• Les cavaliers de l'apocalypse, un roman de Rhys Ford qui va vous plonger dans un monde ténébreux (et c'est le moins qu'on puisse dire, vraiment) qui sortira  fin Octobre 2018 chez MxM Bookmark.

    Cavaliers de l'apocalypse de Rhys FordLe pitch:

    Kismet Andreas vit dans la peur des ombres.
    Pour le jeune tatoueur, les ombres retiennent plus que l’obscurité.Il est certain de sa folie parce que l’obscurité retient les créatures et les choses rampantes que lui seul peut voir - des monstres qui chassent les faibles pour manger leurs esprits et leurs âmes, ne laissant derrière eux que des coques vides et le désespoir.

    Et s’il y a une chose que Kismet craint plus que d’être traqué, c’est la folie qui reste dans son sillage. Le voile d’ombre est la maison de Mal. En tant que Pestilence, il est le plus jeune - et le plus inexpérimenté - des Quatre Cavaliers de l’Apocalypse, des manifestations immortelles ressuscitées pour servir et réformer l’humanité. Invisibles à tous sauf aux morts et aux fous, les Quatre existent entre le Voile et le monde mortel, liés à leur destin presque éternel. Craint par d’autres immortels, les Cavaliers vivent dans la quasi-solitude mais Mal aspire à en savoir plus que la Mort, la Guerre et la Famine.

    Mal aspire à être... plus humain. Pour interagir avec quelqu’un d’autre que les fous ou le défunt. Quand Kismet sauve Mal d’une attaque ténébreuse, Pestilence est soudainement poussée dans une guerre vicieuse - où l’humanité est le prix, et le seul qui croit en Mal est l’humain que les autres Cavaliers pensent destiné à mourir.



    Comme convenu, on a un super résumé qui nous promet les ténèbres d'un monde en décomposition, de cavaliers puissants au service de l'humanité, qu'elle le veuille ou non, une histoire entre un jeune tatoueur et l'un de ces immortels et un désir impétueux d'immortalité qui pousse la vertu au vice.

    Et bien de tout cela, il ne reste que les ténèbres !
    Les ténèbres d'un univers qui était tellement alléchant que j'en attendais peut-être trop. Et le trop je l'ai eu. Trop de confusion, trop de spectres qui sortent de tous les cotés, trop de personnages amenés les uns à la suite des autres sans avoir une réelle présence, trop de noirceur tout le temps, quasi étouffante ... Et pourtant il y a vraiment de quoi triper avec cette idée, les vices et les vertus des hommes personnifiés, les calamités et les fléaux représentés sous un nouveau jour, j'attendais vraiment beaucoup de la vision de Rhys Ford sur un tel univers. Soit ce premier tome est vraiment uniquement une introduction et c'est dommage de ne pas l'avoir rendu suffisamment prenant pour qu'on s'en contente, soit il y a vraiment de grosses lourdeurs dans ce récit et trop de ténèbres à force ben...on y voit plus grand chose.

    Les ténèbres de personnages annoncés comme principaux et qui n'en sont pas vraiment, ce brave Kismet est vraiment mignon mais à part morfler dans ses crises de manque, des visions à tendance médiumniques, et apporter pas mal d'emmerdes aux quatre cavaliers, quel est son intérêt ? Quid d'une quelconque personnalité ? Ce brave Mal (dont on attend toujours le développement de ses aspirations d'ailleurs) qui s'en amourache plus ou moins (à moins qu'ils soient juste meilleurs copains pour la life, j'sais pas), qui passe son temps à vouloir le sauver et Kizzie qui ne fait que partir pour à nouveau donner l'occas d’être sauvé... Une synergie inexistante pour un couple qui n'en est pas vraiment un (bon ça encore c'est un pur choix, on aime ou pas) au sein du foyer des quatre cavaliers de l'apocalypse. Deux hommes donc, tout gentils tout mignons, avec si peu de personnalité, que j'aurais du mal à les définir autrement que par ennuyeux. Passons et disons-nous qu'on va trouver notre bonheur ailleurs dans ce cas et regardons de plus près les autres personnages et pas des moindres.

    Les quatre cavaliers de l'apocalypse, vous voyez, pas n'importe qui hein, quatre gugusses quand même assez balaises puisqu'ils protègent notre monde des horreurs cachées derrière le voile protecteur de l'autre coté. Et encore une fois, ténèbres mes amis, celles de l'ennui encore (la dernière prise de bec de mes voisines au loto du quartier était plus épique que les batailles de ce quatuor), l'ennui fait de scènes confuses, et embrouillées de spectres mutants sans fins, où ça se bat dans une ruelle, dans un garage, dans un vestibule et où on ne sent jamais vraiment cette puissance surnaturelle des quatre colocs vu qu'ils passent beaucoup de temps à se prendre des balles et des raclées ! Le cafouillage omniprésent d’événements qui s’enchaînent, sans avoir un fil conducteur suffisant pour porter une intrigue forte, rend le tout complètement nébuleux et me fait penser à une sorte de série z qui enfile, les unes après les autres, les batailles mal filmées sans autre scénario que " vas y là tu tombes, là tu te relèves, là tu saignes, tu retombes eeeeeet coupez ".
    Le seul point de lumière dans tous ces personnages peu aboutis, c'est Ari ou Guerre, l'un des plus vieux cavaliers, et c'est aussi sa relation avec Mort qui est le plus intéressant, le plus clair et le plus compréhensible. Ari semble avoir un vrai caractère travaillé avec des facettes, des aspects et des particularités. Bref, tout ce qui peut donner naissance à un personnage et pas juste à un rôle. Et je dois bien avouer que c'est ce seul aspect qui m'a poussé à finir cette lecture tant elle m'a été pénible par le traitement de son texte.

    Les ténèbres de l’écriture de ce roman sont surement pour moi son plus gros point noir, au point que je pense sincèrement qu'il a complètement éteint l’éclat qu'il y a pu avoir à un moment ou un autre dans l'univers tenté par l'auteure. C'est  vraiment étrangement écrit et je ne saurais dire où se situe le problème entre le texte originel, la traduction ou les autres étapes mais ce qui est sur c'est que moi, en tant que lectrice, j'ai fonctionné à coup de doliprane pour le finir. On passe par des phrases vraiment bancales comme des "soudains hurlements" ou "soudains jets" et des expressions à la limite du non sens comme un "arc en ciel nocturne", on croule sous les participes présent et les gérondifs toutes les deux phrases qui pèsent lourd sur la fluidité. J'ai bien conscience qu'il n'est pas toujours aisé de traduire certaine plumes, certaines langues aux règles différentes des nôtres (et peut être même que certains romans ne sont pas forcement à traduire non plus) mais ici ça a été une des rares fois où j'ai failli ne pas finir le livre. Seule l'envie de savoir où cela menait m'a poussée à continuer et j'avoue que je n'en suis pas ressortie plus satisfaite pour autant.


    Bref, ce roman a été une grosse déception, en plus de m'avoir presque fatiguée, et il y a fort à parier que je ne tenterai pas ma chance sur la suite. Que cela ne vous arrête pas pour autant si l'univers vous tente, une chronique reste toujours un avis subjectif ne l'oublions pas. Yop.

    Merci à MxM Bookmark pour ce sp!

     

    Cavaliers de l'apocalypse de Rhys Ford

     

     

    Vous le trouverez ici : Cavaliers de l'apocalypse

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  • Un YA à découvrir encore chez MxM Bookmark, avec Sept larmes au creux de la mer de CB Lee publié en Septembre 2018 sous le label Teen Spirit.


    Le pitch:
    La mer cache bien des secrets...
    Kevin Luong a le cœur brisé le jour où, marchant au bord de l'océan, il se souvient de l'ancienne légende que sa mère lui avait racontée. Il laisse alors tomber sept larmes dans l'eau tout en formulant son souhait : "Je veux être heureux et amoureux... Juste un été..."
    C'est ainsi qu'il se retrouve à sauver un mystérieux garçon du Pacifique, un garçon qui plus tard apparaît sur le pas de sa porte en lui déclamant son amour. Ce qu'il ne sait pas, c'est que Morgan est un selkie et qu'il est là pour exaucer son souhait.
    À mesure qu'ils se rapprochent, Morgan est tiraillé entre les dangers du monde humain et son héritage au sein de la communauté selkie vers laquelle il doit revenir à la fin de l'été...

     

     

    Une histoire très jeune et qui vise les très jeunes avec une belle approche de la différence, de la découverte de l'autre et de ses premiers émois sexuels et sentimentaux.
    Une belle romance aux parfums de contes de fées et de légendes qui nous entraîne dans le monde des Selkies, ces êtres doués de la capacité d'exaucer les vœux des humains désespérés, de leur magie et de leur influence sur quelques hommes et femmes qui croisent leur route ou plutôt leurs vagues.

    Kevin est un jeune homme tout frais sorti de son coming out et d'une déception sentimentale, qui, bercé par le souvenir d'une belle histoire racontée par sa mère, laisse sept larmes s’échapper pour tenter le vœu d'un bonheur retrouvé. Morgan arrive, par magie, avec sa seule peau de phoque sur les épaules et toute la chaleur de son amour et de son âme pour réconforter le jeune garçon et partager avec lui un été sous les auspices de la joie d’être ensemble.
    Une romance juvénile, qui saura à merveille toucher les jeunes cœurs et peut-être même rassurer les jeunes esprits en plein questionnement. Oui, l'amour c'est l'amour et pas autre chose que l'on soit homme, femme ou selkie. Une gentille découverte sur le monde des hommes par le biais de Morgan, tout émerveillé de chaque nouveau pas posé à côté de celui qu'il est sensé combler. Une sorte de rencontre inter-espèce qui nous montre nos travers sous les aspects les plus divers : le côté sombre et cupide des hommes, l’éveil à la sexualité et la bizarrerie de nos pratiques aux odeurs de myrtille, l'humour de l’innocence, du jamais vu que Morgan ne cesse d'explorer...

    C'est une histoire qui me touche peu car elle est vraiment trop young pour moi mais elle me semble parfaite pour des ados, toute en sensibilité sans jamais rendre les choses trop édulcorées mais plutôt en les éclairant sous la lumière d'un certain romantisme. Une vision parfois mignonne, peut-être pas assez percutante pour nos jeunes d'aujourd'hui mais complètement calquée sur la magie de la fantasy ou du fantastique. Un roman servi par une belle narration, une très bonne facture sur laquelle on ne relève pas de défaut majeur mais qui manque toutefois d'un peu de palpitant pour vraiment emporter son lecteur. C'est bleu et c'est rose à la fois, c'est mouillé et très chaste, c'est très fleur bleue et ça conviendra parfaitement pour les âmes sensibles qui aiment lire avec leur doudou (le mien est depuis bien longtemps bardé de lanières de cuir !). Yop.
    Merci à nos partenaires MxM bookmark et Netgalley pour sp.

     

     

    Vous le trouverez ici : Sept larmes au creux de la mer
     
     

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  • El dia de los muertos, un ange, un démon, un flic au cœur tendre et une couv sublime pour ce Candome Tango-Lesrevenants de Brezo de Théodore Koshka  paru chez Mix Editions en Septembre 2018.

    Candombe Tango - Tome 1 Les revenants de Brezo  de Theodore KoshkaLe pitch: 

    Amérique latine, milieu des années 70.
    Dans les bidonvilles de Brezo, les morts ne trouvent plus le repos. Mercedes Muerte, la Mort en personne, est exaspérée et charge donc ses deux meilleurs agents d’enquêter sur terre (Bien que le tandem soit quelque peu... dysfonctionnel depuis la rupture de l’ange et du démon. Mais qu’importe ! Le travail passe avant tout.).

    Au hasard de l’enquête, les deux immortels croisent la route de l'inspecteur Navidad Mosqueira Etxeandia (Dad pour les intimes). Celui-ci est chargé d’élucider une sordide série de meurtres. Non content d’être responsable de l’agitation des morts, le croque-mitaine des villas miserías a aussi décidé de s’en prendre à des enfants ! Il n’en faut pas plus pour que les trois hommes se jettent à corps perdu dans cette affaire.

    Tout en peinant à admettre la nature surnaturelle de ses équipiers et de son suspect, Dad, policier non corrompu et sérieusement enfoncé dans son placard, doit gérer son attirance pour Sebastián, Amérindien psychorigide aux tatouages provocants, mais aussi pour Rafael, musicien bohème et frivole au sourire d'ange.

    S'ajoutent au quotidien de Dad : une fiancée lesbienne avec qui il forme un couple de façade, un commissaire russe adepte des jurons élaborés, des zombies bien sûr, un petit médium impertinent et les filles de l'accueil qui se moquent de son prénom en lui souhaitant chaque jour un Joyeux Noël.

    Ce ne sera pas une enquête de tout repos !

     

    Candombe Tango - Tome 1 Les revenants de Brezo  de Theodore Koshka


      Une atmosphère très particulière pour ce roman dense et très moite, une ambiance dessinée autour des morts, des spectres, des anges et autour d'une époque où les téléphones étaient encore reliés par un fil. Bienvenus chez les morts des 70's!

      Un univers où démons et zombies se croisent autour de Dad, ou Navidad, qui mène son enquête sur une série de meurtres de gamins des quartiers pauvres, tous assassinés dans le silence de la nuit. L’atmosphère est l'une des choses les plus prépondérante de ce récit, une ambiance sobrement travaillée qui ne tombe jamais dans la terreur, l'horreur et encore moins dans le glauque. La noirceur et les faits sont là, comme un catalogue, exposant ces mondes oniriques que les mortels ne perçoivent pas, le monde des anges et des démons chargés de récupérer nos morts et de veiller à ce que les passages se fassent d'une façon la plus discrète possible.

      Mais que se passe t-il si ces morts ne peuvent plus laisser leurs âmes accomplir leur périples les condamnant à errer dans le néant à cause d'un dangereux croque-mitaines?
    Et si ceux déjà parvenus à destination se mettent à semer le trouble en retrouvant leur famille  chez les mortels?
    Cela donne une bonne raison au couple Rafael et Sébastian, réunis contre le gré de ce dernier, d'intervenir, sous la houlette de Mercedes La Mort, pour résoudre cet événement terrible qui chamboule aussi bien le paradis que l'enfer. Cela donne matière à Rafi, un ange futile, laxiste et bon vivant de retrouver le plaisir des vivants avec son ex, le ténébreux et réfléchi Basti qui lui craint le contact et les émotions humaines qu'il a  tant de mal à laisser au fond de lui.

      Le démon Sébastian est un être pour qui les choses se pèsent  mûrement, pour qui les relations et les sentiments ne sont que souffrances à éviter et qui a besoin de partager avec l'autre une idée de l'absolu. Rafael, son ex, ne voit que par le partage avec tous de l'attraction et du désir, de l'assouvissement naturel des pulsions charnelles. Deux hommes opposés en tout, y compris dans leurs rôles quelque peu inversés, qui d'une certaine façon s'aiment encore, et vont croiser un vivant réveillant chez chacun d'eux leur part de lumière ou d'ombre. Rafi reste le lumineux Rafi, aimable, affable et prêt à tout donner à tout le monde aussi vite qu'il repartira sans créer d'attaches: un hédoniste qui s'assume tout en bonté et compassion. Basti prend les choses beaucoup plus sérieusement, n'envisageant les choses qu'en terme de fidélité et d'assurance, caché derrière son apparence toute faite d'histoire et de tatouages impressionnants. C'est un personnage sombre et romantique correspondant très bien à cette époque plus ancienne d'où il vient et même si l'amour qu'il porte à Rafi est encore là ,il se voit ressentir des choses pour un vivant qui le réchauffent mais qui le poussent aussi dans ses peurs et ses limites.
    Deux êtres tout aussi faillibles que les hommes, qui n’ont de supérieur que leurs statuts empiriques et qui vont aider avec ferveur Navidad, ce jeune policier motivé et motivant, dans les méandres de son enquête. Dad est un personnage très attachant, paraissant plus fragile qu'il ne l'est et peut-être pas assez surpris, à mon gout, de ce nouvel univers qui s'ouvre à lui. Il semble avoir trouvé un compromis de vie facile, pratique dans une époque et un lieu pas forcement ouverts à l'homosexualité.

      Un format de romance un peu à part ni vraiment romance, ni couple, ni trio, juste trois hommes, leurs désirs et leur perceptions de l'amour, deux tentations comme posées sur les épaules de Dad quand l'ange n'est pas le plus sage et le démon le moins romantique et que le mortel reste peut-être le plus raisonnable des trois. Une forme qui moi, m'a beaucoup plu, qui donne sa pleine place du coup à l'intrigue et laisse, avec une certaine douceur, les sentiments flotter au fil des pages: à chacun de se saisir de ceux qui lui plaisent ou l'attirent le plus.

      Le roman est très bien écrit, une plume que l'on suit avec beaucoup de facilite même si elle fait preuve d'un talentueux mélange de simplicité et de richesse vocable. Le rythme est régulier et c'est  peut-être là le problème, c'est régulier: ça ne faiblit pas mais ça n’évolue pas beaucoup non plus. On finit par sentir comme une certaine langueur qui parfois correspond totalement à cette atmosphère des lieux et des événements mais parfois ça frôle un peu le manque de sensation,  le manque d'intensité. J'aurais par exemple apprécié un peu plus d'approche de ces années 70 et de la vie policière dans ce contexte temporel et géographique. 
    Une enquête à la fois précise et brouillonne qu'on nous explique comme complexe alors qu'elle est assez aisée à suivre, une intrigue bien travaillée et bien fournie à laquelle il manque, une fois encore, cette intensité qu'on aimerait trouver dans l'angoisse des meurtres, la peur du surnaturel et de l’immatériel et la force des sentiments incertains de deux hommes séparés mais toujours proches. Peu d’incohérences, si ce n'est le méchant un peu trop puissant par moment alors qu'il n'a physiquement pas forcement la capacité à l’être et que nos deux êtres venus d'ailleurs  semblent quelque peu démunis face à lui.On a surtout un texte très agréable, sans fautes, sans coquilles, sans phrasés bancals, bref, un texte abouti comme on en trouve souvent chez Mix Editions. Un vrai roman d'ambiance, au-delà d'un simple m/m, dans lequel c'est un vrai plaisir de se plonger.

     Un gros bonus pour le chef de Dad, ce supérieur aux accents russes qui sait créer des insultes des plus savoureuses plus vite que son ombre !! Yop.

    Merci à Mix Editions pour ce sp!

     

         Candombe Tango - Tome 1 Les revenants de Brezo  de Theodore Koshka

     

     

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  • Résumé :

    Kane Matthews, Alpha de sa petite meute de loups à Cloverleah a été amené à croire que trouver un compagnon était impossible pour un homme gay et a vécu sa vie en conséquence. Chassé de sa meute natale des années auparavant à cause de son orientation sexuelle, Kane s’est bâti une vie solide et confortable pour lui-même dans la petite ville de Cloverleah.

    Imaginez sa surprise quand une visite imprévue au restaurant de la petite ville provoque un flot d’émotions chez lui qu’il ne pensait pas possible – et pas le moindre de tous : le désir. Mais découvrir qu’il est possible pour des loups-garous d’avoir des compagnons gays est juste une des choses que Kane doit surmonter s’il veut le futur éternel qu’il espérait.

    Shawn Bailey ne s’attendait pas à trouver son compagnon. Il est tout simplement trop différent – un « autre » qui a le pouvoir d’instiller la peur dans tout autre garou. Après avoir passé dix ans à fuir son père et son Alpha, il passe la plus grande partie de son temps à simplement essayer de rester en vie. Lorsqu’une rencontre fortuite le mène face à son compagnon, Shawn doit décider si l’homme en face de lui vaut la peine de rester ici.  

    Date de parution : Fèvrier 2014      Publié par : Men Over The Rainbow

    Le loup réticent    -Série Meute de Cloverleah tome 1-  de Lisa Oliver

     

     A force de voir passer des avis et d'en entendre parler, cette série m'intriguait. Je me suis donc procuré le tome 1. La couverture  du roman broché est fantastique, j'en suis restée ... waouh! Un très bon point puisque ça donne envie de le lire!

    Quant à l'histoire... Disons qu'il n'y a pas de difficulté majeure dans sa lecture. On le découvre tranquillement, sans se prendre la tête et surtout on ne quitte sa lecture qu'à la dernière page du roman. Ne cherchez pas des traces de philosophie ou autres. Ce n'est absolument pas le but recherché. C'est un roman qui fait du bien et c'est tout. 

    Les personnages que l'on y croise sont tout aussi intrigants les uns que les autres. Le récit laisse augurer que nous retrouverons la plupart d'entre eux dans les autres volumes de 'La meute de Cloverleah'. On sent cet effet domino de la découverte de Kane et Shawn en tant que compagnons. Cela bouleverse leur monde puisque deux compagnons mâles ne devraient pas pouvoir se revendiquer. Ainsi, chaque membre de cette petite meute caresse l'espoir de rencontrer celui qui lui sera destiné. Et c'est là qu'intervient l'effet domino puisque plusieurs couples sont en voie de se former. Les possibilités d'unions se trouvent alors plus que nombreuses et on ne peut que trépigner d'impatience pour lire les histoires consacrées à tous ces hommes.  

    C'est un livre à conseiller pour passer un moment tranquille, sans avoir à réfléchir et se laisser entraîner par celui-ci. Ce que je considère comme une agréable surprise.

    Manon

     

     

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  • Toujours en plein ménage de ma pal, cette fois c'est le tour de De chair et d'ombre écrit par Alex Lether ou les aventures fantastiques de Méthias et Adamon publiées chez Harlequin en 2013.

     

     

    De chair et d'Ombre d' Alex Lether

     

    Le pitch:

    La nuit, l’Ombre est le plus grand des voleurs du royaume, mais aussi l’espion du roi. Le jour, il redevient Méthias, courtisan nonchalant dont tous les nobles se méfient. Adamon, le chef de la garde, n’en a aucune idée et continue de traquer l’Ombre sans relâche comme l’ennemi public numéro 1. Pourtant, sans le savoir, il connaît depuis l’adolescence cet homme qu’il rêve de capturer. Et non seulement il le connaît, mais il en est très proche. Si proche, que ce dernier éprouve pour lui des sentiments qu’il a de plus en plus de mal à dissimuler…

     

    De chair et d'Ombre d' Alex Lether

    Un récit médiéval fantasy très mignon, et surtout très bien écrit, qui nous promène dans le cœur sombre d'une contrée, aux prises d'un méchant sortilège, en compagnie d'un Arsène Lupin en cuir, sexy et retors et d'un commandant de la garde royale, glacial et viril. Vous la voyez l’étincelle?

    Un Harlequin de très bonne facture qui nous fait voyager dans un univers fait de démons et de gentes dames, de princes guerriers et de prêtres démoniaques. Un monde où Méthias, aguerri de toutes ses pérégrinations avec sa mère guérisseuse, tout deux échappés d'un harem sous le joug d'un père violent, se livre à ses exactions de cambrioleur farfelu la nuit et de dandy caustique et agaçant le jour.
    Méthias est troublant, discret, dans ses rapports au monde et fusionnel avec sa mère quand ses mots font de lui un personnage public féroce que beaucoup craignent et détestent. Les seules constantes dans sa vie sont ses sentiments pour le jeune commandant et les troubles angoissants de son passé qui lui griffent le cœur depuis bien des années. Lutter avec les mots, biaiser avec la vérité, jongler avec l'agilité physique qui le caractérise sont les seuls moyens de faire face à un monde qui ne le connait pas et ne cherche surtout pas à le faire. Une personnalité à moult facettes qui, au fond, ne cache qu'un cœur depuis longtemps épris d'un seul homme , le commandant Adamon (tsss tsss efface toi vite cette image de commandant Adama du Battlestar on en est loin).

    Celui-ci n'a toujours eu que mépris pour le jeune fils de la maîtresse du roi et ce n'est qu'au fil de leur enquête et combat contre une force démoniaque menaçant le royaume que leur relation évolue sur une romance pleine de frissons. Adamon, qui a déjà comme les autres son idée tout faite sur Méthias, glisse doucement mais surement dans cette attraction que les doux yeux bruns exercent sur lui au fil des rencontres impromptues. Si aimer un homme ne lui avait jamais caresser l'esprit cela arrive bien vite grâce aux joutes avec cette ombre qui lui échappe depuis des années. Cette ombre célèbre qui lui file entre les doigts tout comme lui échappent totalement la vraie personnalité de Méthias, le lien tenu qui s'est tissé entre eux malgré tout et surtout l'amour qu'il ignorait porter en lui sans savoir à qui l'offrir.

    Une très belle histoire dans un univers sobrement décrit et pourtant très présent, où la dynamique d'opposition de deux hommes marche à merveille sans jamais trop en faire. Une vraie romance romantique avec du flûtiau et des bruits d'épées en fond sonore et de belles robes de dames qui ballaient les dalles des grandes salles du château derrière leurs pas évanescents. Deux héros qu'on a épié, comme planqué derrière une tourelle, jusqu’à surprendre leur premier baiser et leur premier vrai amour pendant que démons et rois se livrent une bataille épique. C'est doux et poétique, ça sent le pantalon de cuir engoncé dans de grandes cuissardes et le lierre grimpant le long des bâtisses royales .C'est chaud et romantique comme la sueur d'une peau qui vient d’ôter son armure pour retrouver celui dont elle attends les baisers bref, ça se lit avec vraiment beaucoup de plaisir et le plaisir comme chacun sait ça se boude pas. Yop.

     

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  • Résumé:

    Arthur MacArthur a besoin d’un emploi, et ce n’est pas qu’une question d’argent. Avant de laisser tomber les cours pour s’occuper de sa petite sœur, il adorait être assistant de recherches à l’université. Mais travailler pour un dragon, l’une des créatures magiques les plus rares et incomprises, mène à quelques complications. Si Arthur est le seul candidat à ne pas craindre Philbert Jones sous sa forme de dragon, l’attirance qu’il ressent bouleverse son monde.

    Philbert – Bertie – est un historien brillant, mais incapable de retrouver ses notes sans aide. Sa maison est un labyrinthe de livres et d’antiquités, d’où la nécessité d’avoir un assistant. Organiser tout cela est un rêve devenu réalité pour Arthur, qui souhaitait ardemment devenir archiviste. Mais il ne comprend pas l’intérêt que lui porte Bertie. Après tout, les dragons collectionnent les trésors, et Arthur n’a rien d’extraordinaire…

    Date de parution : 2018          Publié par : MxM Bookmark

    Guide pour apprivoiser un dragon   -Bestiaire amoureux tome 2-    de R.Cooper

     

    Si vous n'avez pas lu le volume un, il n'y  pas de quoi vous inquiéter. Ce second tome du "Bestiaire amoureux" peut se lire indépendamment du premier vu qu'aucune référence n'y est vraiment faite.

    Je n'aime pas parler de la manière dont écrit un auteur. Ce qui importe à mes yeux est la façon dont celui-ci s'y prend pour m'entraîner dans son imaginaire. Pour une fois, je voudrais juste souligner la richesse et l'intensité de l'écriture de R.Cooper.

    Nous somme bien loin de l'univers quelque peu survolté de "Guide de séduction en terrain hostile". L'atmosphère est ici plus cérébrale et intimiste. Arthur et Bertie se trouvent presque toujours dans la maison de ce dernier. Cette dernière me faisant penser à une sorte de grotte douillette rien qu"à eux.

    On remarque la belle entente entre nos deux personnages. Arthur, qui n'a pas confiance en lui, presque archiviste qui aime le travail pour lequel il a été engagé. Le jeune homme a une vie compliquée mais ne la laisse pas interférer avec son travail. Même si une seule écaille de dragon pourrait changer la donne et résoudre ses problèmes. Arthur a une curiosité saine qui enchante le dragon. Bertie aime partager son savoir. Surtout avec son garçon. L'historien est bien loin de l'image populaire qu'on peut se faire d'un dragon. Il se montre aimable et particulièrement protecteur envers Arthur.

    Encore un savoureux moment de lecture qui amène à un regard nouveau sur les dragons et leurs trésors. C'est toujours difficile de lâcher un livre qui vous plaît et celui-ci n'a pas échappé à la règle vu que je l'ai simplement dévoré.

                                                                                                                                               Manon

     

     

     

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  • C'est parti pour Stupéfiant de Kim Fielding sorti en 2018 chez Sidh Press.
    Ce bouquin avec sa couv sublime (une de mes préférées avec son petit coté movie) m'avait séduite au point de l'acheter directement en papier, ce fut un bon moment, pas le meilleur Fielding certes, mais suffisamment bon pour réveiller ma nostalgie.

     

    Stupéfiant! de Kim Fielding (second avis)Le pitch:
    Carter Evans est le créateur et l’éditeur en chef de Stupéfiant !, un magazine publiant des fictions de l’imaginaire autrefois célèbre et qui vit désormais ses dernières heures. Non seulement il ne peut rien faire pour le sauver, mais il est coincé dans le trou à rat qui lui sert d’appartement et n’a que peu de proches. Il ne voit donc pas ce qu’il pourrait faire de sa vie après son magazine. Et il est clair que l’alcool n’aide pas. Il craque complètement quand il reçoit une autre horrible soumission d’un certain J. Harper et, sous l’influence de l’alcool, il lui envoie une lettre de refus qu’il regrettera bien vite.
    J. Harper est en réalité John Harper, un homme adorable qui ressemble à une star des années 50 et prétend être un extra-terrestre. Malgré les délires de John, les excuses de Carter deviennent rapidement quelque chose de plus, tandis que les deux hommes solitaires se retrouvent irrémédiablement attirés l’un par l’autre. Sans comprendre ce qui l’attache autant à John, Carter l’invite dans un road trip avec ses meilleurs amis. Mais tandis qu’ils voyagent, Carter n’est pas au bout de ses surprises, et il ne pourra pas échapper à un cœur brisé... et peut-être la promesse d’un avenir à deux.

     

    Stupéfiant! de Kim Fielding (second avis)

     

    Un des premiers atouts de ce roman est certainement son humour assez vivifiant sur le monde l’écriture qu'elle soit d'auteur ou de fan ; c'est un vrai plaisir de voir aborder nos petits travers à tous avec des mots toujours bien choisis pour chaque situation.

    Nous découvrons un Carter apathique qui semble se noyer dans l'ennui et l’échec mais surtout dans l'alcool qui rend les deux premiers supportables.
    Son magazine, son bébé est en train de mourir à petits feux et c'est bien évidemment très douloureux pour lui d'admettre la fin d'une entreprise qui devait lui permettre de changer les choses et d’être reconnu. L'auteur nous entraîne sur l'idée de la perte de nos espoirs et de nos idéaux avec beaucoup de nostalgie en abordant le monde de l’écriture s.f, fantasy et autres styles du genre. Une écriture aux images originales, qui n'a rien d'explosive en soit,mais qui touche toujours au but en trouvant à chaque fois l'expression parfaite.

    Assailli d'envoi de nouvelles, toutes plus horribles les unes que les autres, écrites par un fan de son magazine mourant, Carter décide sur un coup de tête et peut être sur un coup de désespoir, de prendre le volant pour aller à la rencontre de ce mystérieux fan. Ce voyage va permettre ,sans qu'il le sache encore, à notre homme de sortir de sa petite vie grise et d’accepter enfin la mort de ce qu'il croyait être sa part de participation au changement dans le monde . Il va tant bien que mal essayer de mettre de coté une vie consacrée au monde du fantastique et aux jeunes auteurs en devenir jusqu’à sa rencontre avec l’étrange John qui va définitivement lui prouver que les choses ne sont pas toujours telles que l'on croit.

    John et Carter courent beaucoup, font beaucoup l'amour et apprennent chacun à découvrir de nouveaux horizons. Si Carter semblait croire qu'il avait beaucoup perdu, il réalise peu à peu tout ce qu'il a gagné au contact de John, en particulier ce nouveau lui qui refoule ses peurs qui donnaient à sa vie ce sentiment si fort d’échec.
    Une belle histoire entre deux types un peu (beaucoup pour l'un) hors normes.
    Le couple d'amis avec son comparse et ex de jeunesse et les clins d’œil à Got sont très drôles pour qui, comme moi, est fan de la série.

    Un doux roman hommage à la littérature bd, sf, fanzine qui me rappelle mes jeunes années où j’étais persuadée que Huxley,Herbert et Barjavel n’étaient pas des êtres humains pour distiller un tel génie, qu'une vie sans avoir lu un Stephen King n'en était pas une.
    Un récit qui surfe sur mes souvenirs de Rencontre du troisième type et de ma collection de comics qui a finit sur les étagères de mon fils pour une nouvelle vie et qui nous dit qu'on est finalement tous restés envieux de ce petit garçon qui aidait E.T. à rentrer maison.

    Pour finir, je dirais que Stupéfiant touche du doigt ce que chaque auteur ou autre artiste, peut ressentir un jour face à l'analyse de son parcours qu'il soit baigné de réussite ou, bien plus souvent, resté dans les arcanes de la discrétion et de la remise en question personnelle de ses espoirs. Yop.

                                                                          

    Stupéfiant! de Kim Fielding (second avis)

     

     

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  • Je crois bien que je viens de me taper mon premier AVL (accident vasculaire littéraire ) avec un roman M/M. L'objet du délit ? La Noirceur Des Etoiles - livre1 Les yeux noirs de Jessica Naide sorti en auto-édition. (Il est depuis publié chez MxM Bookmark)


     La Noirceur Des Etoiles -livre1 Les yeux noirs  de Jessica Naide. Le pitch:

    L’univers est vaste, la Nature n’y a plus sa place, et la Deuxième Ethnie n’y voit que source de profit et de conquêtes. N’étant plus le bienvenu dans la plupart des galaxies, le capitaine Iwata Kazuya arpente l’univers en compagnie de son équipage à bord de son vaisseau, le Sekai. Jusqu’au jour où son voyage lui fait croiser la route d’un vaisseau en perdition et qu’il sauve d’une mort certaine un jeune homme à la mémoire évanouie.
    Le passé à ses trousses, et confronté à lui-même, Kazuya peut-il faire confiance à cet homme qui ignore d’où il vient et ce dont il est capable ?
    Des souvenirs douloureux aux visions prophétiques, Kazuya tentera à ses côtés de trouver la réponse à la question qui le hante depuis toujours : dans un univers où la Nature n’est plus qu’une légende, pourquoi celle-ci continue-t-elle de l’appeler sans relâche ?

     

     

     La Noirceur Des Etoiles -livre1 Les yeux noirs  de Jessica Naide.

     

    De la pure Sf mm à la française, 305 pages de space opéra à mi chemin entre Star Trek et Battlestar Galactica avec un soupçon de l’ésotérisme de Dune !! Tout un programme n'est-ce pas? Ce livre est un vrai paradoxe (non, non pas spatio-temporel, je ne vais pas la faire celle-la !!); paradoxe qui est bien sur la cause de ma récente pathologie. 

      Je m'explique: l'écriture de Jessica Naide est plutôt simple, propre et concise et j'irais même jusqu’à dire qu'elle n'a rien d'extraordinaire sans avoir pour autant de défaut particulier à soulever.
      Mais alors, comment réussit elle à nous livrer une histoire aussi captivante, passionnante, enivrante (ça marche aussi avec plein d'adjectifs où tu peux coller un ante è la fin), une intrigue qui dès les premières pages t'emporte littéralement, te prive de toute notion du temps qui passe ? J'ai eu beau me creuser la tête, je n'ai pas trouvé la réponse et je me suis juste laissée séduire par l’épopée du Sékai et de ses occupants! C'est bien simple, dès la dixième page je savais déjà que j’étais foutue, que je serais totalement accro au capitaine Kazuya et son équipe, que je serais complètement ensevelie dans cette ambiance spatiale sombre et ce contexte futuriste que l'on devine lourd de pertes pour l'humanité!
    Une dystopie bordel, elle a osée, elle l'a fait! Un space opéra dystopique donc, par le biais de l'errance d'un vaisseau dans l'espace (où personne ne vous entendra crier #paietacultureduneautreepoque) à la recherche de minerais et de vivres, éléments vitaux à la survie de l’équipe et à l’avènement de leur quête .

      Un début de récit en huis clos, très haletant avec ce qu'il faut de mystère et d'humour, des scènes d'actions sobres, scénarisées avec la minutie d'un story board, qui ne croulent pas sous des effets explosifs pour simuler une montée d’adrénaline. D'autres passages plus calmes, plus profonds qui peu à peu laissent la vraie intrigue et ses secrets se révéler au lecteur: la quête du Sékai et de son capitaine visionnaire.
      Un univers très bien construit et des personnages sobrement décrits, avec des noms d'origine asiatique qui au départ me perdaient un peu (l'auteur ayant vécu au Japon on sent pointer la finesse de cette culture dans les échanges et les comportements des divers protagonistes), mais qui peu à peu prennent vie d'une façon magique. L'auteur a visiblement pris le parti de livrer un roman presque nu de description, nous laissant créer nos propres codes et nos propres critères esthétiques sans jamais nous priver de la moindre information nécessaire à la cohésion du récit. Pas un seul passage n'est superflu ou même juste "moins bien", c'est hallucinant ce rythme constant qu'elle parvient à maintenir du début à la fin. Je n'ai pas trouvé un seul moment que j'aurais aimé lire autrement, pas une seule phrase de trop, pas une seule expression malvenue ou maladroite, rien, nada, zéro défaut de consistance dans le contenu!!

     

     La Noirceur Des Etoiles -livre1 Les yeux noirs  de Jessica Naide.



     Les personnages? Parfaits aussi, pas de surhommes, pas de souffreteux que t'as envie de secouer, pas de héros anabolisés qui se mord la lèvre inférieure et dieu merci, alléluia, dans l'espace il n'y a pas de papillons non plus et rien que de l’écrire j'en jouirais presque!!

       Iwata Kazuya et Sotcha se découvrent peu à peu, au même rythme que nous, lecteurs, découvrons les mystères des tatouages du capitaine et des forêts légendaires qui ont disparu, qui semblent même ne jamais avoir existé. Deux hommes aussi différents que semblables, deux êtres aussi normaux que exceptionnels ( je vous le dis elle est très forte cette Jessica), deux personnages aussi jeunes qu'ils sont déjà vieux d'une vie à la fois belle, normale, difficile ou cruelle, deux héros qui enfin se croisent dans un monde galactique parfumé du goût de notre Histoire et de ses chaos.
       Kazuya, qui aurait tout du ténébreux habituel, est au contraire bourré d'humanité, de douleurs mais aussi de joies à travers ses souvenirs, un être blessé mais toujours volontaire et déterminé à œuvrer pour un futur.
      Sotcha, d'emblée le mystère de l'histoire, est celui par qui les questions arrivent aussi bien pour nous que pour l’équipe. Il est jeune, fragile et éternel à la fois, tranquille et sauvage dans la recherche de sa propre histoire. Il est la part de mystère qui réveille celle qui sommeille en Iwata et qui la rejoint dans une douceur amoureuse timide au départ puis plus profonde, plus certaine, avec des scènes d'une douceur et d'une poésie plutôt rares dans un mm.

     La Noirceur Des Etoiles -livre1 Les yeux noirs  de Jessica Naide.


       Yui, la pilote, est vive et malicieuse, pleine d'entrain, c'est la part de lumière qui réchauffe un vaisseau perdu dans l’obscurité des galaxies, la part féminine de l’équipe (même si elle n'est pas la seule femme du roman), elle est à la fois sœur, amie, amante, guerrière, elle est la somme de plusieurs aspects de la Femme enfermés dans un même corps avec une personnalité beaucoup plus riche qu'il n'y paraît. Ses échanges avec Shijiro, le cuisinier mécano du vaisseau, sont plutôt drôles; une vraie bouffée d'air frais dans cette ambiance pesante où règne pourtant l'amour des uns pour les autres .

      Taika le second, mais on pourrait le voir comme un frère pour Kazuya, est l'aspect purement réfléchi, philosophique et pourtant il est l’étincelle qui sort le capitaine d'une vie toute tracée, qui  nous donne aussi envie d'en savoir beaucoup plus sur lui et son passé .
       
       Puis vient le moment crucial où le capitaine Iwata, au passé trouble encombré d'actes de guerre et de renoncements à des croyances illusoires, livre son histoire et celle du Sékai à Sotcha, l'histoire de la résistance qui tout en le plongeant dans une fuite perpétuelle lui ouvre les portes de sa destinée, de leur destinée. Ce moment qui lance définitivement l’épopée née sous les doigts de Jessica Naide et qui, toi lecteur/trice te piège complètement dans un nouvel univers qui tient ses promesses du début à la fin.

       Un destin dans lequel j'ai plongé avec une surprise énorme, un roman qui m'a donné, je ne saurais même pas dire pourquoi vraiment, une des plus grosses claques du moment, je songe sérieusement à supplier l'auteure pour qu'elle me confie les prochains tomes de sa saga à chroniquer ( je suis prête à dealer ma réserve personnelle de chocolat #clindoeilsubtil )!! Un premier tome très abouti ( quelques très légères maladresses ou erreurs de correction surfent encore ici ou là sans que ça ne gêne en rien ) qui ne laisse pas sur sa faim et qui en plus te donne l'envie fulgurante de harceler l'auteur pour avoir la suite ( et non je n'avouerai pas si je l'ai fait ou pas ..)

    Si vous avez pu lire mon pavé ampoulé alors vous n'avez aucunes excuses pour ne pas lire La noirceur des étoiles qui lui est une vrai découverte !Yop.

    NB: Le seul bémol  (faut bien que j'en trouve un sinon on va croire que je suis payée) pour moi serait la couv alors que je préfère nettement l'illustration choisie par l'auteure pour son site. 

     

     

                                              La Noirceur Des Etoiles -livre1 Les yeux noirs  de Jessica Naide.

     

     

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  • Résumé:

    Une tempête de neige dans le sud, le jour du Nouvel An, est la recette parfaite pour une catastrophe. Après deux incidents dévastateurs, Kirk attend qu'un troisième désastre se produise lorsque, tout naturellement, deux chats errants arrivent sur son palier durant la tempête et décident de faire comme chez eux dans sa maison. Kirk et son grand cœur les laissent rester, même s'il y a décidément quelque chose de bizarre avec ces nouveaux félins bien trop amicaux.

    À l'abri du mauvais temps et remplis de thon, Dolf et Tal sont contents d'être blottis dans la maison de Kirk. Mais ensuite, leur humain se rend à l'extérieur à la recherche de bûches pour la cheminée et fait une chute violente qui le laisse inconscient. Les deux chats n'ont plus d'autres choix que de révéler leur identité.

    Kirk se réveille et découvre que les deux chats sont en réalité Dolf et Tal ; deux chats métamorphes qui sont ses partenaires destinés. Faire partie d'un trio félin est déjà suffisamment difficile à encaisser pour Kirk, mais il apprend rapidement qu'ils viennent d'un clan qui ne croit pas que les humains et les métamorphes devraient se mélanger. Kirk a conscience que ces deux chats sont sur le point de faire basculer sa vie. Cependant, il ne sait pas que les vraies difficultés se trouvent devant lui.

    Date de parution: Août 2016       Publié par: Dreamspinner press

    Jamais deux sans trois     de M.A. Church

     

    Une lecture légère, agréable et qui tient son lecteur en haleine. Une histoire fantastique dans laquelle il est question de métamorphes, de trio, d'acceptation inter espèces. 

    Kirk a été revendiqué par ses partenaires, Dolf et Tal qui ont la particularité de se transformer en chat. Ces trois-là sont parfaitement complémentaires. On ne peut nier l'équilibre évident des personnalités dans ce trio. Dolf est le futur alpha du clan. Un homme fort, têtu qui dirige. Tal est la douceur, l'idée que l'on peut se faire d'un prince timide et fragile (pas si fragile que ça mais..). Et il y a Kirk. Cet humain qui se retrouve happé dans un monde dont il ne soupçonnait pas l'existence mais qu'il accepte rapidement. Son caractère oscille entre ceux de ses partenaires. Pour résumer: un trio qui fonctionne avec un naturel déconcertant. Chacun y trouve sa place. C'est simple et sans heurts. 

    Le Livre a quelques bons mots et moments qui m'ont fait rire. Quant au découpage des chapitres, il essaie de se focaliser sur le point de vue d'un des membres du trio. Ce qui tente de renforcer l'équilibre de ce trouple. 

    J'avoue m'être laissée emporter par cette lecture qui m'a fait passé un délicieux moment même si j'ai trouvé celle-ci trop rapide à mon goût. J'en aurai aimé un peu plus. Heureusement pour moi que d'autres titres font suite à ce premier tome.

                                                                                                                                    Manon

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  • Merci à la charmante (oui elle l'est, suffit de la suivre sur sa page pour apprécier une vraie feelgood attitude) Lora Ly pour m'avoir confié son Coalition sorti en mars 2018 chez Men Over the Rainbow.

     

    Coalition de Lora Ly Le pitch:
    Quand le Président de l'Europe Unie révèle l'existence des métamorphes à la population, l'alpha de la meute d'Ambre et le chef des équipes d'interventions spéciales humaines en profitent pour créer un corps d'élite, mélangeant hommes et garous. L'adjudant Kyle Derril était l'un des meilleurs snipers au monde. Suite à des problèmes familiaux, il décide d'arrêter les missions pour occuper un poste d'instructeur militaire. Lorsque le colonel Varat lui propose de faire partie de l'unité inter-espèces, l'étincelle dans ses yeux se rallume. Sa rencontre avec le bêta de la meute d'Ambre bouleverse toutes ses attentes. Vinceslav est volontaire pour faire partie de cette coalition. Travailler avec des humains peut permettre à sa meute de s'intégrer en douceur. Ce défi lui offre également une bouffée d'oxygène bien nécessaire. Il émet cependant un doute quant à la rapidité d'exécution des hommes.Le caractère et le physique de Kyle l'attirent d'emblée. Son loup s'agite et montre des signes d'intérêt pour la première fois depuis bien longtemps. Est-il possible que cet humain soit le compagnon qu'il attend depuis si longtemps ?

    Coalition de Lora Ly


      Pour vous parler de ce métamorphe je choisis moi même de laisser sortir les deux cotés de mon âme lectrice: la première à s'exprimer sera la lectrice addict , celle qui se roule sans remord dans tous les romans mm possibles, celle qui se pâme honteusement en se bâfrant de chocolat noir 85% (très important de se déculpabiliser avec le pourcentage du chocolat, je vous assure !!) devant un doublé de six packs, celle qui tombe lamentablement dans tous les codes les plus sournois de la romance gay.

      Ce roman , paré d'une très belle couverture(un vrai plus pour moi), présente un univers fantastique intéressant et bien pensé tant sur la partie militaire et entrainement que sur la partie anticipation où même les aspects écologiques et moraux sont bien évoqués sans trop en faire non plus.
     Des que l'histoire se concentre sur l’équipe intergenre, on y plonge avec une facilité déconcertante ; on prend très vite un grand plaisir à découvrir les différents personnages et à attendre les interactions des différents duos formés. L’épisode de la rencontre humain /garous est franchement hilarante ( j'ai vraiment,vraiment ,vraiment éclaté de rire ) et on tombe sous le charme de l'humour de Christophe comme sous celui de la simplicité et de la douceur de Kyle . Les divers  protagonistes ont tous une personnalité bien définie mais une psychologie peut être pas encore assez mise en valeur (cela peut se justifie  pour un premier tome introductif ) .

      Le schéma d'attraction immédiate entre Vince et son destiné sur fond de provoc marche plutôt bien , ça nous promets des moments très chauds et ils le sont !! Vince est bien sur un pur métamorphe du genre, séducteur imparable ,râleur par moment mais aussi charmant dans son approche . Kyle quand à lui ,j'en remercie l'auteur ,ne tombe pas dans le piège de la résistance inutile à un amour déjà certain mais reste néanmoins sur la réserve quand au coté définitif de la revendication , ce que l'on peut comprendre et donne donc au personnage une certaine logique fortement appréciable.

      Même si la narration parfois maladroite pèse sur le rythme de certains passages, tout ce qui concerne la vie militaire est rudement bien retranscrit, posé sur un travail de recherche évident et les épisodes sur la vie commune des hommes et des métamorphes sont très prenants regagnant ainsi le rythme perdu un peu plus tôt. L'auteur nous laisse déjà deviner d'autres possibilités pour ses personnages (j'ai hâte de voir ce qu'un Mika peut faire à un Christophe, ça va promettre du lourd!! ) et les événements qui se déroulent au fil des pages conservent tous une bonne logique , un attrait qui s’accroît au fur et à mesure de la lecture.
    Beaucoup d'humour et de clin d’œil, que ce soit à Twillight ou Kipling, que j'ai particulièrement apprécié , des petits mots tendres qui tombent plutôt bien dans un contexte habituellement trop "virilisé" . Un beau final tout en suspens avec The scène ou chacun risque de perdre sa moitié, nous garantissant ainsi un happy end réjouissant.

    Mon autre cote, par contre, celui de la lectrice critique, je l'avoue , a tiqué sur plusieurs points.
      Il s'agit certes d'un premier roman  et l'on sent bien l'influence des lectures mm et la passion pour le genre de l'auteure. On en retrouve d'ailleurs certains des cotés que j’apprécie le moins avec des phrases déjà lues, des terminologies maladroites et non adéquates avec les héros , une narration parfois naïve et un peu trop axée sur un descriptif inutile qui malheureusement ont eu, pour moi,l'effet de nuire au rythme et à la cohésion du récit.
      Les scènes familiales ,par exemple, sont un peu trop longues , un peu trop fades , les dialogues trop châtiés à mon gout et pas toujours adaptés à leurs personnages .
    Si le coté classique du genre métamorphe ne m'a pas dérangé du tout, les quelques lourdeurs citées plus haut, les petites incohérences, le coté sitcom familiale des années 80 en revanche me font dire que le roman manque d'une bonne relecture finale qui aurait pallié à ces désagréments.

    Un premier tome donc qui se laisse lire agréablement mais sans surprise, qui j’espère poussera l'auteure (dans les suites prévues que je lirais certainement ) à s’émarger des habitudes et des codes trop convenus du mm et à laisser enfin sortir sa vraie plume qui ,j'en suis certaine , dort tranquillement sous une petite couche de timidité d'écrivain. Yop.

     

    Coalition de Lora Ly

     

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