisir. Yop.

     

    Une année pour s'accepter de Raj And Co

     

     

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  • El dia de los muertos, un ange, un démon, un flic au cœur tendre et une couv sublime pour ce Candome Tango-Lesrevenants de Brezo de Théodore Koshka  paru chez Mix Editions en Septembre 2018.

    Candombe Tango - Tome 1 Les revenants de Brezo  de Theodore KoshkaLe pitch: 

    Amérique latine, milieu des années 70.
    Dans les bidonvilles de Brezo, les morts ne trouvent plus le repos. Mercedes Muerte, la Mort en personne, est exaspérée et charge donc ses deux meilleurs agents d’enquêter sur terre (Bien que le tandem soit quelque peu... dysfonctionnel depuis la rupture de l’ange et du démon. Mais qu’importe ! Le travail passe avant tout.).

    Au hasard de l’enquête, les deux immortels croisent la route de l'inspecteur Navidad Mosqueira Etxeandia (Dad pour les intimes). Celui-ci est chargé d’élucider une sordide série de meurtres. Non content d’être responsable de l’agitation des morts, le croque-mitaine des villas miserías a aussi décidé de s’en prendre à des enfants ! Il n’en faut pas plus pour que les trois hommes se jettent à corps perdu dans cette affaire.

    Tout en peinant à admettre la nature surnaturelle de ses équipiers et de son suspect, Dad, policier non corrompu et sérieusement enfoncé dans son placard, doit gérer son attirance pour Sebastián, Amérindien psychorigide aux tatouages provocants, mais aussi pour Rafael, musicien bohème et frivole au sourire d'ange.

    S'ajoutent au quotidien de Dad : une fiancée lesbienne avec qui il forme un couple de façade, un commissaire russe adepte des jurons élaborés, des zombies bien sûr, un petit médium impertinent et les filles de l'accueil qui se moquent de son prénom en lui souhaitant chaque jour un Joyeux Noël.

    Ce ne sera pas une enquête de tout repos !

     

    Candombe Tango - Tome 1 Les revenants de Brezo  de Theodore Koshka


      Une atmosphère très particulière pour ce roman dense et très moite, une ambiance dessinée autour des morts, des spectres, des anges et autour d'une époque où les téléphones étaient encore reliés par un fil. Bienvenus chez les morts des 70's!

      Un univers où démons et zombies se croisent autour de Dad, ou Navidad, qui mène son enquête sur une série de meurtres de gamins des quartiers pauvres, tous assassinés dans le silence de la nuit. L’atmosphère est l'une des choses les plus prépondérante de ce récit, une ambiance sobrement travaillée qui ne tombe jamais dans la terreur, l'horreur et encore moins dans le glauque. La noirceur et les faits sont là, comme un catalogue, exposant ces mondes oniriques que les mortels ne perçoivent pas, le monde des anges et des démons chargés de récupérer nos morts et de veiller à ce que les passages se fassent d'une façon la plus discrète possible.

      Mais que se passe t-il si ces morts ne peuvent plus laisser leurs âmes accomplir leur périples les condamnant à errer dans le néant à cause d'un dangereux croque-mitaines?
    Et si ceux déjà parvenus à destination se mettent à semer le trouble en retrouvant leur famille  chez les mortels?
    Cela donne une bonne raison au couple Rafael et Sébastian, réunis contre le gré de ce dernier, d'intervenir, sous la houlette de Mercedes La Mort, pour résoudre cet événement terrible qui chamboule aussi bien le paradis que l'enfer. Cela donne matière à Rafi, un ange futile, laxiste et bon vivant de retrouver le plaisir des vivants avec son ex, le ténébreux et réfléchi Basti qui lui craint le contact et les émotions humaines qu'il a  tant de mal à laisser au fond de lui.

      Le démon Sébastian est un être pour qui les choses se pèsent  mûrement, pour qui les relations et les sentiments ne sont que souffrances à éviter et qui a besoin de partager avec l'autre une idée de l'absolu. Rafael, son ex, ne voit que par le partage avec tous de l'attraction et du désir, de l'assouvissement naturel des pulsions charnelles. Deux hommes opposés en tout, y compris dans leurs rôles quelque peu inversés, qui d'une certaine façon s'aiment encore, et vont croiser un vivant réveillant chez chacun d'eux leur part de lumière ou d'ombre. Rafi reste le lumineux Rafi, aimable, affable et prêt à tout donner à tout le monde aussi vite qu'il repartira sans créer d'attaches: un hédoniste qui s'assume tout en bonté et compassion. Basti prend les choses beaucoup plus sérieusement, n'envisageant les choses qu'en terme de fidélité et d'assurance, caché derrière son apparence toute faite d'histoire et de tatouages impressionnants. C'est un personnage sombre et romantique correspondant très bien à cette époque plus ancienne d'où il vient et même si l'amour qu'il porte à Rafi est encore là ,il se voit ressentir des choses pour un vivant qui le réchauffent mais qui le poussent aussi dans ses peurs et ses limites.
    Deux êtres tout aussi faillibles que les hommes, qui n’ont de supérieur que leurs statuts empiriques et qui vont aider avec ferveur Navidad, ce jeune policier motivé et motivant, dans les méandres de son enquête. Dad est un personnage très attachant, paraissant plus fragile qu'il ne l'est et peut-être pas assez surpris, à mon gout, de ce nouvel univers qui s'ouvre à lui. Il semble avoir trouvé un compromis de vie facile, pratique dans une époque et un lieu pas forcement ouverts à l'homosexualité.

      Un format de romance un peu à part ni vraiment romance, ni couple, ni trio, juste trois hommes, leurs désirs et leur perceptions de l'amour, deux tentations comme posées sur les épaules de Dad quand l'ange n'est pas le plus sage et le démon le moins romantique et que le mortel reste peut-être le plus raisonnable des trois. Une forme qui moi, m'a beaucoup plu, qui donne sa pleine place du coup à l'intrigue et laisse, avec une certaine douceur, les sentiments flotter au fil des pages: à chacun de se saisir de ceux qui lui plaisent ou l'attirent le plus.

      Le roman est très bien écrit, une plume que l'on suit avec beaucoup de facilite même si elle fait preuve d'un talentueux mélange de simplicité et de richesse vocable. Le rythme est régulier et c'est  peut-être là le problème, c'est régulier: ça ne faiblit pas mais ça n’évolue pas beaucoup non plus. On finit par sentir comme une certaine langueur qui parfois correspond totalement à cette atmosphère des lieux et des événements mais parfois ça frôle un peu le manque de sensation,  le manque d'intensité. J'aurais par exemple apprécié un peu plus d'approche de ces années 70 et de la vie policière dans ce contexte temporel et géographique. 
    Une enquête à la fois précise et brouillonne qu'on nous explique comme complexe alors qu'elle est assez aisée à suivre, une intrigue bien travaillée et bien fournie à laquelle il manque, une fois encore, cette intensité qu'on aimerait trouver dans l'angoisse des meurtres, la peur du surnaturel et de l’immatériel et la force des sentiments incertains de deux hommes séparés mais toujours proches. Peu d’incohérences, si ce n'est le méchant un peu trop puissant par moment alors qu'il n'a physiquement pas forcement la capacité à l’être et que nos deux êtres venus d'ailleurs  semblent quelque peu démunis face à lui.On a surtout un texte très agréable, sans fautes, sans coquilles, sans phrasés bancals, bref, un texte abouti comme on en trouve souvent chez Mix Editions. Un vrai roman d'ambiance, au-delà d'un simple m/m, dans lequel c'est un vrai plaisir de se plonger.

     Un gros bonus pour le chef de Dad, ce supérieur aux accents russes qui sait créer des insultes des plus savoureuses plus vite que son ombre !! Yop.

    Merci à Mix Editions pour ce sp!

     

         Candombe Tango - Tome 1 Les revenants de Brezo  de Theodore Koshka

     

     

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