• Une histoire de zombie publié en Novembre 2018, Keira Andrews pour nous la raconter et j'ai même pas eu à supplier pour avoir ce sp : la vie est belle, avec du sang et des dents qui claquent mais belle quand même !!!

     

    Vaincre les ténèbres de Keira Andrews Le pitch : 
    Pour affronter l’Apocalypse Zombies, ils doivent d’abord survivre.
    L’étudiant de première année, Parker Osborne, passe la pire journée de sa vie. Il s’est humilié en essayant de draguer un gars mignon, il ne s’est fait aucun ami à l’université, et son stupide enseignant auxiliaire lui a donné une mauvaise note. Il va laisser tomber le cours de Cinématographie d’Adam Hawkins et il va reprendre demain du bon pied après avoir bien boudé.

    Mais Parker est sur le point de découvrir à quoi ressemble une vraie pire journée – s’il peut survivre cette nuit.

    Un virus s’est répandu, transformant les personnes infectées en des zombies tueurs. Quand ces monstres impitoyables ravagent rapidement le campus, Parker n’arrive à s’en échapper que grâce à l’aide d’Adam, qui le prend à l’arrière de sa fidèle moto. Maintenant, ils fuient – coincés l’un avec l’autre.
    Quand ils ne se disputent pas, ils combattent les infectés dans une bataille sanglante pour survivre. Leur seul espoir est de se diriger vers l’Est pour rejoindre la famille de Parker, mais l’orphelin Adam possède un lourd secret que Parker n’acceptera peut-être pas : c’est un loup-garou. Peuvent-ils avoir assez confiance en l’autre pour trouver une quelconque lumière en ces jours sombres ?


    Vaincre les ténèbres de Keira Andrews

     

    Dès les premières pages, j'ai beaucoup aimé la personnalité de Parker, fragile dans sa recherche de l'amour ou juste d'une relation, dans ses craintes de ne jamais faire assez bien,  d'être sans cesse comparé et d'assurer tout ce qu'il se croit obligé d'assumer.  Il est pourvu d'une sensibilité à fleur de peau qui le rend parfois susceptible et maladroit et surtout d'un petit humour salvateur qui lui donne un côté frondeur résolument charmant. Confronté à un Adam sur puissant qui jamais ne défaille, il pourrait figurer la faiblesse du duo alors qu'il en est totalement  partie prenante par sa faculté d'observation des zombies et de leur fonctionnement.
    Adam en première partie est un être sûr de lui tout en étant un parfait compagnon de route, protecteur attentionné et plein de bon sens. L'alchimie  semble inévitable depuis le départ même si l'auteure nous épargne une attraction trop immédiate, on les observe donc se découvrir au milieu  du fléau avec beaucoup de plaisir.

    J'aime beaucoup les petits détails tel que les allusions aux film sur les affiches qui donnent un sens très actuel à l'histoire la rendant  plus flippante avec cet aspect "c'est si soudain que ça peut arriver demain"
    L'histoire c'est comme dans tout film zombinolant : un road movie où chacun à sa façon s'initie à la survie et à l'adaptation de nos propres comportements face à l'apocalypse et de ce côté là on peut dire que l'auteur a reussi son pari avec brio. Elle parvient à instaurer ce climat post apocalyptique sans vraiment tomber dans le gore mais en maintenant cette ambiance glauque que l'on trouve dans ces séries que j'aime tant. Cette lente descente aux enfers par la perte du monde de tous les jours, des habitudes et des besoins qui changent d'un seul coup et surtout dans ce nouveau danger que devient l'autre. Cet autre que l'on croise et qui cache sous sa gentillesse  ou son agressivité un tout autre versant  de sa personnalité, cette variable inconnue  qui a chaque nouvel événement  force les capacités d'adaptation et l'instinct à reprendre le pas sur une vie basée sur le confort et la raison.
    La violence des événements est bien là mais contrairement à la littérature zombie habituelle un novice dans le genre ou un peureux des scènes chocs seront épargnés par une narration axée en priorité sur le déplacement constant de nos deux héros. La survie les mène avant tout à découvrir un mode de vie nouveau et, peut-être davantage,  un nouvel aspect de leur propre personne. Le fragile n'est pas faible, il se réveille et s'épanouit dans l'horreur quand le pseudo dominant se révèle être le cocon protecteur comblant ses besoins depuis toujours. Le duo nous fait quelque peu penser à celui de Bienvenue à Zombieland (#culteinmylife) dans sa dynamique et sa composition si ce n'est le côté plus calme d'Adam.

    Le road trip fonctionne à merveille et se trouve constamment croisé de scènes de sexe ou d'amour qui peuvent paraître souvent de trop et je mentirais si je niais avoir eu cette impression au départ. Mais, petit à petit, on réalise que c'est par cette relation charnelle que Parker se libère, qu'il laisse sortir ses espoirs en même temps que ses possibilités qu'il refusait de s'accorder jusqu'à présent. Adam  (une espèce de Tallahassee plus poilu - t’inquiète pas Woody tu restes dans mon cœur) et son côté fantastique rajoutent une note supplémentaire à la surprise et à l'obligation de voir le monde autrement et c'est peut-être bien là tout ce qu'attendait  le jeune étudiant.

    Le personnage d'Adam, perdu depuis longtemps sur sa moto dans un monde sans racines,  est sans doute moins élaboré que le charisme naturel et débonnaire de Parker. A l'instar d'un Daryl (fais gaffe d'ailleurs, Keith Urban est en train de salement homologuer ta coupe spéciale cheveux gras) trop lisse sans sa Carol, on l'aurait préféré un poil plus complexe, à l'image de sa nature peu commune. Sa solitude le rend néanmoins attachant et pour une fois on est pas dans un rôle de domination pleine de poils et de crocs à l'attraction irrésistible. 

    Keira Andrews pousse le vice jusqu'à nous laisser une fin ouverte aussi bien sur notre imagination que sur l'éventualité un deuxième tome (pitiééé dites moi que oui, genre l'année prochaine !). Et c'est franchement pour la deuxième option que je vais opter parce que  mm + zombies c'est vraiment un calcul qui marche bien avec moi surtout quand c'est  une de mes auteures préférées qui s'en charge ! Yop.
    Un énorme merci à Keira pour ce sp !


                                                                          

    Vaincre les ténèbres de Keira Andrews

     

     

    Vous le trouverez ici :Vaincre les Ténèbres

     

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  • Last Memories: Un sorcier à New York, tome 1 d'Aurore Morgenstern

     

    Maël à l’approche de la trentaine, réalise son rêve de gosse : devenir flic pour le NYPD. Reconnaître qu’il est gay dans ce milieu peut s’avérer compliqué, mais devoir cacher qu’il est un sorcier l’est tout autant. Maël n’est que récemment affecté à son poste de lieutenant du NYPD, quand le corps torturé à mort d’un policier est retrouvé. Sous la houlette d’un chef sévère, accompagné de sa nouvelle partenaire Soledad, et avec l’aide du bureau du légiste en chef, il va devoir tout mettre en œuvre pour retrouver celui qui semble avoir pris des flics pour cible. Mais que se passerait-il si ces assassinats n’étaient que la partie émergée de l’iceberg ? Que se passerait-il si les souvenirs macabres des victimes dévoilaient d’autres secrets ?

     

    **********

    Maël Ferguson est un jeune flic nouvellement muté à New York, il se retrouve avec une coéquipière de choc : Soledad, tous les deux affectés sur une série de meurtres très violents. Mais Maël n'est pas seulement un flic, il est aussi un sorcier pouvant revivre les derniers instants des défunts. Bien qu'il cache ses pouvoirs, il essaie de les utiliser à bon escient au cours de ses enquêtes. Pour cela, il a une équipe de choc autour de lui, avec un légiste méga-sexy (de la mort qui tue), des agents du FBI  (dont un tout aussi sexy et chaud), une maman du tonnerre et bien-sûr sa partenaire d'enfer Soledad (toute aussi caliente) pour traquer le fou furieux qui terrorise la ville.

    Pas de temps mort ni pour l'enquête, ni pour les relations amoureuses. Maël a très peu confiance en lui dans ses relations avec les hommes, de part son passé et de son vécu sentimental. Il est du genre à vouloir le "grand amour" mais il ne pense qu'en terme d'échec retentissant ce qui l'empêche de pleinement s'épanouir. On a l'impression qu'il se freine tout seul alors qu'on a envie de lui dire de foncer en laissant ses hésitations de côtés pour profiter des beaux mâles qui l'entourent et lui tournent autour. Ça ne m'a fait que l'en aimer plus encore.

    Côté boulot, il assure un max,  il possède un instinct sûr, une compassion et un franc-parler qui font de lui un flic sur qui on peut compter.Il trouve en sa coéquipière, Soledad, son alter-ego féminin, ce qui va souder ce duo de choc. Les regarder interagir est un vrai régal.  Là-dessus, se greffe un légiste en chef qui a tout pour plaire,un agent ou deux du FBI  bien dévoués,  et les méchants n'ont plus qu'à bien se tenir ...

    Les intrigues sont menées de mains de maître, c'est haletant, on se triture la cervelle pour suivre les méandres de la pensée et les investigations de Maël et sa fine équipe. Notre petit flic est marqué par ces enquêtes violentes et on n'est pas en reste en tant que lecteur, la trame policière qui en résulte est digne de certains polars parce qu'elle est captivante , crédible (et j'en ai lu un sacré paquet pour pouvoir en faire la comparaison), sans les longueurs qui me font râler dans certains bouquins. La fin est vraiment comme j'aime car même si le méchant est vraiment machiavélique, on arrive à se mettre à sa place - sans l'excuser évidemment - un peu le même effet que j'ai ressenti avec le film Black Panther de Marvel . C'est en tous ces petits détails que réside la subtilité de l'écriture qui penche vers le policier, vers l'histoire d'amour mais aussi vers la magie et la sorcellerie.

    A double titre : polar et romance, ce roman m'a plus que plu, je suis tombée dedans passionnément dés les premières pages et mon intérêt ne s'est jamais affaibli  au fil de l'histoire  c'est un énorme coup de cœur de cette fin d'année qui va me faire attendre avec beaucoup d'impatience la suite. Je suis tombée amoureuse de Maël et de son côté sorcier .... Rose Taylor

    Merci à Aurore Morgenstern pour ce SP, ainsi que sa gentillesse et sa dédicace à la Japan Touch.

     

     Vous le trouverez ici :  Last Memories T1
       

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  • Hors de contrôle, le tome 2 de la série H.E.R.O écrite par Victoria Sue et publié par MXM Bookmark en octobre 2018 ne pouvait pas mieux porter son nom.

     


    Hors de contrôle: H.E.R.O T2Le pitch:
    Les capacités mortelles de Talon sont hors de contrôle. Désireux de garder Finn en sécurité, Talon se bat pour protéger l’homme qu’il aime de tout son coeur, et ne pas devenir le plus grand risque pour la vie de Finn.
    Finn n’a pas d’autre choix que de s’offrir comme appât pour que les forces du mal kidnappent des enfants améliorés, face à un danger pour lequel il n’est ni entraîné ni préparé, et il doit le faire seul.
    Est-ce que Talon a un dernier combat en lui ? Est-ce qu’il va tuer tous ceux qui veulent détruire Finn et l’équipe, ou va-t-il finalement découvrir que pour vaincre leur ennemi et la menace ultime, la plus grande bataille à laquelle il doit faire face est une avec lui-même ?

     

     

    Un nouvel opus tout aussi porté sur l'action qui cette fois nous en révèle un peu plus sur chacun de nos héros avec une couv tout aussi belle et parlante que le premier tome.

    Notre couple phare d'abord : on reste toujours autant sous le charme de ces deux-là, entre passion, retenue, non-dits et doutes et encore plus (en ce qui me concerne) sous celui de Fynn, ce jeune homme décidément tellement attendrissant. Fynn est toujours cet homme plein de doutes, fragilisé comme ses coéquipiers, par une éducation du rejet qui le pousse jour après jour à se dépasser, à faire toujours mieux et surtout aux yeux de son amant et chef Talon. Il reste toujours aussi ouvert aux autres, plein de compassion et d'empathie, il est pratiquement cette part d’émotion purement humaine, parfois défaillante, parfois merveilleuse, qui manque à nos surhommes. Sa place au sein du groupe d'intervention, pourtant si souvent remise en cause, est cependant le moteur d'une cohésion vitale et logique qui fait que le tout fonctionne et que chacun peu à peu trouve son équilibre dans ce nouveau rapport aux humains non augmentés. C'est un personnage toujours émouvant dans ses faiblesses car elles sont ce qui le définissent et lui donnent un peu plus de force au fur et à mesure qu'il les accepte.
    Talon, le grand chef blond tout baraqué, n'est pas en reste même si ce n'est pas mon préféré. Toujours aussi brusque et directif (au grand plaisir de Fynn), il navigue étrangement en première partie entre doute et passion pour son amant et on a un peu de mal à saisir cette attitude qui heureusement s'explique dans la seconde. Il réussit toutefois à se confier un peu plus et laisser transparaître sa part émotionnelle autre que l'amant fougueux qui dépote grave ! J'avoue être moins sensible à ce schéma d'alpha sur-dominateur mais sa psyché s’intègre parfaitement dans le duo qu'il forme avec son partenaire.

    Les autres membres de l’équipe sont tout aussi intéressants même s'ils ne sont pas encore tous exploités (et là tu devines déjà les quelques tomes qui vont suivre) mais en revanche l’évocation plus intime de leurs passés respectifs est un fil conducteur que j'ai beaucoup apprécié. Fil qui nous entraîne sur des vies douloureuses, très douloureuses pour certains, et qui expliquent beaucoup sur leurs comportements actuels, les rendant tour à tour attachants et surtout plus sympathiques malgré l'aversion de certains pour la présence de Fynn au sein de l'équipe. On apprend et on devine beaucoup de choses, on compatit à ce monde fait de parents presque monstrueux tant l'univers de Victoria Sue s'axe sur l'idée du rejet et de l'abandon. Chaque personnage gagne en profondeur, en réalisme et surtout en équilibre, ce ne sont plus de simples augmentés aux super-pouvoirs, ce sont aussi des hommes diminués par la souffrance. La narration est toujours aussi souple, aussi naturelle que dans l'histoire précédente et c'est toujours avec beaucoup de difficulté que l'on lâche le livre pour retourner à sa vie et quitter cette bande de mecs assez incroyables. Cet esprit de troupe, d’équipe est probablement l'aspect qui m'a le plus séduit dans ce tome même si la romance entre Talon et Fynn reste toujours très présente.

    Cette fameuse romance qui d'ailleurs, par moment, m'agace un peu : tournicoter sans cesses entre "m'aime-t-il ou pas" alors que c'est clairement le cas au lit et que c'est écrit en toute lettre c'est un peu trop dans la ficelle facile de la romance et ce roman n'en a vraiment pas besoin. Alors oui, je sais, c'est de là que viendront les "papillons", les atermoiements et tous les frissons qui accompagnent les scènes de revendications sexuelles, de ce chaud/froid jeté ça et là avec plus ou moins de parcimonie mais la question du doute sur les capacités professionnelles de Fynn sont largement suffisantes pour étayer la tension entre nos deux hommes et même entre les membres du groupe.

    Hors de contrôle donc, Talon et les risques qu'il peut faire courir aux autres au vu de son développement, hors de contrôle cette histoire entre eux qui peut ou pas durer face aux difficultés rencontrées mais surtout hors de contrôle pour ce doute qui habite chacun des membres sur la destination et la capacité d’être de leur équipe: c'est vraiment de ce point de vue là que j'ai perçu cette histoire. C'est une bonne histoire, qui tient vraiment la route et assume parfaitement toutes les exigences d'une romance SF en donnant entière satisfaction aux addicts du mm et qui traite,dans une aventure pleine d'action, de la nécessité de faire face.
    Faire face à un monde hostile aux augmentés, faire face à ses propres rancunes envers les bourreaux, faire face à cette capacité d'aider les plus jeunes et de mener un combat juste quand il faut toujours prouver que l'on est pas un monstre, faire face à ses doutes quand on ne sait plus si l'on est la bonne personne pour tout ça. Accepter de regarder ses adversaires d'hier sous un autre prisme et de faire front en tant qu'allié plutôt qu'en tant que victime ou paria pour envisager un autre mode opérationnel.
    Et surtout, préparez vous à faire face à un troisième tome avec un nouveau duo qui laisse présager plein de bonnes choses avec deux personnages déjà charismatiques en même pas deux phrases (je suis déjà en mode surkif de ces deux-là! ). Yop
    Merci a MXM Bookmark pour ce sp.

     

    Hors de contrôle: H.E.R.O T2 de Victoria Sue

     

     

    Vous le trouverez ici :Hors de contrôle: H.E.R.O, T2

     

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  • Coalition 2 : Christophe de Lora Ly.....

    Les membres de l’équipe se retrouvent en Europe Centrale, la deuxième phase de la Coalition peut débuter. Ils peaufinent les derniers détails avant d’être lâchés pour des missions opérationnelles. Ils vont bientôt prouver aux sceptiques les bénéfices d’une telle collaboration.Le sergent Christophe Arrilo est heureux d’être enfin de retour chez lui. Son foyer et sa famille lui ont manqué, mais il est surtout content d’échapper au flirt de l’exécuteur de la meute d’Ambre. Durant ces deux mois, le regard du loup posé sur lui, son sourire charmeur, ses clins d’œil perturbateurs et son langage aguicheur ont chamboulé sa petite vie bien réglée. Mika lui fait éprouver des sentiments sur lesquels il préfère ne pas s’appesantir.Durant quelques semaines, les interactions entre Christophe et lui, leurs discussions teintées de séduction et d’humour, allègent le fardeau de Mika. Au contact de cet homme, l’exécuteur oublie momentanément les actions que son travail exige de lui. Mika ne comprend pas son attirance pour le jeune humain de la Coalition. Il n’est pas son destiné, sinon son loup ne l’aurait pas laissé échapper. Alors pourquoi a-t-il l’impression qu’on vient d’arracher une partie de son âme ?

    Coalition livre 2: Christophe, un roman de  Lora Ly, sorti le 19 Octobre 2018 chez Men Over The Rainbow

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    Purée, c'est Noël.... Je l'attendais avec beaucoup d'impatience car j'avais vraiment adoré le premier volume ( lu, relu, re-relu un certain nombre de fois ). Et là, c'est encore mieux, on retrouve tous les héros de la coalition formée dans le un. Les humains et les métamorphes forment une équipe de choc qui se complètent parfaitement surtout depuis que Vince et Kyle partagent le lien d'âme sœur.

    On suit toujours notre petit couple d' amour  Kyle/ Vince avec des moments complètement barrés, ils sont toujours aussi chauds bouillants -voir plus comme si c'était possible- même si on suit surtout Christophe Arrilo -le "petit " de la bande trop mariole et trop bavard et trop mignon - qui va, petit à petit, tombé sous le charme de Mika - l'exécuteur de la meute d'Ambre , trop grand, trop sensuel et trop sexy. Les 2 protagonistes sont moins souvent ensemble car Mika ne fait pas parti de la coalition, il a une haute fonction au sein de sa meute, donc la relation se fait plutôt à distance au départ.

    En parallèle de la romance, on y découvre des histoires de complots, de rancune, de vengeance qui sont doucement abordés dans le tome un, mais bien plus développés dans celui-ci. Bien que l'histoire se passe plus en Europe centrale, on explore le passé des métamorphes qui sont dotés d'une sacrée longévité par rapport aux humains. On découvre la création de la meute d'Ambre par quatre jeunes loups désirant voir du changement dans leurs traditions, la place de chacun ainsi que  leurs différents rôle dans la meute. Évidemment, l'accent est mis sur Mika : exécuteur, qui a le boulot le plus ingrat, ce qui le ronge de l'intérieur mais sa rencontre avec Christophe va quelque peu changer la donne, le pousser à reprendre du poil de la bête pour conquérir l'hétéro qui lui a tapé dans l’œil sévèrement. Franchement, même si le côté fripon et charmeur de Christophe est touchant, la force et les sentiments de Mika sont encore plus ouahhhhhhhhhh. Finalement, c'est bien Mika que j'aime le plus, il fait tout pour apprivoiser cet autre qu'il veut aimer et faire chavirer pour la vie .....

    Ce volume est bien plus complet, on passe de rebondissements en rebondissements très bien amenés. L'écriture est fluide, pas brouillonne du tout, on suit leurs péripéties parfois franchement dures mais décrites avec talent, le cœur s'emballe autant de crainte, de hargne, de palpitations et de bonheur devant toutes les épreuves qu'ils éprouvent. J'ai eu envie de secouer, quelques fois certains personnages -je fais souvent ça, même devant les films ( je supplie chaque fois Frodon de ne pas se porter volontaire pour aller, en Mordor, jeter l'anneau de pouvoir dans la Communauté de l'Anneau , mais il ne m'écoute jamais !!) - pour qu'ils se sortent la tête de là où vous savez !!!

    Donc, je pense vous avoir fait comprendre que j'avais adoré tout de bout en bout, je suis fan de cette meute, de la coalition car tous les personnages sont attachants, on cède facilement à leur charme... Un chouette moment de lecture qui me laisse un sentiment bizarre une fois la dernière page lue et le livre refermé avec une grosse envie de plus, toujours plus ....Rose Taylor
    Merci à MOR pour ce sp.

     

    Vous le trouverez ici : Coalition, tome 2

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  • Si comme moi t'es fan de lycra, de capes et de mâchoires carrées arrogantes alors voici un des derniers bébés de MXM Bookmark : Comment sortir avec un super héros quand on est un super vilain d'Alex Gabriel publié le 10 Octobre 2018. Bien sûr, je me suis jetée dessus comme n'importe quel fan lécherait les pieds de Loki !

     

    Comment sortir avec un super héros quand on est un super vilain d'Alex GabrielLe pitch:
    Appartenir à la famille d’un super méchant n’est pas très important aux yeux de Pat West. Peu importe que sa mère essaie occasionnellement de prendre le contrôle du monde. Tout ce que Pat veut, c’est terminer l’université et devenir urbaniste. Qu’il se transforme en un serviteur du mal de temps en temps à la nuit tombée ? Simple tradition familiale.
    Jusqu’à ce que Pat couche accidentellement avec le super héros Silver Paladin, également connu sous l’identité du billionnaire solitaire Nick Andersen. C’est un simple malentendu. Pat n’avait jamais eu l’intention de se faire passer pour un prostitué, honnêtement. Mais rapidement, Pat est dedans jusqu’au cou, et est en train de tomber amoureux du pire mec possible.
    Lorsque sa mère revient pour mettre le monde à genoux, Silver Paladin fonce pour l’arrêter... et tous les secrets de Pat menacent de lui exploser au visage. Comment pourrait-il concilier le fait d’être un serviteur du mal avec celui de désirer un super héros ?

     


    On a droit à une histoire bourrée d'humour et fort bien écrite, une plume très actuelle en partie grâce aux dialogues de son héros principal, Pat, le fils de la super vilaine qui veut régir le monde !
    Pat est un jeune homme parfait : un humour digne des stand-up les plus dingues, une compassion pour les autres adorable et surtout une vision de la vie portée sur le beau et le bonheur de la communauté à travers sa passion sur l'urbanisme.
    Chacune de ses interventions est un petit délice de rigolade qui vous redonne une vague idée du bien-être. Sa rencontre fortuite avec le super gentil Le paladin d'argent nous permet de le découvrir sous tous ses aspects, ses doutes, ses désirs et toujours cette vision optimiste (et moqueuse, beaucoup moqueuse) de l'autre. C'est un pur fan des vilains. Bon sang ne saurait mentir. Mais surtout adulateur de tous ces hommes et femmes qui se battent pour leurs idéaux plus ou moins justifiés et un peu aussi pour leurs corps parfaits et de leurs capes et aussi de leurs regards noirs et aussi de leurs supers phrases clés...bref Pat est un vrai fan.

    L'auteur nous entraîne avec une écriture vivifiante dans un monde de comics où Marvel et DC ne cesseraient de rivaliser (ah bon c'est déjà ce qu'ils font ?) à coup de capes, de costumes moulants, de super-pouvoirs ou de technologies fantasmagoriques. Les vilains sont tout sauf vilains et les gentils sont, comme bien souvent, trop parfaits, tout en traits dessinés au rotring et donc pas mal ennuyeux avec leur déversement de morale pas très évoluée. Cet aspect là est assez plaisant car on ne tombe pas dans la facilite binaire du genre, les vilains au contraire ont plein d'idées, beaucoup de personnalités, pleins de disciples tout aussi farfelus et rusés que peut l’être Pat lui-même et un sens de l'humanisme assez particulier mais qui se discute.
    Pour le coup, on en vient à regretter une image un peu trop lissée des gentils, qui ont à mon goût bien peu de charisme, et du coup peu d'impact, le rapport me semble donc déséquilibré (à moins d’être complètement voulu par l'auteur) et on s'attache beaucoup plus à cette communauté de super vilains.

    Un univers par contre très inspiré bien sûr du monde comics sans être englué de surhommes et de gigahéroïnes figés dans une capsule de botox, on surfe entre Megamind et No Heroics (cette super mini série de 2008) grâce à cet humour et cette dérision présents à chaque page.
    Si vous avez besoin de décompresser et de vous amuser, c'est le roman parfait en ce moment. Les quiproquos entre le super milliardaire qui brille de partout et le jeune aspirant urbaniste au cœur tendre vont vous régaler. Je me suis moi même beaucoup amusée et j'avoue que c'est un bon moment de détente sans prise de tête comme le veut l'humeur de ce début de siècle. Un récit un peu barré, qui redonne un petit coup de lustre au genre avec un univers encore peu évoqué, des personnages loufoques à foison et une dynamique exclusive centrée sur son personnage phare.

    Si l'humour de ce monde héroïque est assez prenant, en revanche la romance est totalement en second plan alors qu'elle est pourtant bien présente dans l'histoire. On aime le monde que Pat fait découvrir à son Paladin et l'inaptitude sociale de celui-ci à se mêler aux autres ou simplement voir la vie telle qu'elle est. Je suis du genre à vraiment aimer l'humour et à le pratiquer souvent (plus ou moins avec bonheur, pas besoin de préciser) mais du coup dans cette histoire le rire efface quasiment tout le reste, peu d’émotions restent vraiment présentes et j'avoue avoir eu du mal à saisir l’étincelle émotionnelle entre ses deux hommes. J'ai bien capté les sentiments un peu perdus de ce jeune Pat, son attirance quasi charnelle pour un super homme idéalisé mais le jeu de leurs sentiments reste vraiment trop flou et écrasé par la drôlerie, tout comme le coté fantastique du roman d'ailleurs. L'aspect comédie est vraiment l'axe principal et même les personnages secondaires ne sont pas suffisamment présents pour combler ce manque d'autres émotions qui pourtant peuvent passer même par le rire. Le paladin est assez creux, sorti de sa moue constante et de sa surprise sur la vie de tous les jours, on ne peut pas dire que ce soit un personnage très étoffé (à part le lycra de son costume bien sûr). En ce qui me concerne, ça manque énormément car leur relation est tout de même mise beaucoup en avant sans avoir la portée émotionnelle qu'elle devrait mais je me suis consolée avec les sœurs badass de Pat qui à elle seules valent bien trois kilomètres de super héros les bras tendus.

    Qu'on ne se méprenne pas, ce roman est vraiment sympa, déjanté et en quelques sortes un peu nouveau, à l'image de ses collègues cinématographiques et on y prend beaucoup de plaisir mais (ben oui les chroniqueuses on est chiantes avec nos mais) le savant dosage entre humour et romance m'a un peu manqué je l'avoue. En tout cas, amoureux du comic, lancez vous si vous souhaitez enfin connaitre le secret de l'emplacement caché des fermetures éclairs de tous ces costumes moulants et éclatez vous bien ! Yop.
    Merci a MxM Bookmark pour ce sp.

     

     Comment sortir avec un super héros quand on est un super vilain d'Alex Gabriel

     

     

    Vous le trouverez ici : Comment sortir avec un super héros

      

     

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  • Les cavaliers de l'apocalypse, un roman de Rhys Ford qui va vous plonger dans un monde ténébreux (et c'est le moins qu'on puisse dire, vraiment) qui sortira  fin Octobre 2018 chez MxM Bookmark.

    Cavaliers de l'apocalypse de Rhys FordLe pitch:

    Kismet Andreas vit dans la peur des ombres.
    Pour le jeune tatoueur, les ombres retiennent plus que l’obscurité.Il est certain de sa folie parce que l’obscurité retient les créatures et les choses rampantes que lui seul peut voir - des monstres qui chassent les faibles pour manger leurs esprits et leurs âmes, ne laissant derrière eux que des coques vides et le désespoir.

    Et s’il y a une chose que Kismet craint plus que d’être traqué, c’est la folie qui reste dans son sillage. Le voile d’ombre est la maison de Mal. En tant que Pestilence, il est le plus jeune - et le plus inexpérimenté - des Quatre Cavaliers de l’Apocalypse, des manifestations immortelles ressuscitées pour servir et réformer l’humanité. Invisibles à tous sauf aux morts et aux fous, les Quatre existent entre le Voile et le monde mortel, liés à leur destin presque éternel. Craint par d’autres immortels, les Cavaliers vivent dans la quasi-solitude mais Mal aspire à en savoir plus que la Mort, la Guerre et la Famine.

    Mal aspire à être... plus humain. Pour interagir avec quelqu’un d’autre que les fous ou le défunt. Quand Kismet sauve Mal d’une attaque ténébreuse, Pestilence est soudainement poussée dans une guerre vicieuse - où l’humanité est le prix, et le seul qui croit en Mal est l’humain que les autres Cavaliers pensent destiné à mourir.



    Comme convenu, on a un super résumé qui nous promet les ténèbres d'un monde en décomposition, de cavaliers puissants au service de l'humanité, qu'elle le veuille ou non, une histoire entre un jeune tatoueur et l'un de ces immortels et un désir impétueux d'immortalité qui pousse la vertu au vice.

    Et bien de tout cela, il ne reste que les ténèbres !
    Les ténèbres d'un univers qui était tellement alléchant que j'en attendais peut-être trop. Et le trop je l'ai eu. Trop de confusion, trop de spectres qui sortent de tous les cotés, trop de personnages amenés les uns à la suite des autres sans avoir une réelle présence, trop de noirceur tout le temps, quasi étouffante ... Et pourtant il y a vraiment de quoi triper avec cette idée, les vices et les vertus des hommes personnifiés, les calamités et les fléaux représentés sous un nouveau jour, j'attendais vraiment beaucoup de la vision de Rhys Ford sur un tel univers. Soit ce premier tome est vraiment uniquement une introduction et c'est dommage de ne pas l'avoir rendu suffisamment prenant pour qu'on s'en contente, soit il y a vraiment de grosses lourdeurs dans ce récit et trop de ténèbres à force ben...on y voit plus grand chose.

    Les ténèbres de personnages annoncés comme principaux et qui n'en sont pas vraiment, ce brave Kismet est vraiment mignon mais à part morfler dans ses crises de manque, des visions à tendance médiumniques, et apporter pas mal d'emmerdes aux quatre cavaliers, quel est son intérêt ? Quid d'une quelconque personnalité ? Ce brave Mal (dont on attend toujours le développement de ses aspirations d'ailleurs) qui s'en amourache plus ou moins (à moins qu'ils soient juste meilleurs copains pour la life, j'sais pas), qui passe son temps à vouloir le sauver et Kizzie qui ne fait que partir pour à nouveau donner l'occas d’être sauvé... Une synergie inexistante pour un couple qui n'en est pas vraiment un (bon ça encore c'est un pur choix, on aime ou pas) au sein du foyer des quatre cavaliers de l'apocalypse. Deux hommes donc, tout gentils tout mignons, avec si peu de personnalité, que j'aurais du mal à les définir autrement que par ennuyeux. Passons et disons-nous qu'on va trouver notre bonheur ailleurs dans ce cas et regardons de plus près les autres personnages et pas des moindres.

    Les quatre cavaliers de l'apocalypse, vous voyez, pas n'importe qui hein, quatre gugusses quand même assez balaises puisqu'ils protègent notre monde des horreurs cachées derrière le voile protecteur de l'autre coté. Et encore une fois, ténèbres mes amis, celles de l'ennui encore (la dernière prise de bec de mes voisines au loto du quartier était plus épique que les batailles de ce quatuor), l'ennui fait de scènes confuses, et embrouillées de spectres mutants sans fins, où ça se bat dans une ruelle, dans un garage, dans un vestibule et où on ne sent jamais vraiment cette puissance surnaturelle des quatre colocs vu qu'ils passent beaucoup de temps à se prendre des balles et des raclées ! Le cafouillage omniprésent d’événements qui s’enchaînent, sans avoir un fil conducteur suffisant pour porter une intrigue forte, rend le tout complètement nébuleux et me fait penser à une sorte de série z qui enfile, les unes après les autres, les batailles mal filmées sans autre scénario que " vas y là tu tombes, là tu te relèves, là tu saignes, tu retombes eeeeeet coupez ".
    Le seul point de lumière dans tous ces personnages peu aboutis, c'est Ari ou Guerre, l'un des plus vieux cavaliers, et c'est aussi sa relation avec Mort qui est le plus intéressant, le plus clair et le plus compréhensible. Ari semble avoir un vrai caractère travaillé avec des facettes, des aspects et des particularités. Bref, tout ce qui peut donner naissance à un personnage et pas juste à un rôle. Et je dois bien avouer que c'est ce seul aspect qui m'a poussé à finir cette lecture tant elle m'a été pénible par le traitement de son texte.

    Les ténèbres de l’écriture de ce roman sont surement pour moi son plus gros point noir, au point que je pense sincèrement qu'il a complètement éteint l’éclat qu'il y a pu avoir à un moment ou un autre dans l'univers tenté par l'auteure. C'est  vraiment étrangement écrit et je ne saurais dire où se situe le problème entre le texte originel, la traduction ou les autres étapes mais ce qui est sur c'est que moi, en tant que lectrice, j'ai fonctionné à coup de doliprane pour le finir. On passe par des phrases vraiment bancales comme des "soudains hurlements" ou "soudains jets" et des expressions à la limite du non sens comme un "arc en ciel nocturne", on croule sous les participes présent et les gérondifs toutes les deux phrases qui pèsent lourd sur la fluidité. J'ai bien conscience qu'il n'est pas toujours aisé de traduire certaine plumes, certaines langues aux règles différentes des nôtres (et peut être même que certains romans ne sont pas forcement à traduire non plus) mais ici ça a été une des rares fois où j'ai failli ne pas finir le livre. Seule l'envie de savoir où cela menait m'a poussée à continuer et j'avoue que je n'en suis pas ressortie plus satisfaite pour autant.


    Bref, ce roman a été une grosse déception, en plus de m'avoir presque fatiguée, et il y a fort à parier que je ne tenterai pas ma chance sur la suite. Que cela ne vous arrête pas pour autant si l'univers vous tente, une chronique reste toujours un avis subjectif ne l'oublions pas. Yop.

    Merci à MxM Bookmark pour ce sp!

     

    Cavaliers de l'apocalypse de Rhys Ford

     

     

    Vous le trouverez ici : Cavaliers de l'apocalypse

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  • Un YA à découvrir encore chez MxM Bookmark, avec Sept larmes au creux de la mer de CB Lee publié en Septembre 2018 sous le label Teen Spirit.


    Le pitch:
    La mer cache bien des secrets...
    Kevin Luong a le cœur brisé le jour où, marchant au bord de l'océan, il se souvient de l'ancienne légende que sa mère lui avait racontée. Il laisse alors tomber sept larmes dans l'eau tout en formulant son souhait : "Je veux être heureux et amoureux... Juste un été..."
    C'est ainsi qu'il se retrouve à sauver un mystérieux garçon du Pacifique, un garçon qui plus tard apparaît sur le pas de sa porte en lui déclamant son amour. Ce qu'il ne sait pas, c'est que Morgan est un selkie et qu'il est là pour exaucer son souhait.
    À mesure qu'ils se rapprochent, Morgan est tiraillé entre les dangers du monde humain et son héritage au sein de la communauté selkie vers laquelle il doit revenir à la fin de l'été...

     

     

    Une histoire très jeune et qui vise les très jeunes avec une belle approche de la différence, de la découverte de l'autre et de ses premiers émois sexuels et sentimentaux.
    Une belle romance aux parfums de contes de fées et de légendes qui nous entraîne dans le monde des Selkies, ces êtres doués de la capacité d'exaucer les vœux des humains désespérés, de leur magie et de leur influence sur quelques hommes et femmes qui croisent leur route ou plutôt leurs vagues.

    Kevin est un jeune homme tout frais sorti de son coming out et d'une déception sentimentale, qui, bercé par le souvenir d'une belle histoire racontée par sa mère, laisse sept larmes s’échapper pour tenter le vœu d'un bonheur retrouvé. Morgan arrive, par magie, avec sa seule peau de phoque sur les épaules et toute la chaleur de son amour et de son âme pour réconforter le jeune garçon et partager avec lui un été sous les auspices de la joie d’être ensemble.
    Une romance juvénile, qui saura à merveille toucher les jeunes cœurs et peut-être même rassurer les jeunes esprits en plein questionnement. Oui, l'amour c'est l'amour et pas autre chose que l'on soit homme, femme ou selkie. Une gentille découverte sur le monde des hommes par le biais de Morgan, tout émerveillé de chaque nouveau pas posé à côté de celui qu'il est sensé combler. Une sorte de rencontre inter-espèce qui nous montre nos travers sous les aspects les plus divers : le côté sombre et cupide des hommes, l’éveil à la sexualité et la bizarrerie de nos pratiques aux odeurs de myrtille, l'humour de l’innocence, du jamais vu que Morgan ne cesse d'explorer...

    C'est une histoire qui me touche peu car elle est vraiment trop young pour moi mais elle me semble parfaite pour des ados, toute en sensibilité sans jamais rendre les choses trop édulcorées mais plutôt en les éclairant sous la lumière d'un certain romantisme. Une vision parfois mignonne, peut-être pas assez percutante pour nos jeunes d'aujourd'hui mais complètement calquée sur la magie de la fantasy ou du fantastique. Un roman servi par une belle narration, une très bonne facture sur laquelle on ne relève pas de défaut majeur mais qui manque toutefois d'un peu de palpitant pour vraiment emporter son lecteur. C'est bleu et c'est rose à la fois, c'est mouillé et très chaste, c'est très fleur bleue et ça conviendra parfaitement pour les âmes sensibles qui aiment lire avec leur doudou (le mien est depuis bien longtemps bardé de lanières de cuir !). Yop.
    Merci à nos partenaires MxM bookmark et Netgalley pour sp.

     

     

    Vous le trouverez ici : Sept larmes au creux de la mer
     
     

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  • El dia de los muertos, un ange, un démon, un flic au cœur tendre et une couv sublime pour ce Candome Tango-Lesrevenants de Brezo de Théodore Koshka  paru chez Mix Editions en Septembre 2018.

    Candombe Tango - Tome 1 Les revenants de Brezo  de Theodore KoshkaLe pitch: 

    Amérique latine, milieu des années 70.
    Dans les bidonvilles de Brezo, les morts ne trouvent plus le repos. Mercedes Muerte, la Mort en personne, est exaspérée et charge donc ses deux meilleurs agents d’enquêter sur terre (Bien que le tandem soit quelque peu... dysfonctionnel depuis la rupture de l’ange et du démon. Mais qu’importe ! Le travail passe avant tout.).

    Au hasard de l’enquête, les deux immortels croisent la route de l'inspecteur Navidad Mosqueira Etxeandia (Dad pour les intimes). Celui-ci est chargé d’élucider une sordide série de meurtres. Non content d’être responsable de l’agitation des morts, le croque-mitaine des villas miserías a aussi décidé de s’en prendre à des enfants ! Il n’en faut pas plus pour que les trois hommes se jettent à corps perdu dans cette affaire.

    Tout en peinant à admettre la nature surnaturelle de ses équipiers et de son suspect, Dad, policier non corrompu et sérieusement enfoncé dans son placard, doit gérer son attirance pour Sebastián, Amérindien psychorigide aux tatouages provocants, mais aussi pour Rafael, musicien bohème et frivole au sourire d'ange.

    S'ajoutent au quotidien de Dad : une fiancée lesbienne avec qui il forme un couple de façade, un commissaire russe adepte des jurons élaborés, des zombies bien sûr, un petit médium impertinent et les filles de l'accueil qui se moquent de son prénom en lui souhaitant chaque jour un Joyeux Noël.

    Ce ne sera pas une enquête de tout repos !

     

    Candombe Tango - Tome 1 Les revenants de Brezo  de Theodore Koshka


      Une atmosphère très particulière pour ce roman dense et très moite, une ambiance dessinée autour des morts, des spectres, des anges et autour d'une époque où les téléphones étaient encore reliés par un fil. Bienvenus chez les morts des 70's!

      Un univers où démons et zombies se croisent autour de Dad, ou Navidad, qui mène son enquête sur une série de meurtres de gamins des quartiers pauvres, tous assassinés dans le silence de la nuit. L’atmosphère est l'une des choses les plus prépondérante de ce récit, une ambiance sobrement travaillée qui ne tombe jamais dans la terreur, l'horreur et encore moins dans le glauque. La noirceur et les faits sont là, comme un catalogue, exposant ces mondes oniriques que les mortels ne perçoivent pas, le monde des anges et des démons chargés de récupérer nos morts et de veiller à ce que les passages se fassent d'une façon la plus discrète possible.

      Mais que se passe t-il si ces morts ne peuvent plus laisser leurs âmes accomplir leur périples les condamnant à errer dans le néant à cause d'un dangereux croque-mitaines?
    Et si ceux déjà parvenus à destination se mettent à semer le trouble en retrouvant leur famille  chez les mortels?
    Cela donne une bonne raison au couple Rafael et Sébastian, réunis contre le gré de ce dernier, d'intervenir, sous la houlette de Mercedes La Mort, pour résoudre cet événement terrible qui chamboule aussi bien le paradis que l'enfer. Cela donne matière à Rafi, un ange futile, laxiste et bon vivant de retrouver le plaisir des vivants avec son ex, le ténébreux et réfléchi Basti qui lui craint le contact et les émotions humaines qu'il a  tant de mal à laisser au fond de lui.

      Le démon Sébastian est un être pour qui les choses se pèsent  mûrement, pour qui les relations et les sentiments ne sont que souffrances à éviter et qui a besoin de partager avec l'autre une idée de l'absolu. Rafael, son ex, ne voit que par le partage avec tous de l'attraction et du désir, de l'assouvissement naturel des pulsions charnelles. Deux hommes opposés en tout, y compris dans leurs rôles quelque peu inversés, qui d'une certaine façon s'aiment encore, et vont croiser un vivant réveillant chez chacun d'eux leur part de lumière ou d'ombre. Rafi reste le lumineux Rafi, aimable, affable et prêt à tout donner à tout le monde aussi vite qu'il repartira sans créer d'attaches: un hédoniste qui s'assume tout en bonté et compassion. Basti prend les choses beaucoup plus sérieusement, n'envisageant les choses qu'en terme de fidélité et d'assurance, caché derrière son apparence toute faite d'histoire et de tatouages impressionnants. C'est un personnage sombre et romantique correspondant très bien à cette époque plus ancienne d'où il vient et même si l'amour qu'il porte à Rafi est encore là ,il se voit ressentir des choses pour un vivant qui le réchauffent mais qui le poussent aussi dans ses peurs et ses limites.
    Deux êtres tout aussi faillibles que les hommes, qui n’ont de supérieur que leurs statuts empiriques et qui vont aider avec ferveur Navidad, ce jeune policier motivé et motivant, dans les méandres de son enquête. Dad est un personnage très attachant, paraissant plus fragile qu'il ne l'est et peut-être pas assez surpris, à mon gout, de ce nouvel univers qui s'ouvre à lui. Il semble avoir trouvé un compromis de vie facile, pratique dans une époque et un lieu pas forcement ouverts à l'homosexualité.

      Un format de romance un peu à part ni vraiment romance, ni couple, ni trio, juste trois hommes, leurs désirs et leur perceptions de l'amour, deux tentations comme posées sur les épaules de Dad quand l'ange n'est pas le plus sage et le démon le moins romantique et que le mortel reste peut-être le plus raisonnable des trois. Une forme qui moi, m'a beaucoup plu, qui donne sa pleine place du coup à l'intrigue et laisse, avec une certaine douceur, les sentiments flotter au fil des pages: à chacun de se saisir de ceux qui lui plaisent ou l'attirent le plus.

      Le roman est très bien écrit, une plume que l'on suit avec beaucoup de facilite même si elle fait preuve d'un talentueux mélange de simplicité et de richesse vocable. Le rythme est régulier et c'est  peut-être là le problème, c'est régulier: ça ne faiblit pas mais ça n’évolue pas beaucoup non plus. On finit par sentir comme une certaine langueur qui parfois correspond totalement à cette atmosphère des lieux et des événements mais parfois ça frôle un peu le manque de sensation,  le manque d'intensité. J'aurais par exemple apprécié un peu plus d'approche de ces années 70 et de la vie policière dans ce contexte temporel et géographique. 
    Une enquête à la fois précise et brouillonne qu'on nous explique comme complexe alors qu'elle est assez aisée à suivre, une intrigue bien travaillée et bien fournie à laquelle il manque, une fois encore, cette intensité qu'on aimerait trouver dans l'angoisse des meurtres, la peur du surnaturel et de l’immatériel et la force des sentiments incertains de deux hommes séparés mais toujours proches. Peu d’incohérences, si ce n'est le méchant un peu trop puissant par moment alors qu'il n'a physiquement pas forcement la capacité à l’être et que nos deux êtres venus d'ailleurs  semblent quelque peu démunis face à lui.On a surtout un texte très agréable, sans fautes, sans coquilles, sans phrasés bancals, bref, un texte abouti comme on en trouve souvent chez Mix Editions. Un vrai roman d'ambiance, au-delà d'un simple m/m, dans lequel c'est un vrai plaisir de se plonger.

     Un gros bonus pour le chef de Dad, ce supérieur aux accents russes qui sait créer des insultes des plus savoureuses plus vite que son ombre !! Yop.

    Merci à Mix Editions pour ce sp!

     

         Candombe Tango - Tome 1 Les revenants de Brezo  de Theodore Koshka

     

     

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  • Résumé :

    Kane Matthews, Alpha de sa petite meute de loups à Cloverleah a été amené à croire que trouver un compagnon était impossible pour un homme gay et a vécu sa vie en conséquence. Chassé de sa meute natale des années auparavant à cause de son orientation sexuelle, Kane s’est bâti une vie solide et confortable pour lui-même dans la petite ville de Cloverleah.

    Imaginez sa surprise quand une visite imprévue au restaurant de la petite ville provoque un flot d’émotions chez lui qu’il ne pensait pas possible – et pas le moindre de tous : le désir. Mais découvrir qu’il est possible pour des loups-garous d’avoir des compagnons gays est juste une des choses que Kane doit surmonter s’il veut le futur éternel qu’il espérait.

    Shawn Bailey ne s’attendait pas à trouver son compagnon. Il est tout simplement trop différent – un « autre » qui a le pouvoir d’instiller la peur dans tout autre garou. Après avoir passé dix ans à fuir son père et son Alpha, il passe la plus grande partie de son temps à simplement essayer de rester en vie. Lorsqu’une rencontre fortuite le mène face à son compagnon, Shawn doit décider si l’homme en face de lui vaut la peine de rester ici.  

    Date de parution : Fèvrier 2014      Publié par : Men Over The Rainbow

    Le loup réticent    -Série Meute de Cloverleah tome 1-  de Lisa Oliver

     

     A force de voir passer des avis et d'en entendre parler, cette série m'intriguait. Je me suis donc procuré le tome 1. La couverture  du roman broché est fantastique, j'en suis restée ... waouh! Un très bon point puisque ça donne envie de le lire!

    Quant à l'histoire... Disons qu'il n'y a pas de difficulté majeure dans sa lecture. On le découvre tranquillement, sans se prendre la tête et surtout on ne quitte sa lecture qu'à la dernière page du roman. Ne cherchez pas des traces de philosophie ou autres. Ce n'est absolument pas le but recherché. C'est un roman qui fait du bien et c'est tout. 

    Les personnages que l'on y croise sont tout aussi intrigants les uns que les autres. Le récit laisse augurer que nous retrouverons la plupart d'entre eux dans les autres volumes de 'La meute de Cloverleah'. On sent cet effet domino de la découverte de Kane et Shawn en tant que compagnons. Cela bouleverse leur monde puisque deux compagnons mâles ne devraient pas pouvoir se revendiquer. Ainsi, chaque membre de cette petite meute caresse l'espoir de rencontrer celui qui lui sera destiné. Et c'est là qu'intervient l'effet domino puisque plusieurs couples sont en voie de se former. Les possibilités d'unions se trouvent alors plus que nombreuses et on ne peut que trépigner d'impatience pour lire les histoires consacrées à tous ces hommes.  

    C'est un livre à conseiller pour passer un moment tranquille, sans avoir à réfléchir et se laisser entraîner par celui-ci. Ce que je considère comme une agréable surprise.

    Manon

     

     

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  • Toujours en plein ménage de ma pal, cette fois c'est le tour de De chair et d'ombre écrit par Alex Lether ou les aventures fantastiques de Méthias et Adamon publiées chez Harlequin en 2013.

     

     

    De chair et d'Ombre d' Alex Lether

     

    Le pitch:

    La nuit, l’Ombre est le plus grand des voleurs du royaume, mais aussi l’espion du roi. Le jour, il redevient Méthias, courtisan nonchalant dont tous les nobles se méfient. Adamon, le chef de la garde, n’en a aucune idée et continue de traquer l’Ombre sans relâche comme l’ennemi public numéro 1. Pourtant, sans le savoir, il connaît depuis l’adolescence cet homme qu’il rêve de capturer. Et non seulement il le connaît, mais il en est très proche. Si proche, que ce dernier éprouve pour lui des sentiments qu’il a de plus en plus de mal à dissimuler…

     

    De chair et d'Ombre d' Alex Lether

    Un récit médiéval fantasy très mignon, et surtout très bien écrit, qui nous promène dans le cœur sombre d'une contrée, aux prises d'un méchant sortilège, en compagnie d'un Arsène Lupin en cuir, sexy et retors et d'un commandant de la garde royale, glacial et viril. Vous la voyez l’étincelle?

    Un Harlequin de très bonne facture qui nous fait voyager dans un univers fait de démons et de gentes dames, de princes guerriers et de prêtres démoniaques. Un monde où Méthias, aguerri de toutes ses pérégrinations avec sa mère guérisseuse, tout deux échappés d'un harem sous le joug d'un père violent, se livre à ses exactions de cambrioleur farfelu la nuit et de dandy caustique et agaçant le jour.
    Méthias est troublant, discret, dans ses rapports au monde et fusionnel avec sa mère quand ses mots font de lui un personnage public féroce que beaucoup craignent et détestent. Les seules constantes dans sa vie sont ses sentiments pour le jeune commandant et les troubles angoissants de son passé qui lui griffent le cœur depuis bien des années. Lutter avec les mots, biaiser avec la vérité, jongler avec l'agilité physique qui le caractérise sont les seuls moyens de faire face à un monde qui ne le connait pas et ne cherche surtout pas à le faire. Une personnalité à moult facettes qui, au fond, ne cache qu'un cœur depuis longtemps épris d'un seul homme , le commandant Adamon (tsss tsss efface toi vite cette image de commandant Adama du Battlestar on en est loin).

    Celui-ci n'a toujours eu que mépris pour le jeune fils de la maîtresse du roi et ce n'est qu'au fil de leur enquête et combat contre une force démoniaque menaçant le royaume que leur relation évolue sur une romance pleine de frissons. Adamon, qui a déjà comme les autres son idée tout faite sur Méthias, glisse doucement mais surement dans cette attraction que les doux yeux bruns exercent sur lui au fil des rencontres impromptues. Si aimer un homme ne lui avait jamais caresser l'esprit cela arrive bien vite grâce aux joutes avec cette ombre qui lui échappe depuis des années. Cette ombre célèbre qui lui file entre les doigts tout comme lui échappent totalement la vraie personnalité de Méthias, le lien tenu qui s'est tissé entre eux malgré tout et surtout l'amour qu'il ignorait porter en lui sans savoir à qui l'offrir.

    Une très belle histoire dans un univers sobrement décrit et pourtant très présent, où la dynamique d'opposition de deux hommes marche à merveille sans jamais trop en faire. Une vraie romance romantique avec du flûtiau et des bruits d'épées en fond sonore et de belles robes de dames qui ballaient les dalles des grandes salles du château derrière leurs pas évanescents. Deux héros qu'on a épié, comme planqué derrière une tourelle, jusqu’à surprendre leur premier baiser et leur premier vrai amour pendant que démons et rois se livrent une bataille épique. C'est doux et poétique, ça sent le pantalon de cuir engoncé dans de grandes cuissardes et le lierre grimpant le long des bâtisses royales .C'est chaud et romantique comme la sueur d'une peau qui vient d’ôter son armure pour retrouver celui dont elle attends les baisers bref, ça se lit avec vraiment beaucoup de plaisir et le plaisir comme chacun sait ça se boude pas. Yop.

     

                                                       De chair et d'Ombre d' Alex Lether

     

     

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