• Si vous souhaitez du dynamisme plein d'entrain, de la tendresse et surtout beaucoup d'humour, Scorpio Hates Virgo: L'horoscope amoureux, T2 d'Anyta Sunday paru chez MXM Bookmark, sera la lecture parfaite !

     

    Scorpio Hates Virgo: L'horoscope amoureux, T2 d'Anyta SundayLe pitch:

    Scorpion, cette année vous devriez guérir de vos peines de cœur. Il est temps de laisser votre négativité au placard et laisser les autres voir votre vous véritable.

    Percy Freedman ne pleure pas. Non, jamais. Et il est persuadé que vendre la maison de sa tante décédée et quitter ses voisins de toujours est la meilleure des choses à faire. Quelle personne saine d’esprit garderait cet endroit qui sent bons les câlins qu’il n’aura plus jamais ?
    Personne, c’est bien ça.
    Enfin… à part ses voisins. Ils semblent tous penser qu’un peu de peinture et quelques nouveaux meubles l’aideront à surmonter cette épreuve. Tous veulent le voir rester.
    Même Callaghan Glover. Son ennemi juré.
    Surtout Callaghan Glover. Son ennemi juré.
    Et voilà que Percy se retrouve à traîner avec ses voisins plus que de raison. Tout en jonglant entre de nouveaux (et surprenants) échanges avec Cal et son amitié naissante avec Gnomber9, Percy se demande si finalement vendre la maison est une si bonne idée.
    Et oui Scorpion, avec un peu de patience votre chagrin pourrait bientôt appartenir au 

     

    Scorpio Hates Virgo: L'horoscope amoureux, T2 d'Anyta Sunday

     

    Une belle romance, pleine de peps, centrée autour des échanges entre Percy et Cal, deux jeunes hommes voisins et ennemis mais qui sont plus du genre à se titiller sans vergogne pour le plus grand plaisir de l'autre. Un roman qui se déguste comme un petit bonheur bourré d'humour, servi par une plume très actuelle et surtout très dynamique.

     
    C'est un récit à la fois tendre, par cette empathie et cette affection permanente qui règnent entre les gens de ce cul ce sac, drôle car Cal et Percy sont dans une joute verbale quasi constante, d'une vivacité incroyable, et très touchant par les sujets douloureux qui y sont évoqués tout en subtilité et  retenue. On navigue avec beaucoup de plaisir dans cet univers clos de quartier familial où les gens ont su avec le temps créer des liens forts et un puissant sentiment de solidarité. La construction du roman, basée à la fois sur des définitions, des lexiques, différents types de dialogues et de médias, donne un rythme qui ne faiblit jamais et qui, couplée au fil conducteur, nous sert une histoire passionnante sans qu'on ait besoin de plonger dans une intrigue réelle. Un poil de mystère par ci, beaucoup de curiosité par là et toujours cette observation minutieuse de ce que fait son voisin derrière les clôtures de ces gentils petits jardins.
    On a droit à une brochette de personnages secondaires tout aussi intéressante, touchante que pittoresque mise en exergue par une espèce de défi-jeu qui amènera nos deux jeunes hommes à se côtoyer plus qu'ils ne l'avaient fait jusqu'ici et surtout à se prouver la valeur de leur attachement.

    Alors, on ne peut définitivement pas appeler ennemis deux garçons qui n'en sont pas depuis le départ, c'est plutôt une certaine loi de l’attraction qui a construit leur relation depuis une fameuse chute en vélo. Percy est plutôt taquin, espiègle, totalement à l'aise avec son homosexualité quand Cal est posé, calme, placide et terriblement efficace dans ses reparties. L'un ne va jamais bien loin sans l'autre et très vite, l'intensité de ces sentiments encore muets devient un vrai personnage à part entière! Derrière les taquineries se cachent aussi de la douleur, de la peur et beaucoup de questions quand à l'avenir ou l'image de la famille que l'on avait auparavant.
    La relation Cal/Percy est super chaude, faite de provocation et de sensualité très habilement  menées, beaucoup de suggestions, toujours très douces, font monter une tension érotique sans que quoi ce soit de sexuel ne se produise pour autant avant un bon moment. Une auteure qui maîtrise à la perfection le maniement du tensiomètre  avec un couple d'opposés, qui ne l'est pas vraiment, deux signes qui se complètent des qu'ils décident de lâcher du lest avec leur relative adversité.Chacun d'entre eux se retrouve un beau jour confronté au deuil, celui d'un être,cher, celui d'une famille idéalisée, celui d'une jeunesse insouciante qui doit faire son entrée dans la vie et ses grands choix.
    On assiste à la lente évolution des sentiments qui étaient pourtant déjà là, à l'acceptation de la perte et au désir de construire un futur sur les bases d'un passé qu'on n'est pas obligé de fuir. Les thèmes sont simples, quotidiens en quelques sortes, et ils n'en sont que plus touchants par cette approche formelle des ces épreuves qu'on est tous amené à traverser sans forcément tomber dans le piège de l'expansif.

     Une très belle histoire sur l'entraide, la vie quand elle a le parfum de l'esprit communautaire,  de l'amour de son prochain. Le gout d'une certaine nostalgie aussi. Une narration super sarcastique qui sert à merveille une belle histoire d'amour où un T-Rex aux petits bras aura finalement su garder près de lui un grand échalas aux vestes bariolées. Une belle romance sous le signe des astres qui, la dernière page refermée, vous a dessiné une banane d'enfer entre les deux oreilles et remplacé le  cœur par une guimauve à la vanille française parsemée de petits grains de folie et de m&ms. Yop.

    Merci a MxMBookmark pour ce SP.

     

    Scorpio Hates Virgo: L'horoscope amoureux, T2 d'Anyta Sunday

     

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  • Résumé :

    Après la fin de ses études, Dylan, vingt et un ans, décide de reprendre le snack-bar hérité de son grand-père sur la côte Atlantique. Les souvenirs d’enfance vont et viennent dans sa tête, les campings, les forêts de pins et les plages interminables, mais aussi la dune qu’il voyait depuis la fenêtre de sa chambre, et derrière elle l’océan qu’il devinait. Fuyant des parents hostiles à son désir d’indépendance, Dylan a les coudées franches et peut compter sur ses amis Esther et Erwan pour venir l’aider à faire quelques travaux avant l’ouverture. Dès son arrivée, il se sent chez lui et à sa place, avec Marguerite la gentille voisine et Tibère le chien affectueux. Son avenir est là, pour lui c’est certain, il est si fier de son snack face à la dune. Mais son courage et la fidélité de ses amis ne sont pas toujours suffisants pour dépasser et affronter ses parents qui ont le don de toujours piquer là où ça fait mal. En trouvant un jour une lampe qui ressemble à celle du génie, Dylan fait un vœu pour plaisanter : que tous ses fantasmes se réalisent. N’aurait-il pas jeté son dévolu sur Alex, le beau campeur tatoué ? Et si au bout de la route l’amour prenait le dessus ? Mais ce n’est pas si simple…

    Date de parution : Février 2017        Publié par : Editions Cœur de Lune

     

    La route de la dune      de David Mansac

     

     Un récit qui marque l'entrée de Dylan dans la vie qu'il s'est lui-même choisi. Un choix que ses parents ne comprennent pas mais, qui pour lui, est presque salvateur. Il sait ce qu'il veut et où il va. Son projet est pensé et mûri bien que ses parent pensent le contraire. Et tandis que lui et ses amis remettent en état le snack-bar, c'est la vie de Dylan qui prend un coup de neuf. Elle se prépare à un nouveau tournant. On a cette impression que plus l'établissement est nettoyé, rafraîchi, rangé, et plus il en va de même avec la propre vie de Dylan. Son envol devient de plus en plus concret. Sa vie est remise à plat et cela lui permet de partir sur ce qu'on définirait comme de bonnes bases. Et c'est possible grâce à l'héritage laissé par ce grand-père qu'il ne voyait plus et dont il lui reste pourtant de bons souvenirs. 

     On croise beaucoup de personnages dans les pages de ce livre. On aurait pu croire qu'en venant s'installer dans la petite station balnéaire, et sans connaître quiconque, Dylan soit seul et vive en ermite. Pas du tout. Bien au contraire, tant de gens gravitent autour de lui que le seul moyen pour le jeune homme de s'évader un peu est ce jogging qu'il prend l'habitude de faire tous les matins en compagnie de Tibère le husky. Cette impression de foule se traduit par un sentiment de soutien très fort. Il y a la voisine, les amis, les amours, le chien, les vacanciers. Tout ce petit monde est presque comme une famille pour Dylan qui ne se retrouve jamais seul.  

     Bien sûr le roman n'est pas une ballade de tout repos. Certains aspects viennent le pimenter et parfois le rendent plus crédible. Ouvrir un commerce semble vraiment très facile dans le livre. Mais plus que l'ouverture du snack-bar ce sont tous les aléas inattendus qui sont intéressants. Les parents de Dylan qui ne le soutiennent pas, ces instants brefs et sans profondeurs partagés avec Alex, sa rencontre avec Jérémie qui prend des tournures de révélation. Ces aspérités qui apparaissent dans le parcours de Dylan le rendent plus fort.

     J'ai aimé ce roman qui se lit sans être indigeste. Bien au contraire, on ne se lasse pas d'en tourner les pages. Il est simplement agréable de s'y promener et de voir évoluer Dylan. Ce n'est pas le personnage qui change mais le fait de le voir s'affranchir d'une vie passée et de se tourner vers celle qu'il a pu choisir grâce à l'étrange legs de son grand-père défunt. "La route de la dune" c'est le chemin emprunté par son personnage principal vers son propre bonheur. Une prise de décision, difficile à comprendre pour certains, mais qui mène Dylan à son propre bonheur. Et au final, qui mieux que soi-même pour savoir ce qui nous rend heureux ?

    Manon

     

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  • Bienvenue cette fois dans l'openspace d'une station radio où Maxime, l'ancien prof de soutien   de Julien,  nous présente son nouveau quotidien et ses tracas dans Joli Coeur, la suite de Joli Monstre, de Pa Farouche paru en Septembre 2018 avec sa jolie couv !

     

    Joli coeur de Pa Farouche

    Le pitch:

    Lorsqu’il retrouve Julien – quatre ans après l’avoir perdu de vue – Maxime est impressionné par les changements de celui qui fut son élève en cours particuliers. Le garçon timide, complexé et rongé par ses idées noires s’est transformé en un jeune adulte dynamique, entreprenant et beaucoup plus sûr de lui. Au point que celui qui était son professeur a l’impression d’avoir plafonné : éternel célibataire incapable de se stabiliser amoureusement, il s’ennuie depuis deux ans dans un emploi qui ne devait être que temporaire. Julien, au contraire, mène sa vie avec volonté et partage une belle et durable idylle avec Pietro.

    Amenés à passer à nouveau du temps ensemble, Julien et Maxime s’observent avec un mélange de curiosité et de nostalgie. L’histoire d’amour trop vite avortée entre eux il y a quatre ans a laissé des traces. L’ancien élève en veut à son ancien professeur d’avoir disparu trop brutalement de sa vie, tandis que ce dernier se demande si ce n’est pas la peur de s’engager qui l’a fait fuir à l’époque. Sans la présence de Pietro aux côtés de Julien, la tentation serait grande pour les deux garçons de se donner une seconde chance… Plus le temps passe, et plus il leur est difficile de résister…

     

    Joli Cœur de Pa Farouche

     

    Une joyeuse description  d'un univers particulier, car on l'entend souvent mais on ne le voit jamais, où toute une colonie d'abeilles  semblent animer une ruche de l’information passant de l’équipe météo à celle de l'actualité internationale avec ses personnages tour à tour cocasses, sympathiques ou simplement terre à terre.

     Maxime est toujours ce jeune homme à la fois jubilatoire, bon vivant et romantique (qui n'avoue pas trop l’être ) qu'une vie parisienne entraîne dans un dédale professionnel pas aussi passionnant qu'il s'y attendait. Une vie sentimentale dédiée aux appli de rendez-vous qui finissent en plan cul et de petites questions laissées sans réponses . Quand il retrouve julien par hasard (cet heureux hasard totalement contrôlé par les auteurs ) sur son lieu de travail, ce n'est plus le jeune garçon renfermé et craintif qu'il avait connu mais un jeune homme, encore un peu timide certes, plus confiant dans son rapport aux autres. Une certaine maturité  qui crée un désarrois chez Maxime par le décalage entre la réalité et ses souvenirs, décalage qui lui renvoie à la figure toute la complexité de son mode de vie et de pensée et qui donne comme un coup de balais sur ses certitudes d’éternel célibataire convaincu.
    Resté depuis 4 ans dans ce souvenir de relation de maître à élève, cette sensation que c'est lui, le premier amour, qui a fait en quelques sortes naître julien, il est cette fois confronté à ses propres errements,  sa propre retenue qu'il ignorait peut-être avoir . Julien semble réveiller chez lui beaucoup d'émotions assez floues  et Maxime n’était pas forcément prêt à ça. Julien, si jeune et pourtant si mature, déjà casé dans une relation de couple qui semble lui apporter la sérénité et la sécurité dont il a besoin. Julien ,cette émotion d'un passé encore très proche, que Maxime a enfouie sans même le réaliser, qui va doucement s'infiltrer en lui pour donner un sang neuf à un amour auquel il n'a pas su laisser sa chance.

    La rencontre avec d'autres prétendants  semble être un vrai effet miroir de sa vie, de son détachement ordinaire. Un garçon qu'on imaginerait parfait pour Maxime mais qui, au final, lui renvoie peut-être l'image de tout ce qu'il devrait ou voudrait changer aujourd'hui. Maxime sent au fond de lui qu'il est temps d’évoluer, que ce besoin apparaît bien malgré lui et qu'il lutte, d'une certaine façon, pour conserver  cette vision hédoniste de la vie qui lui laisse le champ libre pour flirter, voler et papillonner mais aussi pour atterrir...nulle part. Quand les choses deviennent sérieuses, que les sentiments refont surface pour s'exprimer dans la joie ou la douleur c'est une autre histoire qui démarre entre Maxime et son joli cœur. Une histoire où l'un cherche celui qui fuit, où l'autre trouve des excuses et où chacun, après avoir jouer à la valse des rôles, prendra enfin le temps de faire le point  et de se mettre au diapason.

    On a droit à un petit  cheptel de personnages drôles et très sympathiques comme Eric le présentateur météo désabusé ou Monique la secrétaire superstar. L’écriture est toujours aussi dynamique et jeune, elle réussit le pari d’enchaîner une narration assez sommaire mais très personnelle, on suit encore Maxime, et des dialogues qui sont presque parfois des monologues ayant l'art de glisser avec la facilité d un patineur  sur la glace.
    Pa Farouche est un jeune auteur qui a une plume plaisante et assez bien construite, que l'on reconnait et que l'on prend plaisir à retrouver. Et si quelques scènes me surprennent un peu quand à leur bien fondé  dans le fil conducteur,  d'autres peut-être un poil précipitées (beaucoup d’hésitations de la part de Julien qui fondent d'un seul coup et très rapidement à la fin), le tout respire, comme dans le premier opus,  la normalité, l’émotion simple du quotidien. L'histoire de deux hommes simples et attachants, chez nous en France sans décor sublimé, qui se redécouvrent tout bonnement et pas un récit fantasmé de deux surhommes boostés à la soufritude ou l’adrénaline, qui jonglent entre Beretta, fringue de,marque et service secret sortis d'une bonne vieille vision hollywoodienne (je crache pas dessus mais soyons honnête hein le gay de deux mètres viril comme un poids lourd des fois ça fatigue). Un peu de simplicité, surtout quand c'est bien fait, ça fait drôlement du bien. Yop.
    Merci, Pa Farouche, pour ce sp et ta confiance .

     

    Joli coeur de Pa Farouche

     

     

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  • Résumé :

    Il est parfois difficile de s’accepter tel que l’on est et de donner un sens à ses émotions, car pour cela, il faudrait au préalable se connaître et pouvoir se comprendre.

    Théo, un trentenaire à l’enfance compliquée, est doté d’une sensibilité à fleur de peau. Il partage à mi-temps une vie de couple avec Christelle, une amie de lycée. Mais un jour, il croise par hasard le regard d’un inconnu sur une ligne du métro parisien, et voilà ses émotions qui explosent. Théo saura-t-il mettre des mots sur l’attirance qu’il éprouve pour cet homme et accepter d’aimer autrement ?

    Le jeune homme, troublé par le désir, et empêtré dans les doutes qui l’assaillent, voyagera de Paris à Milan à la recherche de cet inconnu dont il ne sait rien. Il parviendra pourtant à connaître son prénom : Giacomo…

    Les deux hommes finiront-ils par se rencontrer ?

    Date de parution : Mars 2018                            Edité par : Evidence Editions 

    La parenthèse     de Nathaniel Vigouroux

     

     Un livre qui nous entraîne doucement mais sûrement dans cette tranche de vie que nous raconte Théo tandis qu'il la vit. On a l'impression d'y respirer dans le même espace que son personnage principal et il étrangement quasi impossible de se détacher du récit tant on y discerne un côté hypnotique.

    Théo est pétri d'indécision, de décisions finalement prises mais déjà rendues inutiles par le temps qui passe. On devient témoin de son introspection et quelque part elle devient la nôtre. On chemine avec lui  à travers toutes les pensées qui lui traversent l'esprit. Ainsi, une grande partie de notre lecture suit le rythme de sa propre horloge. On a tendance à se calquer sur ce temps dont elle donne le tempo et de le savourer en même temps que le récit. 

     Lorsqu’on en vient à Giacomo, c'est autre chose. C'est un homme plus vif que Théo qui, par facilité, laisse glisser sa vie sans heurts véritables. Giacomo dit que l'impatience est l'un des traits de son caractère et c'est ce que nous, lecteurs, ressentons. Les passages concernant le franco-italien sont plus toniques et décidés dans leur écriture.Cette différence de tonalité, ressentie selon que l'un ou l'autre des personnages devienne narrateur, est pour moi une des forces de ce roman. 

    C'est une recherche passive de ce que l'on est véritablement et à laquelle il me semble aisé de s'identifier. Théo essaie d'avancer mais cela se révèle moins que facile de se défaire des ancrages du passé. Ici ce qui compte, plus que la destination, c'est le parcours qui fait que le choix final s'impose finalement de lui-même. 

                                                                                                                                                   Manon


     Un petit concours pour le decouvrir? C'est par ici : 

    La parenthèse     de Nathaniel Vigouroux   (second avis)

     

     

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  • Cape Cove le retour du retour ou plutôt Tempête sur Cape Cove, le deuxième roman sur ce village aux pécheurs sombres et sexy, sorti il y a peu en auto-édité.

    Tempête sur Cape Cove de sully Holt

     

    Le pitch:
    Alors que la petite station balnéaire de Cape Cove se remet doucement des événements survenus au printemps précédent, que Flynn et Monroe pansent leurs plaies et rattrapent le temps perdu tout en menant de front leurs carrières respectives, leur ami John Charowski se débat avec ses doutes dans l'ignorance générale. Rongé par l'amertume, il boit plus que de raison et dissimule ses pulsions secrètes dans les bars gay qu'il fréquente la nuit. L'arrivée d'une ancienne connaissance de Monroe pourrait bien tout bouleverser et le faire sortir de sa spirale infernale

     

     

     

    Tempête sur Cape Cove de sully Holt


      Z'avez remarqué le résumé sans question finale dont on connait déjà la réponse ? Ça fait du bien hein ?

      Le moins qu'on puisse dire c'est que Sully Holt a le sens du scénario et des enchaînements : comme dans son premier opus, tout coule de source et reste surprenant en même temps, les événements se suivant sans jamais perdre en puissance. La narration est toujours aussi bien servie par cet art de la description, certes un peu moins prépondérant. L’auteure enchaîne les moments calmes à ceux plus trépidants conférant à son récit un rythme très équilibré et une parfaite osmose avec la vie à Cape Cove. Quand, dans Retour à Cape Cove, elle nous distillait (j'ai pas dit qu'elle picolait, je l'ai pas dit) une aura entièrement consacrée à la nature, ici, c'est une ode au mystère des uns et des autres qu'elle délivre avec tout autant de justesse. Ce petit coté sombre que chacun possède et ces questions que tous se posent sur eux-même, sur l'autre ou le dernier arrivé au village. Une introspection lancinante sur Cape Cove et ses habitants, sur les passés de certains et sur les possibilités des autres.

      Le tout est constellé de petites touches d'humour franches et courtes mais très efficaces, des petites reparties qui vous ferment le clapet direct et vous font sourire avec ravissement.
    La jeune Neil en est l'exemple parfait, avec sa verve délicieuse et ce petit côté agaçant qu'a la jeunesse de mettre le doigt là où ça blesse ou sur les questions qui posent problème. Neil, la petite épine dans le pied de Charlie, qui la titille et lui vrille le cerveau comme ce petit verre de trop qui vous grise tout en sachant que ce n'est pas raisonnable. La scène de la perquisition chez Monroe par le nouveau shérif m'a juste explosée le cervelet et parsemée au milieu d'un récit plus souvent dramatique que drôle, c'est un vrai régal. On sent un story board parfait, une de ces histoires sans failles ni incohérences qui font que même si on était amené à ne pas aimer la romance on ne pourrait cependant qu'aimer la trame secondaire .

      Le nouveau couple de cette histoire c'est donc Quinto l’amérindien défiguré (mais pas que) et John le pécheur alcoolo (mais pas que non plus) : un couple corrosif depuis le départ qui n'avait échangé qu'une œillade jusqu'à l'arrivée de Quinto au village. Au premier rapprochement entre les deux hommes, c'est une vraie explosion de sentiments longtemps enfouis et pourtant bien loin de l'amuuuuur, du sexe et des petites étoiles dans les yeux. Ce sont surtout les confidences dispensées au compte goutte entre deux brutes aux cœurs écorchés qui dégagent réellement une atmosphère lourde, électrique qui se charge comme une dynamo.

       John a grandi sous le joug d'un père violent, intolérant à toute forme de différence et n'a eu de cesse de quémander la moindre minute d’intérêt de sa part même si cela  passait par les coups. Un John, qui après l'abandon de sa mère, pousse comme une herbe folle cernée d'orties, et tente tant bien que mal de devenir un homme selon les conceptions qu'on lui a durement plantées dans le crane. Il se bat contre des souvenirs familiaux bancals, contre un passé d'homme marié qui a échoué, contre une vie rude qui l'apaise tout autant qu'elle lui pèse et surtout contre lui même. Se contenter d’être un gros con est tellement plus simple, plus facile, plus acceptable à son sens pour affronter le regard des autres que cela lui laisse tout le temps nécessaire pour plonger dans la noirceur de ses états d’âme. Regarder les autres se reconstruire en restant soigneusement à l’écart des confidences et assez prêt du goulot d'une bouteille lui suffisent à colmater le vide qui le ronge. Jusqu’à Quinto.
      Quinto, le gros balaise, homme de main que la violence a façonné de bien des façons dans un parcours très chaotique. Un homme blessé  qui a cependant trouvé la force de s'assumer tel qu'il est, aussi bien physiquement que psychologiquement. Un ancien compagnon de prison de Monroe ayant, comme lui,  sa propre morale et ses propres codes qui, au bout du compte, ne sont pas moins respectables que les visions parfois étriquées de Flynn. Quinto, qui se doit de changer les choses pour son neveu, puis pour lui et pour peut être envisager une histoire avec John, envisage tout simplement un autre mode de vie. Un personnage sombre qui est sensé représenter le mauvais côté de la barrière et qui pourtant par son côté magnanime semble souvent être le plus dans le vrai. Une force de la nature sur laquelle John pourrait enfin se reposer.


      Une galerie de personnages secondaires identique au premier volet, toujours aussi pertinente mais cela m’amène à mon premier bémol. Pourquoi tant d'histoires d'amour au sein d'un si petit monde ? Charlie et Neil, sa fille et le jeune frère de Neil, Quinto et John, j'avoue que ça fait un peu beaucoup, que ce soit d'un point de vue hétéro ou homo, et que dans un seul roman ça m'a laisse un goût de "regroupage" qui n’était pas indispensable. J'aurais préféré que cela reste peut être plus concentré sur l'histoire du nouveau couple et sur celle,toujours présente, de Flynn et Monroe,  qui semble encore difficile à mettre en place et toujours encombrée des écueils de leur passé respectif.
    Flynn est encore ce mec à qui on donnerait tout mais totalement figé sur sa vision black and white de la vie quand Monroe, lui, vit toujours selon les règles du respect et de la fidélité envers ceux qui l'ont aidé. On découvre un Flynn moins attachant et à la personnalité moins définie que dans le premier Cape Cove et cela m'a beaucoup troublée.


      J'ai beaucoup d'affection pour ce couple de départ et j’espérais, je pense que c'est mon deuxième bémol, une vraie suite à leur histoire surtout qu'il y a vraiment matière. J’ai eu, en contre coup, beaucoup de mal à m'attacher au  couple Quinto/John, qui a pourtant tout pour fonctionner, tellement j’étais en demande de plus de Monroe/Flynn. C’était juste pas possible de me jeter à la face quelques scènes éparses sur eux et de créer une telle frustration, de celle qui donne naissance aux fans hargneux et vengeurs(#menaceimplicite)
      Tempête sur cave Cove est, encore une fois, un excellent roman,  il n'y a pas à revenir dessus et vous ne serez certainement pas déçu. Mais le manque qu'il me laisse fera que je lui préférerai sans doute longtemps son grand frère. Mais si elle veut, l'auteure, elle peut toujours se fendre d'un oneshot, un standalone ou un tientoutseul, elle appelle ça comme elle veut, mais elle me pond vite une suite sur Monroe et Flynn qui paraissent toujours en pleine évolution. Moi je veux l’entrée, le plat principal, le fromage ET le dessert, je veux le total Cape Cove! Yop

     

                                                                         

    Tempête sur Cape Cove de sully Holt

     

    Citation:
    - Je vois pas bien comment ils en auraient de toute façon! s’esclaffa Phil. Vous êtes cons, on parle de mecs ,là.
    Quinto, assis à l'ecart et occupé à feuilleter le journal local, releva la tete pour le fixer quelques secondes avant de lacher prudemment:
    - Eh bien, Monroe le féconderait par l’arrière, tu vois. Et puis lui planterait sa petite graine dans l'estomac et neuf mois plus tard, Flynn expulserait le tout sous la forme d'un mini Davies moralisateur qui commencerait à nous casser les couilles à peine sorti du ventre de son prodigieux géniteur...
    - La ferme, Sanchez,riposta Flynn en le fusillant du regard.



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  • Résumé :

    Léandre est un jeune lycéen de dix-sept ans qui mène une vie tranquille et facile. C’est un rêveur aussi : un pied dans les songes et un autre dans la réalité, voilà comment il aime se définir. Sa rencontre avec Sasha, dont l’existence est à l’exact opposé, va bouleverser la sienne. Entre la résistance de l’un et les problèmes personnels de l’autre, les choses ne sont pas simples pour ces deux si jeunes gens. Léandre nous raconte ce parcours difficile qui va mettre leurs sentiments à l'épreuve.

    Date de parution : 2017             Publié par : Reines-Beaux

    Mon ciel dans tes yeux    de Nathalie Marie

     

     Cette histoire transporte votre âme et votre imagination si vous aimez la douceur. Il n'y  a pas à dire, l'auteur sait nous mener vers des chemins qui nous font tout simplement rêver.

     Ici, les sentiments ont beaucoup plus d'importance que l'aspect physique de cet amour partagé entre Léandre et Sasha. Deux adolescents qui se construisent et qui se reconnaissent comme âmes sœurs. Bien sûr tout n'est pas facile, leur parcours  est placé sous l'ombre du père violent de Sasha. Votre cœur bat au même rythme que le leur et on ne peut effacer le sourire béat que cette lecture fait naître sur nos visages. Car il s'agit bel et bien d'un roman qui ne peut vous laisser indifférent. Au contraire, on s'y sent tellement bien qu'on y replonge avec délice et ravissement (troisième passage en ce qui me concerne). Cette part de romantisme est ce dont chacun a besoin mais, que pour des raisons plus ou moins idiotes, on tend à se refuser. Cette douce rêverie que nous apporte ce roman est ce dont on a secrètement besoin pour avancer paisiblement. Encore plus fort, ce livre nous montre que rêve et réalité ne sont pas deux mondes irrémédiablement séparés et que ceux-ci peuvent très bien s'imbriquer l'un dans l'autre.

     Les personnages de ce livre sont matures pour leur âge. L'un a dû grandir trop vite à cause de des mauvais traitements de son père. Sasha s'est quelque peu isolé du monde et paradoxalement, c'est le doux et tendre rêveur qu'est Léandre qui lui ouvre les portes d'un autre monde. Ce même Léandre, si doux, s'ouvre à la réalité d'un monde plus adulte à travers sa rencontre et son amour pour Sasha. Une mention pour les parents de Léandre qui font preuve d'une grande compréhension et générosité pour ces deux presque adultes. Ils écoutent, comprennent, conseillent et épaulent.

     Une lecture à conseiller pour apaiser l'âme et se sentir en phase avec tous ces sentiments romantiques.

                                                                                                                                                   Manon

     

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  • Résumé :

    Samuel et Tim vivent à des centaines de kilomètres l’un de l’autre et rien ne les prédisposait à se rencontrer un jour. Pourtant, le destin, se jouant parfois des chemins tortueux que peuvent prendre la rencontre de deux êtres destinés l’un à l’autre, les reliera virtuellement dans un premier temps avant de les réunir un soir de tempête de neige. Embarquez, vous aussi, pour Gulkana, petite bourgade située en Alaska. Venez lire leur histoire et découvrir comment deux annonces peuvent bouleverser deux cœurs afin de n’en former plus qu’un.

     

    Date de parution : 2018 (pour cette version)          Publié par : Editions Lulu

     

    Deux annonces pour un cœur     de Eva Justine

     

    A la fin de ma lecture, j'ai eu comme une révélation quant au titre.C'est difficile à expliquer mais je trouve qu'il illustre parfaitement bien les parcours de nos deux personnages principaux. Au commencement de cette histoire, Tim et Samuel vivent dans des lieux différents et ne se connaissent pas. Il n'y a aucune raison qui pourrait les faire se rencontrer et pourtant leurs chemins se rejoignent. 

    J'ai beaucoup aimé les voir vivre dans des lieux différents,  les voir évoluer l'un sans l'autre. Cela donne une impression de force individuelle. Je ne les ai pas perçus, d'emblée, en tant que couple mais en tant qu'individu. Et puis, toute cette partie qui concerne l'annonce et comment y venir me plaît beaucoup. Elle montre un cheminement, elle donne les raisons qui font que deux personnes se décident à passer une annonce et à y répondre. 

    Il n'est pas question que de L'homme des bois et Tim aux doigts de fée mais également de leur entourage. On croise pas mal de personnes dans ce livre, bonnes ou mauvaises. Il y a les habitants de Gulkana, la grand-mère et le père du bébé d'Anna, Millie et des amis. En fait, même si j'ai adoré ma lecture et que l'histoire est déjà très bien, je regrette de ne pas en avoir eu plus. Mais c'est mon côté "quand on aime on ne compte pas" qui parle. 

    J'ai eu, pour mon plus grand plaisir, une lecture toute douce dont je me suis délectée.

                                                                                                                                                  Manon

     

     

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  • Un petit "je t'aime moi non plus " ça vous dit? I'm the G.U.Y : (Gay Under You) d'Arolf et Ereg dormait depuis un petit moment dans les circuits de ma tablette et c'est un soir de vacuité ( j'adore ces jolis mots!!) que je me suis plongée dedans.


    I'm the G.U.Y: (Gay Under You) d'Arolf et EregLe pitch:
    Pour l’intransigeant et beau Camille Jensen, ce n’était qu’un simple écart, une histoire sans lendemain. Ce type, il ne le connaissait pas et il n’aurait jamais dû le revoir. Tromper Dorian était pour lui imprudent et lorsqu’il réalise que ce coup d’un soir n’est autre que Nicolas Stevenson, le fils de sa future belle-mère, sa vie se transforme en cauchemar. À 23 ans, à la demande de son père, le voilà obligé de cohabiter avec eux pour le meilleur et pour le pire. Débauche. Agressivité. Erotisme. Cette rencontre imposera à Camille d’accepter sa véritable nature, loin de celui qu’il a toujours prétendu être. Extrait : « Je sais que je ne te rends pas insensible. Tu fais tout pour me mettre hors de moi, mais j’ai compris ton manège et ça ne marchera pas. Arrête de te cacher derrière tes faux principes, tes excuses débiles sur une famille qui n’en est pas une. Je sais que tu en as envie. Tu seras à moi, je vais mettre un point d’honneur à te faire céder. » - Nicolas.

      Un pitch qui ne me triturait pas plus les synapses que ça mais comme des fois je lis en jouant à plouf plouf (chacun sa méthode hein!!) ben ça me réserve parfois des surprises et ça met surtout une petite claque à mes préjugés et premières impressions.

      Le roman qui n'est qu'un immense jeu du chat et de la souris à répétition est cependant très addictif dans sa formule! C'est vif, speed même, et c'est bien construit: ça ne laisse donc pas de temps mort à l'esprit pour vraiment fouiller les pages à la recherche du défaut majeur ni de la perle rare non plus.
    Les confrontations constantes de Camille et Nicolas sont très puissantes, très sexuelles, depuis le départ, entre le mec viril casé et le blondinet efféminé qui trimbale sa mère partout avec lui. On a donc deux personnages bien caractérisés et pourtant on ne se sent pas trop plombé par le cliché.
    La mécanique "je te prends je te jette" marche bien car les chapitres sont assez courts et se focalisent uniquement sur cet aspect duel et du coup les diverses incohérences qu'on peut y croiser, et qui ne sont pas des moindres, arrivent tout de même à passer le cap du jugement "fichier supprimé"!

       Nicolas est un jeune publicitaire arrogant véhiculant la panoplie gay à chacun de ses pas quand Camille est déjà en couple et assume son homosexualité sans avoir besoin de porter un étendard. Si le couple de ce même Camille se construit sur des non-dits quant à ses désirs profonds (ceux que ce cher Nicolas semble totalement satisfaire), on se demande quand même comment il peut autant craquer sur un gay qui représente tout ce qu'il exècre (première incohérence, de celles qui me dérangent vraiment). Qu'à son âge, et ayant un emploi fixe, il ne soit pas fichu d'avoir son propre appart sera la seconde mais les alibis d'une trame qui doit vous mener d'un point A à un point B sont ce qu'ils sont et on peut parfois leur laisser leur chance.
      Nicolas, quant à lui, est blessé d’être traité comme un chien et de se voir insulté après chaque partie de jambes en l'air mais il ne semble jamais avoir assez d'estime pour lui même pour changer la donne (le comble pour un mec arrogant me direz vous). Au contraire par pure provocation, il n'a de cesse de se comporter en gamin débile qui aime prendre sa fessée et de retourner les choses à son avantage alors que Camille le rabaisse chaque jour un peu plus.

      On a clairement du mal à imaginer une vraie relation s'instaurer sous de tels auspices, surtout que le caractère de chacun ne change pas vraiment en cours de route, mais cette dynamique tissée autour de l’énervement que provoque ce duo fait qu'on s'accroche ( à tort ou à raison d'ailleurs). Le roman se construit en fait sur cette unique ficelle, la tension qui existe entre les deux personnages lors de leurs échanges et à ce sujet les deux auteurs réussissent vraiment leur pari! C'est fort et prenant, c'est super chaud et super sexy, c'est une formule qu'ils maîtrisent vraiment bien jusqu’à ce qu'ils décident de mélanger des personnages secondaires tout pourris (ouais je sais quand je suis vénère je cause comme une gosse frustrée)!


     Les parents pour moi ont  été le gros point noir du livre, le comédon infâme qui n'aurait jamais dû être et qui démolit tout ce que l'on aurait pu conserver de potable. On a déjà le père de Camille avec une personnalité digne d'un sac en plastique échoué sur une plage mais la mère de Nicolas ,c'est clairement The personnage que tu veux voir décéder violemment (encore plus qu'Andréa dans TWD c'est pour te dire!). Ces grands cris sur son bébé d'amour et son petit prince c'est juste insupportable et je me suis vu en train de la tuer à coup de pelle pour en faire du compost à rosiers grimpants.
     La présence de ces deux là pourrit complètement l’histoire, réduisant les deux mecs à deux garçonnets qui découvriraient ensemble les joies de la branlette. La situation était déjà suffisamment trop grosse pour pas qu'on y rajoute une touche de gras à la limite de l’écœurement. Ça nuit carrément à la romance, pas forcement au récit car dans ce domaine on peut bien y coller ce qu'on veut, mais là comment fantasmer sur deux personnages qui bossent, qui gagnent de l'argent, qui aiment le sexe, qui passent de la domination à l'arrogance et qui viennent ensuite prendre chaque soir leur tétée familiale? Ce qui serait passé comme d'un rien pour deux ados, ça ne marche pas avec deux adultes.


    Un roman donc qui laisse comme un doute, ça aurait pu être super mais ça ne l'est pas et, pour une fois, pas à cause  de technicité d’écriture mais bien d’échappées scénaristiques que les auteurs auraient mieux fait de laisser dans l'oubli. C'est vraiment dommage d'avoir développé ce qui plombait le récit et survolé ce qui en faisait tout l’intérêt c'est à dire l 'évolution de cette tension érotique pourtant si forte et si bien amenée entre les deux hommes .
    Un point supplémentaire pour la couv qui convient avec perfection au roman c'est plutôt rare! Yop.

                                                 

    I'm the G.U.Y: (Gay Under You) d'Arolf et Ereg

                  

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  • Dans la série "j'ai passé une nuit blanche et tu devras participer à mes frais de divorce" je sélectionne Ayleen Night avec ses mafieux, Damon et Nikolaî, sortis tout droit des deux tomes de Mon enfer dans tes yeux, parus respectivement en 2017 et 2018 .

    Mon enfer dans tes yeux . Tome 1et 2. Ayleen NightTome 1
    Fuir Ven
    ise pour la Russie n’avait peut-être pas été une si bonne idée que ça. À la réflexion, Damon Salvieri se demandait s’il n’aurait pas été préférable d’affronter la police vénitienne, plutôt que d’accepter l’asile et l’emploi de garde du corps accordés par Sergueï Dragonovitch, un mafieux slave redouté.
    S’il était resté chez lui, l’Italien n’aurait jamais rencontré Nikolaï, l’héritier de son nouveau patron. Leurs regards ne se seraient jamais croisés. Et l’enfer ne se serait jamais ouvert sous leurs pieds…

     




    Mon enfer dans tes yeux . Tome 1et 2. Ayleen NightTome 2:

    Une année s’est écoulée depuis que Damon, le mafioso italien, a quitté Moscou pour s’éloigner de Nikolaï, le fils d’un puissant baron du crime. Pourtant, la distance n’a refermé les portes de l’enfer ni pour l’un ni pour l’autre. L’héritier de l’empire mafieux russe est incapable d’obéir au dernier ordre de celui qui fut son garde du corps : l’oublier. Quant à Damon, malgré ses efforts pour reprendre le cours de sa vie, ses pensées reviennent constamment vers Nikolaï.
    Lorsque des circonstances tragiques les remettent face à face, le feu du désir les consume à nouveau, plus brutal et dévastateur que jamais.
    Pris dans une escalade de violence et de sang, les deux hommes pourraient bien tout perdre en se laissant happer par les ombres du passé…

     

     

                                  Mon enfer dans tes yeux . Tome 1et 2. Ayleen Night

     

      En plein dans ma période vilains garçons, je décide après quelques recherches ( de livres pas de garçons, soyons claire la dessus ) de me lancer dans ces deux tomes sur lesquels j'avais lu pas mal d'avis positifs. Et pour une fois les avis étaient plus que mérités!!

      Action, c'est le maître mot de ces deux romans! Avec une narration très simple et pourtant très bonne, sans répétitions, sans fautes de goût et sans excès de vocabulaire indigeste, Ayleen Night instaure un sens de l'action immédiat très puissant. La tension inhérente au Milieu est présente à chaque page et sans pour autant y apporter trop de descriptions, elle parvient à créer de bout en bout une véritable atmosphère propre à l'histoire. Quand plus de détails pourrait manquer à d'autres récits, ici, c'est assez naturel et du coup plutôt étonnant ; les événements s’enchaînent avec beaucoup de clarté dans le procédé et de noirceur dans le contenu. Un effet tout en black and white à l'image de la tenue des hommes de main de la famille Dragonovitch. Ce n'est jamais vraiment effrayant mais toujours palpitant! Décrire un monde de mafieux sans tomber dans le fantasme n'est pas toujours chose aisée et pour le coup dans ces romans, le pari est assez réussi.

      Les nombreux personnages qui encadrent les deux héros sont tous un plus nécessaire a l'élaboration de la trame et là où des décors sont peu présents, ce sont les personnalités diverses qui ornent à merveille un univers dans lequel on plonge en retenant son souffle.
     Je pense sincèrement que l'auteur a su trouver précieusement un équilibre fragile mais constant ,toujours sur la corde raide, entre trop et pas assez , et que son univers mafieux est l'un des plus réussi qu'il m'ait été donné de lire dans le mm. L'auteur a pris grand soin de justifier avec logique et finesse le moindre risque d’incohérence et là où tu t’apprêtes à froncer les sourcils ben, paf tout s'explique, c'est très fort!

      L'attente désespérée de Nikolaï est parfaitement retranscrite, on y lit de l'amour inavoué, de la chaleur, du besoin fragile et du sexe comme on aime bien sur. Il a cette façon, un peu éperdue qui le fragilise, de prouver qui il doit être dans un monde tellement brutal. Un monde qui l'a façonné lui donnant à la fois l'amour rassurant d'un père protecteur et la sûreté d'un avenir toujours assombri de violence. Nikolaï est un personnage parfois presque ridicule dans ses illusions de Dom de pacotille et ses jeux de bdsm plutôt gentillets (oui désolée je suis, pour moi la frontière entre un bon vieil épisode de Derrick et du bdsm est souvent floue) alors que c'est sa fragilité et sa détermination au bien être de son clan qui en font réellement un homme fort. C'est toujours quand il est proche de ceux qu'il aime que sa vraie position de dominant et de protecteur se révèle doucement. Sa faiblesse envers Damon, son garde du corps puis son bras droit, est tout simplement captivante tout comme le désespoir de sa promesse envers lui. Une relation entre ces deux hommes toujours brûlante même si, pour une fois, ce n'est pas le sexe qui fait exploser la charge émotionnelle mais bien cette puissante attraction contrariée entre eux.

      Damon est -enfin !!!- le personnage hétéro pas si facile à jeter dans un lit, qui ne cède pas aux sirènes du GFY en 2 mn chrono, un vrai mec qui aime les femmes et qui est plutôt indifférent, sans être homophobe pour autant (là on a déjà évité un joli paquet de clichés et moi j'ai même pas eu l'occas de répertorier l'ombre d'un papillon #bonpoint). Le seul bémol sera la présence d'un et d'un seul "fais moi tiens" que dans mon immense bonté j'attribuerai à de la fatigue créatrice ou peut être un vieux réflexe barbaracartlandien (bref, le reste est tellement jouissif que je te pardonne Ayleen!)-fin séquence émotion fondu enchaîné.
    Le vénitien est un homme respectueux des autres (ceux qu'il ne bute pas bien sur ), des femmes et des sexualités différentes, qui se respecte aussi lui même et qui sait prendre le temps d'observer ses propres réactions sans jamais se mentir. Il ne cède pas à une impulsion magique sortie d'on ne sait où mais accepte difficilement l'affection naturelle qui se noue peu à peu entre lui et son patron. On comprends vite que si craquage (et fais moi confiance qu'a ce stade le craquage on l'attend la bave aux lèvres!) il doit y avoir ça ne saurait être une facilité scénaristique trop souvent usitée dans le mm. Cette résistance logique et intelligente que l'auteur a su créer est idéale pour renforcer la puissance du lien qui réunit les deux hommes (et accessoirement aussi, augmenter la quantité de bave produite coté lectrice #jaidesactionschezkleenex). On sait pertinemment que rien n'est facile, que rien ne change aussi vite entre personnes d'orientation différentes, que seule la naissance d'un lien moins contrôlable que la simple pulsion peut permettre à chacun de dépasser ses croyances.
    C'est donc dans le tome 2 que l'on pourra troquer nos mouchoirs humides contre un bon éventail et enfin voir se concrétiser une histoire passionnante qui nous réserve visiblement encore bien des surprises.

    Au final, une saga que j’espère très longue, avec tout un tas de perso n'attendant que d’être exploités et je mise beaucoup sur un couple Andropov junior et Mikhaïl. Je suis également sure que du coté de certains hommes de main genre Igor et Ivan il devrait y avoir beaucoup de matière à travailler (au corps? mouahaha) et dans ma folie addictive, je suis même prête à imaginer des trucs entre Sergueï et Losif, c'est vous dire! Yop.

                                                                       

                                                        Mon enfer dans tes yeux . Tome 1et 2. Ayleen Night

     

     

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  • Une histoire avec deux quinqua c'est assez rare pour qu'on se jette dessus à corps perdu, dans un genre où la jeunesse est quasi omniprésente au point où on se demande si, passé les quarante ans, les êtres humains ne cessent tout simplement pas d'exister. Je me suis donc lancée dans feu de joie d'Amy Lane sorti en juillet 2018 chez Dsp en espérant vivement que ce ne soit pas qu'un feu de paille.

     

    Feu je joie d'Amy LaneLe pitch:
    Dix ans auparavant, le Shérif adjoint Aaron George a perdu sa femme et a déménagé à Colton, pensant qu’il serait mieux pour ses enfants de grandir dans une petite ville. Il a appris à connaître sa communauté, y compris monsieur Larkin, le sympathique et dynamique professeur de sciences. Lorsqu’on l’oblige à prendre un poste de direction, Larx arrête d’entraîner l’équipe de course à pied et commence à courir en solitaire. Aaron, qui pensait que la vie commençait et se terminait avec ses enfants, est distrait par une poitrine brillante et un principal courant sur une route dangereuse.
    Larx a vécu, lui aussi, pour ses enfants… et ses étudiants du lycée de Colton. Il n’est pas prêt à être charmé par Aaron, cependant, lorsqu’ils commencent à courir ensemble, il apprécie la solidité du représentant de la loi, son humour et sa compréhension parfaite de ses priorités : les enfants d’abord, le travail ensuite et enfin, arrivant tristement en dernier, ses propres intérêts.
    Il suffit d’un baiser pour que les deux hommes, approchant de la cinquantaine, commencent à se comporter comme des adolescents amoureux, même avec toutes leurs responsabilités. Puis un acte violent met en danger leur relation naissante. Leurs responsabilités sont maintenant essentielles pour empêcher leur ville d’exploser. Lorsque les choses deviennent critiques, ils réalisent que leur famille nouvellement forgée pourrait être ce qui empêche leur monde d’échapper à tout contrôle.

     

    Feu je joie d'Amy Lane

     


      L'impression de départ fut plutôt mitigée à cause d'un texte souvent étrange : on a du mal a savoir si cela vient de la traduction ou des corrections mais  cela rend le tout parfois embrouillé et parfois lourd au point d'avoir le besoin de relire.
    Passé ce détail, qui n'est pas non plus gênant au point de pénaliser complètement la lecture (de toute façon, chez les addicts comme je le suis, tu pourrais lire une daube écrite sur une boite de claquos que tu serais pas dérangé pour autant), le sujet sur deux cinquantenaires est en revanche très intéressant et on crève juste de savoir comment vont être abordées les ficelles habituelles sur cette tranche d'age (surtout quand, comme moi, t'as déjà depuis pas mal d'années, 33 ans et quelques brouettes -ok ça va! ... beaucoup de brouettes).
    Le premier choix semble s’être porté sur celui de la dévotion complète à ses enfants au détriment de sa vie affective personnelle, c'est en tout cas le cas pour Larx comme pour Aaron même si chacun d'eux a vécu ce passé commun d'une manière différente.

      Deux hommes donc, privés depuis pas mal d'années d'une vie maritale dite ordinaire et conventionnelle , qui se sont consacrés à leurs enfants et à leurs boulots.
    Les sentiments liés au fait de vieillir (rigole pas, jeune padawan qui sautes partout en forniquant 4 fois de suite, tu vas y passer aussi je te l'affirme), de se lancer dans une nouvelle relation sont très attendrissants et surtout exprimés très naturellement. Les angoisses, les désirs et les attentes font monter crescendo la tension entre nos deux héros, alors qu'en parallèle cela nous donne le temps de les voir s'apprivoiser, se découvrir et se faire confiance. Le plus inexpérimenté n'est pas le plus timide et la chaleur de leurs émotions est une vraie sensation douce amère baignée dans les diatribes d'une petite ville américaine qui s'ouvre doucement aux valeurs du XXI eme siècle. 

      Larx avec son coté hyperactif est un personnage drôle et attachant. Son amour pour les jeunes qu'il entoure, comme ses élèves, le rend irrésistible et ce surtout aux yeux d'Aaron qui jusqu'ici se contentait de mater le sexy jogger tous les matins sur son parcours. Aaron, représentant en uniforme lui même âgé de 48 ans et non moins sexy (bah oui hein! on est dans la romance on va pas te refiler deux quinqua bedonnants non plus), vit toujours dans une sorte de regret de cet équilibre trouvé auprès de sa femme, aujourd'hui décédée, tout en se sachant complètement attiré par Larx. Il est aussi plein de cette certitude d'avoir trouvé une autre personne pour partager sa vie, un partenaire qui comme lui a déjà vécu la partie famille et l'a perdue. Deux hommes qui, loin de l'effervescence de leur première fois, se rapprochent ensemble de ce merveilleux sentiment d'avoir trouvé celui que l'on attendait depuis si longtemps. C'est hyper prenant dans le sens où on est pas dans la valse des peut être, des hésitations et de tous ces rebondissements qui cloisonnent d'ordinaire les chapitres d'une romance. Ils sont prêts et font seulement les choses avec soin sachant qu'ils ne sont pas seuls dans leurs enjeux.

      On a en bonus (et c'est bel et bien un bonus car c'est a peine une trame parallèle) une intrigue qui vient se nouer à leur histoire, plus prétexte à explorer le monde autour d'eux et la communauté dans laquelle ils vivent qu'autre chose. C'est pourquoi la légèreté de la tentative ne sera pas vraiment un bémol dans la cohérence globale du livre. Une enquête qui n'en est pas vraiment une et qui est plutôt traitée sous l’œil du fait divers local qui s'entrecroise avec le quotidien hésitant de nos deux amoureux.

      Ça reste doux, ça fond comme une guimauve dans un feu de camp en conservant sa touche de réalisme. C'est assez porté sur l'homophobie alors que j'aurais préféré voir le coté changement de vie plus exploité que la version, encore une fois visitée, du regard des autres dans une petite ville qui noie un peu le poisson.
      On reste sur une bonne impression à propos de l'amour entre nos deux cinquantenaires (à quand les soixantenaires ? Après tout j'ai un boucher hyper sexy bardé de tatouages de cet âge et quand on est dans sa boutique on regarde pas ses chipo de la même façon qu'ailleurs) avec tout de même une légère impression de petit manque d'approfondissement sur les questions qu'on se pose ou les problèmes qu'on rencontre dans ce cas de figure .Yop.

     

    Feu de joie d'Amy Lane

     

     

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