• Une chance de marquer: le défi des coachs,sorti le 4 juillet 2019, un cinquième  opus de la série d'Avon Gale qui a nouveau nous présente un  nouveau couple aussi bourrin que sexy.


    Le Défi des coachs: une chance de marquer 5 d'Avon GaleLe pitch: 

    Cela fait des décennies qu’un chantage a forcé Troy Callahan à se retirer du hockey professionnel, et il s’est construit une carrière couronnée de succès derrière le banc. Lorsqu’on lui offre la possibilité d’entraîner les Ravens d’Asheville – l’équipe la plus détestée de la ECHL –, il est convaincu que son attitude pragmatique est précisément ce qu’il faut pour que l’équipe se concentre à nouveau sur le hockey. Mais Troy est découragé quand il découvre que les Ravens ont fait appel à Shane North, un joueur connu pour son agressivité – en particulier lorsque la beauté sauvage de Shane lui donne des pensées inappropriées envers un joueur, même si ce dernier est décidé à prendre sa retraite à la fin de la saison.

    La carrière de Shane dans les majors n’a jamais vraiment décollé. Voulant se retirer selon ses propres termes, il accepte de signer un contrat d’un an avec les Ravens et se retrouve avec un entraîneur qui pense qu’il est une brute vieillissante et une équipe qui ne fait confiance ni à lui ni à Troy. Malgré sa détermination à ne pas s’impliquer, Shane devient à contrecœur une partie intégrante de l’équipe... et est tout aussi involontairement attiré par l’entraîneur bourru, assumé et fier. Alors que les Ravens luttent pour se construire une nouvelle identité, Shane et Troy succombent devant la passion qui pourrait tout leur coûter.  

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    Un roman à la hauteur des autres avec une plongée dans le monde du hockey toujours aussi bien menée, on sent réellement la passion de l'auteur pour ce sport et ses pratiquants. On a toujours droit à notre petit laïus d'explications nous permettant de ne pas être trop perdu dans ces arcanes de glace.

    Donc le coach Cally, nouvellement embauché pour remonter une équipe plus que sur la pente glissante, se retrouve face à Shane fraîchement acquis pour sa dernière année de jeu. Un entraîneur bourru qui sait ce qu'il veut et un joueur pugnace qui lui aussi sait aussi  ce qu'il veut. Et croyez moi nous aussi on sait très vite ce qu'ils veulent  (en passant comme ca c'est pas comme si c'était aussi ce qu'on voulait nous on est là pour le sport rien d'autre !!).
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    Beaucoup d'étincelles pour deux hommes en plein tournant, deux hommes abruptes mais sympas au sein d'une équipe qui a tout à reconstruire de sa gloire à  son public. Rien n'est facile pour personne, il est toujours compliqué de se sentir à l'aise dans un bourbier puant qui a laissé derrière lui bien des séquelles (rappelez vous Saint et Drake du tome 4). On prend donc beaucoup de plaisir à découvrir une team que l'on avait appris à detester cordialement. J'ai crains un moment le côté rédempteur trop facile pour passer du jour à la nuit mais l'auteure avec logique, et certainement un plan bien calibré, parvient parfaitement à équilibrer tout cela, à nous présenter les joueurs sous un jour meilleur comme des enfants effarouchés sortis d'un long tunnel.

    L'histoire reste très prenante, la romance étant complètement mêlée une fois de plus à ces grands hommes sur patins et leur monde de crosses.  La relation de Shane et de Troy est hyper mature, faite de moments hots, sincères, abruptes, hots, très masculins mais très hots (mais comme nous on ne s'interresse qu'au sport on ne le remarque pas trop en fait ! ) et de dialogues pleins d'humour qui m'ont vraiment beaucoup plus. Leurs joutes restent un vrai plaisir à suivre ( je ne verrai assurément plus jamais les puzzles de la même façon) et c'est probablement le tome le plus drôle de la série même s'il traite pourtant de l'équipe la plus difficile. Troy et Shane c'est une formule de jeu qui marche vraiment bien, aussi bien sur la glace, dans les vestiaires, dans les bureaux sans portes que dans nos coeurs de midinettes. C'est de la braise dans un bac à glaçons et en cette période de chaleur je ne sais si c'est vraiment sympa de ma part de vous le conseiller (pour le sport toujours hein soyons claires la-dessus une bonne fois pour toutes!).

    C'est un tome qui parle beaucoup du coming out mais au-delà  aussi des rêves que l'on avait, des espoirs que l'on parvient à faire passer de craintes, regrets et déceptions à la possibilité de les voir évoluer en quelque chose de moins individuel et de plus communautaire.
    Le seul bémol c'est le texte qui est, par moment, un peu étrange: des expressions comme "chaussures de costume" ou "bon dieu sur une tartine" m'ont un peu laissé perplexe  je dois dire.

    Dans tous les cas c'est à nouveau un tome très efficace (pas loin d'être mon préféré) où les hommes font fondre la glace aussi sûrement que nos coeurs pour une série que j'avoue apprécier de plus en plus .  Yop


                                                                      
                                                                            

    Le Défi des coachs: une chance de marquer 5 d'Avon Gale




    Vous le trouverez ici : Le défi des coachs: Une chance de marquer #5

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  • Une jolie bluette au parfum des greens fraîchement tondus proposée par Cristina Bruni et son Sept jours publié  en 2017  chez Juno Publishing.

     

    Sept jours de Cristina Bruni Le pitch : Lors d'un tournoi de golf en Virginie, le golfeur américain Reggie Weston rencontre Russell Lee, britannique et ancien champion du monde de golf. Les deux hommes se lient d'amitié lorsque Russell prend Reggie sous son aile, lui enseignant les astuces du jeu. Au fur et à mesure que leur amitié se consolide, Reggie se voit tomber amoureux de l'Anglais, bien qu'il sache que Russell ne ressent pas la même chose. Il est douloureusement conscient du fait que Russell n'est pas gay. Mais Russell est bien plus que ce qu'il laisse paraître. C'est une âme troublée, en proie aux monstres dans sa tête qui lui disent qui il devrait être. Il a passé la plus grande partie de sa vie à cacher sa sexualité au monde entier, ne voulant pas décevoir sa mère homophobe. Sept jours suffiront-ils pour que Russel oublie des années de blessures et accepte la nouvelle direction que le destin leur a réservé, à lui et Reggie ?

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    Reginald, jeune outsider au golf, dispute un de ses premiers tournois importants. Jeune, plein de vie et à la sexualité affirmée, c'est un jeune homme timide et encore perdu dans les nimbes des passions et des réactions adolescentes.

    Sa rencontre sur le green avec Lee, l'un de ses sportifs favoris et grand champion du moment, va alors transformer sa vie beaucoup plus qu'une coupe gagnée. Ce roman est une jolie histoire d'amour assez feelgood dans son genre et qui ne lésine pas trop sur les fleurs bleues et le sucre saupoudré au fil des pages. Ça a le mérite de ne point etre indigeste mais plutôt plaisant comme une comptine familière. Les deux personnages sont assez sympathiques, et on craque vite sur la timidité rougissante et maladroite de Reggie. Les petits travers de ce dernier font de lui un homme amusant dont il serait facile de se moquer mais aussi très attendrissant par son côté midinette baveuse.
    La relation se construit assez rapidement, les sentiments sont très clairement exprimés sans laisser le lecteur se perdre dans les dédales de la complexité amoureuse. On a une bonne petite dose de tout, de tension, de passion, de découverte et surtout un bel aperçu d'un tournoi de golf même si le sujet est évoqué plus par sa technicité que par une vraie présentation de ce monde où l'on passe presque d'un statut de smicard à celui de milliardaire en quelques coups.
    On a droit à quelques personnages mordants comme la mère de Lee qui viennent compléter un tableau romanesque certes un peu guimauve mais il n'y a pas de raison de toujours bouder la douceur ! 

    Un bon moment à passer entre deux lectures plus percutantes, qui donne une petite bouffée de chlorophylle et un imaginaire directement plongé sur les swings de quelques beaux fessiers !  Yop

      

                                                                             

    Sept jours de Cristina Bruni

     

     


    Vous le trouverez ici :Sept jours
     

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  • 4 ème tome d'une saga consacrée au hockey, Cage vide d'Avon Gale publié par Juno Publishing en janvier 2018 est un pur moment de MM comme on les aime quand on est addict.


     Cage vide: Une chance de marquer #4 d'Avon GaleLe pitch: 

    Gardien de but et capitaine des Spitfires de Spartanburg, Isaac Drake a terminé la saison dernière avec un passage inattendu aux play-offs. Il a trouvé une maison et une famille avec son coach et mentor, Misha Samarin, et il a hâte de faire une sérieuse tentative pour la Kelly cup. Mais les choses prennent une tournure intéressante lorsque son némésis, Laurent St. Savoy, est échangé chez les Spitfires. Après le comportement méprisable de ce dernier lors des play-offs l’année précédente, Isaac ne veut rien avoir à faire avec lui – aussi séduisant soit-il. Mais cela change lorsqu’il découvre la raison de l’attitude de Laurent.

    Laurent St. Savoy est le fils unique d’un légendaire gardien de but de la LNH élevé au sein d’une maisonnée remplie d’abus. Il est constamment traité comme une déception, sur et en dehors de la glace. Lorsqu’une tentative désespérée d’échapper à la tyrannie de son père l’envoie chez les Spitfires, la dernière chose que Laurent souhaite est de se faire des amis. Mais il y a quelque chose à propos d’Isaac Drake auquel il ne peut pas résister. Laurent a la possibilité d’explorer sa sexualité pour la première fois, mais il craque sous la pression de la fin de la saison. Face aux play-offs et à une rivalité qui se transforme en vendetta personnelle, Isaac n’est pas certain d’être suffisant pour conserver Laurent – ou leur relation.


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    Du sport, de la sueur, des sentiments à fleur de peau et des hommes chaud-patate voila de quoi vous faire passer un très bon moment de lecture gay.
    Isaac Drake est l'archétype du sportif gay accompli après un passé difficile mais assumé, un passé  évoqué  de manière assez douce qui ne l'écrase pas sous l'idée de la souffrance mais le symbolise plutôt sous l'image de l'avènement de soi. Capitaine et gardien de son équipe, il doit faire avec le nouveau gardien remplaçant et ancien ennemi, Laurent St Savoy, un homme froid et aux apparences aussi cruelles que désagréables. Porté par sa force intérieure et son entourage proche, Drake parvient à garder ses limites avec un Laurent qui se montre aussi homophobe qu'agressif.
    Laurent de son côté, est un homme détruit depuis l'enfance par un père violent et pervers narcissique, un homme qui ne l'a dressé qu'à la violence, la honte de lui même et l'attente désespérée d'une affection et d'une reconnaissance qui ne viendront jamais. Marqué au fer rouge aussi bien physiquement que psychologiquement, c'est un personnage prenant auquel on s'attache très vite malgré ses dehors repoussants. Un homme tout en silences meurtris, en larmes contenues qui ne demandait qu'à se confronter à un joueur percé et aux cheveux teintés  pour enfin se révéler à lui même.

    Il est vrai que la thématique des passés douloureux qui se rencontrent pour mieux se redéfinir est assez éculée mais force est de reconnaître qu'ici elle marche une fois de plus très bien. La psyché de Saint est bien définie, à la fois suffisamment précise pour être parlante et à la fois discrètement décrite pour ne pas etre lourde comme un linceul repeint d'émotions  grandiloquentes. Son passé est difficile et hautement toxique, assez dur pour provoquer des troubles du comportement que l'on cantonne trop facilement aux femmes ou aux adolescents. Et c'est  un point que l'auteur  aborde avec pas mal de finesse au bout du compte, une imagerie  de la thérapie, des efforts qu'elle demande et de ses résultats bien mis en avant et qui ne tombe pas dans les solutions toutes faites ou miraculeuses. 

    Je dois dire que j'aime ces auteurs qui tendent de plus en plus à évoquer les histoires de genres, de normalités sexuelles ou de natures comme ici la demi sexualité de Laurent et de les fondre enfin dans des décors littéraires, à les sortir des "extras" pour en faire quelque chose de simple, de courant et d'accepté. C'est, à mon sens, et même si ça ne fait pas tout le job sociétal pour autant, avec ce type de banalisation qu'on parviendra peut-être à cesser de voir se chercher dans la crainte ou se justifier tous les types de sexualité non officiellement reconnus. Le sujet est ici sobrement et sommairement évoqué, il est juste traité comme un fait plutôt qu'un thème à proprement parlé.
    La traduction est plus que correcte, en tout cas suffisamment pour ne pas s'arrêter pour la juger et elle permet la lecture confort d'un  roman qui répond  à tous les critères d'exigence  d'un  bon MM.

    Un moment très agréable avec une dose de sensualité parfaitement maîtrisée (pas de scènes de sexe à répétitions avec ces phrases toutes copiées collées), des petites touches d'humour, parsemées ici ou là, pour une histoire simple en plus d'un  petit plongeon éducatif dans le monde du hockey que visiblement l'auteur semble très bien connaître. Aucune raison de bouder son plaisir mais plutôt tous les alibis possibles pour se lancer dans ce roman mi-doux mi-dur et re-mi-doux pour finir !! Yop.
    Merci à Juno Publishing pour ce sp.

                                                                             

     Cage vide: Une chance de marquer #4 d'Avon Gale

     

    Vous le trouverez ici :Cage vide

     

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  • Il fallait bien que ça arrive un jour et c'est arrivé, ma première déception avec un roman de Keira Andrews. Transfert à Ottawa publié chez MxM Bookmark en novembre 2018 est un roman tout mignon sur le Baseball, peut-être trop mignon pour moi tant j'ai eu l'impression de voir sauter les licornes au ralenti dans un vent de pétales arc en ciel sur le terrain.

     

    Transfert à Ottawa de Keira AndrewsLe pitch:
    Le lanceur Nico Agresta veut absolument être à la hauteur de l’héritage familial et se faire un nom dans le base-ball. Depuis qu’il est adolescent il sait qu’il ne peut céder à ses désirs. Son père lui a clairement fait comprendre que les gays n’étaient pas bienvenu sur le terrain.

    À 34 ans, l’attrapeur chevronné Jake Fitzgerald veut seulement prendre sa retraite. Son équipe n’a aucune chance de gagner les matchs éliminatoires, mais ça n'a plus d'importance. Jake a perdu sa passion pour le jeu – et pour la vie – après avoir repoussé l’homme qu’il aimait.

    Sauf que Jake se retrouve transféré dans une nouvelle équipe pour dompter le nouveau lanceur vedette, Nico. Et si ce dernier a du mal à contrôler son tempérament, Jake va devoir lui enseigner la patience et la retenue. Sur le terrain comme dans la chambre à coucher.

     

                                   *  *  *


    C'est une jolie histoire, on ne va pas le nier, mais ça reste vraiment une histoire classique, quasiment déjà vu il y a peu dans "Changer les limites" de RJ Scott et VL Locey et qui utilise tous les ressorts grinçants de la guimauve, agités par quelques secousses de bdsm ultra light. Ce qui sera peut être un livre doudou pour certains, tant tout se passe bien dans ce récit, est pour moi plutôt un roman tiède qui ne touche aucunes de mes cordes sensibles.

    L’écriture tout d'abords où je reconnais à peine l'emprise habituelle de l'auteure sur ses lecteurs et qui me laisse penser que je lis un énième mm bien écrit certes mais assez consensuel voir creux : pas d'humour, pas de grand chamboulement de sentiments, pas de grand frisson juste une histoire d'amour qui se déroule bien de A à Z.
    Le gros point fort du livre c'est son approche des techniques de jeux que l'auteure transpose avec beaucoup de cohérence et d'aisance au lecteur ; il y a aussi une super scène entre le papa de Nico et celui-ci sur la prise de conscience de nos propres préjugés que j'ai beaucoup aimé  et trouvé assez juste dans son traitement.

    Les personnages sont très sympas, un Nico amoureux transi de sa star de Baseball depuis l'adolescence et un Jake charismatique soit disant désespéré et blasé d'un ancien amour de jeunesse non partagé qui l'a plus ou moins dégoûté de tout. Nico, encore jeune, est sous le joug, qu'il s'est créé lui même, d'un empire familial  voué au culte de la réussite au Baseball et de la croyance d'avoir fait mourir sa mère. Rien de bien cool pour démarrer dans la vie mais c'est pas grave puisqu'une conversation avec sa sœur suffira presque à effacer tout ça : 1ère licorne en vue. 
    Récemment  muté  à Ottawa, c'est la fin d'un monde pour Jake qui doit tout laisser derrière lui, son ancienne équipe, son amant copain de jeu au mari très compréhensif, sa super maison  mais c'est pas grave puisqu'il emmène avec lui le souvenir perdu de son amour à jamais secret pour son ex meilleur ami Brandon. Un amour qu'on nous décrit comme très fort, tenace, qui le fait encore souffrir, en tout cas suffisamment pour le rendre indifférent même à sa propre passion du Baseball. Et ce même si le gars parait être plutôt joyeux de vivre en général ( oups une licorne qui saute vous l'avez vu là ?).
    Un transfert qui se passe bien au sein d'une équipe qui l'accueille avec joie et respect et un jeune lanceur à mater qui ne demande que ça. Il ne faut que quelques semaines pour que Jake réalise son  attrait pour le jeune Nico et ne lui donne sa première fessée dans une salle après un match car bébé Nico a été vilain   (vvvvvvvvvvv ....ça c'est une licorne qui vient de passer à fond les balais là).

    A partir de là s'instaure une relation plan-plan basée sur une attraction qui tourne sur l'obsession adulescente de Nico pour Jake et sur l'introduction de rapports bdsm édulcorés à l’aspartame ou alors réservé aux moins de 12 ans qui aiment les troupeaux de licornes. Non pas que les scènes n'obtiennent pas leur petit effet mais bon, lisez vous verrez bien ce que je veux dire. Et bien sûr la licorne en chef arrive quand tu apprends que Jake n'a jamais été aussi amoureux que depuis qu'il côtoie Nico (oui je sais Brandon, ça fait mal une licorne qui vous marche sur les pieds).
    Pêle-mêle et en vrac (parce que les licornes qui attendent commencent à s'impatienter) nous aurons le coming-out finger in the nose, l'événement tragique qui glisse toute seul, l’épisode familial qui réunit tout le monde avec la projection de bague au doigt pour nos deux amoureux et surement un ou deux trucs que j'oublie. 

    Si tu déprimes et que tu trouves que tes histoires d'amour sont des échecs, évites ce livre sinon tu auras envie d’égorger toutes ces pauvres licornes que tu vas croiser (et c'est shame on you de tuer de la licorne surtout que c'est rare). Si t'es un lecteur ou une lectrice pragmatique et un tantinet pointilleux/se fait une préparation musculaire des sourcils car tu vas souvent lever les yeux au ciel. Si tu es romantique, que t'aimes les crinières dans le vent tendance L'Oréal et les glycémies élevées prépare toi un bon plaid tu vas te régaler. Bref, c'est une lecture sans aucune prise de tête comme on dit, qui se laisse découvrir mais sans en attendre quoi que ce soit. Mais qu'a-t-on fait à Keira, mon dieu ?  Yop


    NB : j'ai consulté depuis, mon psy confirme que je n'ai  aucun problème de co-dépendance avec les licornes mais surement un plus prononcé avec Keira Andrews

    Merci à MxM pour ce sp .

     

    Transfert à Ottawa de Keira Andrews

     

    Vous le trouverez ici : Transfert à Ottawa

      

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  • Une jolie romance sur le thème du sport et du monde étudiant avec L'homme de l'année de Sarina Bowen, qui est le tome 3 de la série Ivy Years (composée d'autres tomes M/F) publié chez Rennie Road Books en 2017.

     

    Le pitch: L'homme de l'année (Série Ivy Years t. 3) de Sarina Bowen
    Ce qui se passe au lycée reste au lycée. En théorie… Il y a cinq ans, Michael Graham a trahi la seule personne qui l’ait jamais vraiment connu. Depuis, il est passé maître dans l’art de cacher son orientation sexuelle aux autres et de se mentir à lui-même. Imaginez sa stupeur quand son passé fait irruption dans les vestiaires de l’Université de Harkness, avec un sac de hockey et ce petit sourire qui a toujours fait chavirer Graham. Pour lui, il n’y a qu’une seule réaction possible : la panique la plus totale. Il suffirait d’un mot de la part du nouvel ailier gauche de l’équipe pour détruire la vie que Graham s’est construite. John Rikker se retrouve dans le rôle du nouveau. Encore. Et cette fois, c’est pire que d’habitude, car les médias ont décidé de s’intéresser de près au seul joueur de hockey de première division ouvertement gay. Les fourgons de télévision ont pris racine sur le trottoir devant la patinoire, au grand dam de ses nouveaux coéquipiers. Un joueur en particulier semble très mal à l’aise chaque fois qu’il entre dans la pièce. Certes, Rikker se doutait bien que l’accueil ne serait pas chaleureux, mais il ne pensait pas se heurter à une attitude aussi fuyante. Ancien meilleur ami, ex-copain ou relation d’adolescence, peu importe ce qu’il représente à ses yeux, une chose est sûre : Graham ne va pas bien. Il boit trop et a du mal à se concentrer pendant les entraînements. Les deux garçons les plus solitaires de l’équipe vont finir par s’autodétruire sous la pression qu’ils subissent, à moins qu’ils ne parviennent à se retrouver malgré leur histoire douloureuse. Ce ne sera pas facile, mais il en vaut la peine, l’homme de l’année.

     

    L'homme de l'année (Série Ivy Years t. 3) de Sarina Bowen

     

    Pas celle de l'année, mais une romance toute douce sur deux bogoss sexy empêtrés dans la problématique récurrente du sport (le hockey comme pour toute la série) et de l'homosexualité. Un récit entièrement axé sur leurs retrouvailles et sur le rapport de chacun face à cet écueil du "coming out ou pas".

    Rikker a fait son coming out très tôt et s'est toujours pris en charge face aux diverses réactions sur son orientation. Depuis tout jeune, il a appris, au sein même de sa famille, que le chemin ne serait pas pavé d'arcs en ciel étoilés mais plutôt de rencontres plus ou moins agréables.
    Son premier amour, Michael, lui, a moins bien vécu cette adolescence commune. Pris sous le joug d'une éducation scolaire religieuse, de la peur du regard et du jugement, plus lâche que son jeune ami, il a décidé de cacher ce qu'il était pour devenir un autre que tous pourraient accepter. Quand le drame les sépare et qu'il laisse délibérément la vie l’éloigner de celui qu'il aime pourtant, il essaie juste d'oublier et de poursuivre son chemin sur la route plus rassurante de l'hétérosexualité. Quelques années et le destin suffisent à les pousser à nouveau l'un vers l'autre. Le parcours est difficile, pour l'un comme pour l'autre, quand chacun marche d'un pas différent et que leur relation est entièrement basée sur le bon vouloir de Mike à nier ou accepter ses sentiments.

    On prend vite le pli de plaindre ce pauvre Rikker qui a subi et subit encore et de l'enjoindre en râlant de laisser tomber cet homme qui ne le reconnait même pas aux yeux des autres. Mike, sans être un type détestable car c'est un garçon correct en dehors de ça, n'encourage pas du tout notre sympathie de prime abord.
    Je dis bien de prime abord car l'on comprend très vite que le chemin adopté par l'auteur est celui du double jeu, qu'il n'y a pas tout le temps qu'une seule victime dans une rupture et c'est aspect du livre qui est vraiment le moteur le plus intéressant. En soulignant la souffrance et la culpabilité enfouies de Mike, elle soulève cette sensation moins certaine que l'on ne peut se contenter de juger à brûle-pourpoint le jeune hockeyeur sur son attitude. Ce choix subtil et appréciable est malheureusement trop peu exploité et nous renvoie donc sur une romance somme toute assez classique même si elle reste très bien construite.

    Comme trop souvent, tout s'arrange trop vite et trop facilement : fi de l’animosité qu'auraient pu créer ces années de rejet, fi du propre orgueil de Rikker qui ne le  pousse même pas à être autre chose que celui qui attend le moindre signe pour démarrer au quart de tour. C'est un peu frustrant, ça dynamite un peu la tension et le rythme, même si, bien sûr, le chaos émotionnel n'est pas forcement indispensable à une bonne histoire. 
    On a un très bon point avec l'originalité de chaque début de chapitre où un parallèle entre la technique de jeu et le contenu est mis en place avec beaucoup d'inventivité. Le roman se lit très facilement car il est assez sobre dans son traitement, va à l'essentiel et évoque assez peu la vie d’étudiant, le coté sport étant beaucoup plus mis en avant. L’écriture est sans particularité et sans faille non plus, toute au service de l'histoire et si on ne lui trouve pas de charme spécial, elle assure une bonne narration qui alterne entre les deux héros donnant tour à tour la part belle à leurs sentiments et leurs questions.

    Une lecture conventionnelle qui ravira le lectorat et qui nous offre de beaux moments de tendresse, quelques jolies surprises et beaucoup de ces émois que le premier amour, revenu au goût du jour, apporte toujours. Yop.


    L'homme de l'année (Série Ivy Years t. 3) de Sarina Bowen

     

     

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  • Une intéressante virée dans le monde du Gaming et de l'esport avec Rohan Lockhart et son Teamplay publié par MXMBookmark en Août 2018.



    Teamplay de Rohan LockhartLe pitch:

    On ne devient pas champion dans un gymnase. On devient champion grâce à ce qu'on ressent ; un désir, un rêve, une vision. On doit avoir du talent et de la technique. Mais le talent doit être plus fort que la technique." - Mohammed Ali
    Les Desperado de Chicago est l’une des meilleures équipes d’Esport de la WO ligue. Aslan y joue depuis maintenant plusieurs mois. Ses journées sont rythmées entre musculation, entraînements et matchs. Ses nuits, il les passe à streamer sur sa chaîne pour ses fans. Et si parfois la France et sa famille lui manquent, cette vie est un rêve auquel il ne renoncerait pour rien, ni personne.
    Mais l’arrivée chez les Desperado d'un coach et de Minho va tout faire basculer. Déjà double champion du monde, le nouveau joueur n’aura aucun mal à s’imposer dans l’équipe. Pour faire ses preuves, Aslan devra apprendre à s’associer à son nouveau coéquipier.
    De victoires en défaites, dans l’arène Californienne, Minho et Aslan apprendront à se connaître. Il se pourrait même que le jeu tisse d’autres vérités...

    C'est une vraie plongée dans le monde de l'esport que nous propose l'auteur par une immersion totale dans un monde professionnel, peu connu chez nous, avec ses règles et ses parcours. Un monde qui est une totale inconnue pour moi, je ne m'en cache pas, et que j'ai eu plaisir à découvrir dans une ambiance chaleureuse et bon enfant avec un groupe de jeunes joueurs pro et plus particulièrement Aslan et Minho. Avec une démarche résolue que l'on sent a chaque page, Rohan Lockhart revient avec talent sur cette idée toute faite que le sport ça n'est que mouvement et sueur et que le Gaming est aussi victime du regard désinformé que l'on pose sur lui .

    On découvre donc en première partie un Aslan, joueur français acheté par une équipe américaine, qui nous présente son monde et ses lois. Une partie consacrée à la vie en groupe dans un certain luxe dont les jeunes semblent à peine profiter et une autre à l'entrainement intensif en vue de leurs futurs championnats. C'est parfois un peu répétitif car on a bien compris les règles et l’état d'esprit du sport (en gros, quasi la même chose que dans les autres sports) et si ça éclaire énormément des lecteurs, comme moi complètement novices dans le domaine, se les voir répéter, à force, ça casse un peu le rythme. L'impact et l'obsession des réseaux sociaux sont par contre très bien mis en avant et on y retrouve pas mal ce que l'on côtoie tous, plus ou moins à notre façon, avec ces fameuses plateformes.
    Aslan est le type très cool, très avenant et sympa avec tout le monde, le copain qu'on aime tous avoir près de nous, parfois un peu trop lisse dans cette partie mais qui va plus se révéler dans la suite grâce à sa rencontre avec Minho.
    Quand moi je découvre ce nouveau monde, Aslan lui découvre par le biais de son entourage et notamment son coach, Milo, la possibilité que deux hommes puissent s'aimer.Et si d'une certaine façon, il prend conscience que lui et Minho sont déjà presque une dualité, une sorte de couple amical tant ils sont proches et importants l'un pour l'autre, il ne réalise pas encore la portée de ses sentiments ce qui le laisse assez souvent déstabilisé face aux bouderies ou au comportement du beau coréen.

    Pour moi, un des enjeux majeurs de ce livre était de restituer les perceptions d'un jeune français d'origine marocaine et d’obédience musulmane face aux questions de l'homosexualité. Et bien, l'auteur s'en sort plutôt bien, grâce à un personnage, certes peu pratiquant et assez ouvert d'esprit, qu'il a su rendre très proche du comportement que l'on attend d'un type piégé dans une culture et ses traditions peu enclines à ce type de découverte. Le fait  qu' Aslan ne tombe ni dans une acceptation facile et immédiate due à l'empire des sens, ni à un rejet obtus et sans appel, prouve qu'il a su faire montre d'une connaissance intelligente du problème. C'est aussi une preuve de respect des cultures et de leur différence de perceptions d'accepter de montrer que même baignés dans un monde fermé, les hommes ne sont pas tous des sauvages abrutis par la religion et sont encore capable de libre arbitre.
    Aslan et Minho sont l'image même du dilemme entre deux mondes: celui ancré dans leurs cellules par des gênes leur imposant l’idée de la tradition familiale et celui d'un monde déjà préparé à d'autres idées dans lequel ils sont nés et ont grandi.

    Minho, champion reconnu et adulé, poussé à se cacher aussi bien de son pays que de ses jeunes collègues, qui parait si détaché et sûr de lui est en fait un gros angoissé. Ce joueur charismatique qui sait doucement amené Aslan à accepter que cette attirance ne peut être que de l’amitié, combat ses propres démons et ses attaques de panique. Une fois de plus, on remarquera que Rohan Lockhart a su maîtriser son sujet ici aussi en nous décrivant ce que je n’espérais plus, une vraie définition de l'attaque de panique et pas une simple comparaison avec la crise d'angoisse. C'est un détail je vous le concède mais c'est surtout la preuve que quand on connait son sujet on écrit beaucoup moins de ces niaiseries qui me font si souvent lever les yeux au ciel.

    On ne pourra bien sur pas ignorer le côté homophobe du monde sportif et les implications dans les vies que cela suppose grâce à leur coach Milo dont on meurt d'envie de connaitre l’histoire avec le jeune capitaine de l’équipe championne de Séoul, Jun. Car leur histoire se greffe directement en filigrane sur l'attirance de Minho et Aslan, distillant parfois de l'espoir et l'envie de se lancer mais aussi la peur d’être découvert et ses terribles conséquences.
    Milo c'est aussi une leçon de vie sur l'amour, le pardon et le sens du sacrifice, une projection de l'acceptation de soi et de la conviction en ses choix qu 'Aslan observe et mûrit doucement le faisant grandir peu à peu.

    Bien sûr, le roman n'est pas parfait, il y reste quelques lourdeurs de textes malvenues, les attitudes de ces jeunes hommes sont parfois assez puériles (plus proches d'ado en colo que de jeunes champions) et il y a une attraction sentimentale qui, en ce qui me concerne, m'a plus attirée vers Milo et Jun que vers Aslan et Minho , même s'ils sont très mignons tous les deux.

    Teamplay a le mérite d'aborder avec précision un monde spécifique , un univers encore flou dans notre pays bien que visiblement bien établi, et de parler en parallèle de sujets assez tendancieux avec finesse, sans tomber dans les facilités du genre ou les codes rédhibitoires du jugement simpliste. Yop.

    Merci à MxMBookmark pour ce sp!

                                                                                 

    Teamplay de Rohan Lockhart

     

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  • J'aime bien (bon d'accord beaucoup en fait ) les romances sportives et le dernier Men Over The Rainbow ,Changer les limites ,Harrisburg Railers t. 1 de RJ Scott et VL Locey a comblé bien de mes attentes avec le genre .


    Changer Les Limites:Harrisburg Railers t. 1 de RJ Scott et VL LoceyLe pitch:
    Tennant peut-il prouver à Jared que l’âge ne représente qu’un chiffre et que l’amour est tout ce qui compte ?
    Les frères Rowe sont de célèbres têtes brûlées du hockey, mais en tant que le plus jeune du trio, Tennant a toujours dû jouer contre les réputations de ses frères. Afin de sortir de leurs ombres et refusant de tenir compte de leurs conseils, il accepte un transfert dans l’équipe des Harrisburg Railers, où il se retrouve face à Jared Madsen. Mads, un vieil ami de la famille et ancien coéquipier de son frère. Il se trouve être aussi le nouvel entraîneur de Tennant, et l’homme le plus sexy sur lequel il ait posé les yeux.
    La carrière de Jared Madsen a tourné court à cause d’une défaillance de son cœur, et être coach lui permet de rester proche du jeu. Lorsque Ten intègre l’équipe, son monde soigneusement organisé se retrouve en plein chaos. De neuf ans son cadet et frère de son meilleur ami, il sait que Ten est totalement hors limites, pourtant dès qu’il voit ses mouvements, sur et hors de la glace, il sent que son cœur pourrait lui causer de nouveaux problèmes.

     

    Changer Les Limites:Harrisburg Railers t. 1 de RJ Scott et VL Locey

     

    Contre toute attente, j'ai plongé avec une facilité déconcertante dans une narration à deux voix qui aurait plutôt tendance à me lasser ces derniers temps .Le ton est en effet péchu, croustillant et cocasse à la fois même si l'on rentre un peu vite dans une attraction mutuelle à mon gout (je suis du genre à aimer faire durer la torture ).

    Le personnage de Mads déborde tout de suite d'un tas de chose très prometteuses ;des regrets, de la rancœur, de l’attirance, bref un coté sombre subtilement contenu et un mental un peu tordu comme j'aime beaucoup!
    Ten, quand à lui ,semble complètement dans la fougue de son attrait pour "yeux bleus d'enfer" et l'aplomb de son jeune age le pousse directement dans des échanges vaguement cachés sous un harcèlement taquin envers son entraîneur. J'aime les nuances chez les héros et j'aime quand c'est drôle , nos deux hommes (enfin plutôt les auteurs c'est vrai) sont en plein  dedans et le tout se lit avec beaucoup de plaisir.

    On sent que les auteurs ont savamment bossé leur pitch sur le hockey ( et que la trad a suivi aussi du coup) , c'est très complet et surtout très visuel. L'action sur les patins (nan calme toi, je parle pas de pelle ) est bourrée de rythme ,elle n'alourdit jamais le récit et est à chaque fois judicieusement utilisée sans trop nous noyer dans un truc qui n'est point dans notre culture (chez nous le patin c'est plutôt des collant moulants et des brushings surprenants sur une musique pas toujours de bon gout).

    Une histoire qui débute donc avec la lutte de Mads contre son attirance pour le jeune sportif qu'il a connu gamin. Ses raisons, plus ou moins éthiques, le retiennent comme tout adulte responsable le ferait et paradoxalement en ce qui concerne la différence d'age Ten nous parait plus mature pour appréhender la possibilité d'une histoire entre eux malgré qu'il soit toujours dans le placard.Rien de bien nouveau me direz vous ! Et je serais d'accord avec vous .
    Mais la façon dont le récit avance , basé sur la découverte progressive de l'autre et de leurs sentiments plus que sur l'attraction sexuelle pure, reste prudente et toujours emprunte de ces incertitudes sur les choix que l'on doit faire .C'est toujours doucement amené avec des scènes d'amour (car oui c'est plus d'amour que de sexe dont ce roman nous parle) un peu rose bonbon mais toujours touchantes par leur sincérité .Le coming out de Ten ,traité sans fard et sans mélo,  justifie pour une fois, pour moi, la présence de larmes de soulagement (après des années de silence) que je trouve souvent intempestives dans la plupart des mm,. Mads, en parallèle, fait son chemin avec son fils et fait face à son beau-père intrusif,gagnant lui aussi la maturité nécessaire pour affronter ses propres secrets. Mûrir n'est pas tout le temps une question d'age et nos deux héros l'apprennent ensemble, chacun poussant l'autre à évoluer pour son bien, chacun tenant la main de l'autre pour partager l’épreuve.

    Une romance assez feelgood où l'aspect sportif est bien exploité tant dans la pratique que dans les à cotés confiant ainsi une qualité certaine à la thématique choisie .Une approche où la relation ne dérive pas dans les schémas classiques , démontrant que la réalité pour les lgtb, même dans le sport, a tout de même évolué quand on est que trop habitué à cantonner ce milieu dans une approche entièrement homophobe (et on ne pas va nier non plus ce fait bien entendu). Si la réalité du quotidien , comme dernièrement dans le foot, nous montre un aspect encore sectaire ,ce même quotidien, comme aux derniers J.O, nous laisse, cependant, entrevoir beaucoup d'espoir avec des champions qui brandissent leur couleur haut et fort. Qu'un mm récent sur le thème du sport nous évite cette vision déjà plus que traitée ,cela amène une bonne bouffée d'air frais et une bonne dose d'optimisme sur notre propre regard sur le monde sportif que l'on va vite à juger de notre coté également.

    Un moment, donc , très agréable, avec un épilogue dans la droite lignée des romans courts et concis, qui pose une conclusion que l'on aime et l'indice du deuxième tome à venir que je vais surement ne pas louper. Yop.

    Merci à Men  Over the Rainbow pour ce sp.


                                                                          

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  • Dans la lignée des séries à tomes, voila Kage avec Le retour: Santori, T1 de Maris Black publié chez MxM bookmark en juillet 2018, avec un titre à double sens comme vous le comprendrez en lisant le premier tome de cette nouvelle série.

     

    Le retour: Santori, T1 de Maris BlackLe pitch:
    Michael Kage Santori vient d’hériter d’un hôtel prospère et de millions de dollars. Il est en passe de devenir un champion de MMA. Les choses ne pourraient pas mieux se dérouler entre lui et son amour d’université, Jamie Atwood, surtout dans la chambre à coucher où celui-ci est plus qu’enthousiaste à l’idée de laisser Kage évacuer son agressivité sur lui. Kage semble tout avoir, mais il faut payer un sacré prix pour connaître le succès et le bonheur. Après tous les traumatismes d’enfance qu’il a enduré sous le contrôle de son oncle, Peter Santori, il est étonnant que Kage ait toujours un soupçon de santé mentale. Et maintenant, à cause de lui, Jamie est un meurtrier. Plus que tout au monde, Kage veut être un homme bien. Il veut mériter l’amour de Jamie, mais le destin a d’autres idées en tête. L’héritage de son oncle exerce une emprise sur lui et continue de le traîner de plus en plus profondément dans un terrier apparemment sans issue. Le pire, c’est que Kage sait qu’il va attirer Jamie avec lui et il préférait mourir plutôt que de laisser cela se produire.

     

    Le retour: Santori, T1 de Maris Black

     

    Alors, d'un point de vue généraliste et pour tous ceux qui auront adoré la première saga, vous ne serez pas déçu avec ce nouvel opus essentiellement axé sur Kage et son point de vue! Vous allez retrouver avec plaisir la tension toujours présente entre nos deux hommes, leur amour encore plus fort ayant vaincu bien des embûches et cette ambiance entre violence et fusion sexuelle qui a fait le succès du couple. Kage est toujours Kage avec sa sombritude toujours présente, toujours aux petits soins pour son Jamie qui, lui, semble s’épanouir au contact toujours particulier de son combattant de MMA.  Bref plein de toujours et encore et on aime ça!!
    .
    Kage doit donc faire face à son passé par le biais de cet héritage plus lourd qu'il n'y parait. Il doit en effet assumer la gestion de la fortune laissée par son oncle mais aussi l'ombre toujours planante de celui ci: Kage se pose pas mal de questions sur sa parenté et son influence .C'est un autre combat qui s'ouvre à lui, celui du respect à gagner des anciens employés de son oncle, celui de ceux qu'il ne fait encore que deviner dans des activités que l'on sait déjà douteuses, celui qu'il désire toujours inspirer à son amour Jamie et surtout celui qu'il devra ressentir pour lui même.
    Kage et Jamie prennent la décision intelligente de chacun mener leurs projets à bien avant de se retrouver pour vivre enfin ensemble dans l’hôtel de luxe qu'ils géreront plus ou moins tous les deux  désormais.

    Le roman délivre dans sa première partie les petits non dits du troisième tome (qui nous avait laissé sur un épilogue heureux six mois après la mort de l'oncle mafieux) en jouant habilement avec le temps. Ce nouveau récit démarre donc juste après "l'accident" de Santori et se déroule ensuite après le coming out médiatique de Kage. J'ai donc trouvé ce petit jonglage dans l'espace temps assez plaisant et surtout parfait pour satisfaire la curiosité légendaire de toute bonne mmiste et j'ai été encore plus ravie par la construction même du roman en trois parties pas forcement de taille égale.

    La grosse surprise de ce roman est sans contexte sa deuxième partie (qui offre un vrai coup de fouet à l'histoire avec l'apparition d'un "autre " Santori) passionnante même si je l'aurais clairement préféré écrite dans un autre style pour bien différencier son origine du reste du récit. On redécouvre d' un œil nouveau des personnages que l'on avait classé dans des cases bien spéciales et des liens nouveaux entre tous les héros de la saga que l'on a encore pas touchés du doigt. C'est du coup assez émouvant ,et même perturbant, d'avoir à changer son fusil d’épaule, de voir enfin un vrai méchant nous toucher au point de nous pousser à nous attacher à lui aussi rapidement qu'on l'avait détesté. Cette partie nous livre à la fois peu et beaucoup, elle contient beaucoup d'innocence perdue et d'avenir gâché, elle est à lire en filigrane et c'est le grand point fort émotionnel de ce tome.

    Préparez vous de suite à une fin en troisième partie qui va vous faire hurler (mais non Kage ne va pas mourir rhooooo, on est pas dans GOT ). Je vous conseille donc sérieusement de n'avoir personne ayant un tant soit peu d’ intérêt à vos yeux, auprès de vous à ce moment là sous peine de commettre un meurtre car pour avoir le fin mot de l'histoire faudra juste ...attendre le tome suivant (si si je vous jure !)

    D'un point de vue plus personnel, cette saga n'est pas une de mes préférées et ce pour plusieurs points :
    - La relation Kage /Jamie m'a lassée assez vite car l'alchimie gros dur trop sombre vs jeune minet tout sensible n'a pas été assez forte pour moi, j'ai jamais compris ce que Kage avait de si sombre dans son comportement ni n'ai trouve que Jamie était trop larmoyant ou faible. En fait, après voir lu beaucoup d'avis sur les trois tomes, je n'y ai pas du tout retrouvé les sensations que moi j'avais eu et j'ai eu du mal à trouver une adéquation entre les résumés et les contenus .
    - Je suis une grande fan de MMA (aka sexy-McGregor et nounours-Amoussou ) et franchement voir ce milieu si peu exploité et encore moins dans ce dernier roman (bon dans celui ci cela peut parfaitement se comprendre)c'est juste vraiment dommage.
    - Ce nouveau tome apporte bien sur les mêmes travers que j'avais déploré sur les précédents: les atermoiements incessants de Kage sur le pauvre Jamie qu'il ne mérite pas, qui ne doit pas souffrir, qu'il faut protéger au point d'en devenir du colmatage de vide. Un Kage qui, après avoir régulé tous ses problèmes d'enfance et être devenu millionnaire, semble vouloir replonger sans cesse et sans raison: ça tire un peu sur l’incohérence et la redondance et surtout ça n'apporte rien au récit.
    - La partie dite subversive sur leur sexualité m'a laissé assez perplexe car, après lecture, je ne vois pas Jamie n'avoir jamais été non consentant à quoi que ce soit, ni même comme la victime de la brutalité sexuelle de Kage (le même Kage qui a peur de blesser sans arrêt ce pooooooovre Jamie rappelez vous !)

    Au final, une structuration mal gérée où l'amorce est beaucoup trop longue (et presque dénué d' intérêt quand on a lu les autres tomes), une partie révélation passionnante et très  intense qui fait tout basculer beaucoup trop courte, une troisième partie qui ne conclue rien et laisse un gros manque et une grosse sensation de frustration.
    La frustration c'est bien quand on veut juste en avoir plus tant on a aimé ce qu'on a lu. Mais à une époque où beaucoup de lecteurs sont déjà dans la routine de n'acheter qu'une fois la totalité de la série sortie, le choix pas forcement judicieux de ne créer que de l'attente sans un brin de satisfaction peut se révéler un défi risqué pour le succès du livre.                                  Pour ma part, je lirai à coup sur le deuxième de cette nouvelle série tant cette fameuse deuxième partie a su m'accrocher avec ses personnages plus que dangereux et pourtant très attirants. Yop.

    Merci à MxM Bookmark et Netgalley pour ce sp et leur confiance .



    Le retour: Santori, T1 de Maris Black





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  • Echauffement de Jeanne et Louise Corolle sorti en 2017 chez Librinova


    J'ai eu, je dois l'avouer, une légère frayeur quand j'ai attaqué ce livre, une narration à la première personne qui n'est pas mon goût habituel et une écriture simpliste qui d'emblée m'ont fait penser à une fan fiction ; et bien, non, ça a été une belle surprise.


    Echauffement de Jeanne et Louise CorolleLe pitch:

    Caleb Sparkles, 19 ans, appartient à l’un des plus grands clubs de football d’Angleterre. Même s’il est encore loin d’être la star de son équipe, il est habitué à avoir une vie plutôt facile. Les paillettes et les filles qui rêvent de le mettre dans leur lit, il connaît… mais il n’a jamais rencontré le grand amour. Quand il croise Gary Devlin à une soirée chez des amis communs, il est troublé par sa personnalité froide et son regard sévère. Le lendemain, ses amis sont formels : Devlin ne l’a pas quitté des yeux de toute la soirée. Mais pourquoi ce prodige de l’équipe adverse s’intéresserait-il à lui ? Et surtout, pourquoi cette simple idée le met-elle dans un tel état ? Caleb doit absolument percer le mystère. Son cœur en sortira-t-il indemne ?

    Echauffement de Jeanne et Louise Corolle

     

       Donc pas d'immense coup de cœur de prime abord pour ce roman, mais une vraie découverte. Rebutée au départ par une écriture presque ado à mon goût, ressemblant à un journal intime, je me suis vite trouvée prise à glisser sur les mots et les pages grâce à cette plume speedée, minimaliste et actuelle. Je crois même que je suis devenue fan de cette narration qui tout en étant troublante, diffuse un effet magnétique par son contenu et son rythme soutenu. Caleb est un jeune footeux de 19 ans et on a réellement l'impression de l'entendre, de lire ses mots : le tout en cohérence parfaite avec le personnage.


      Un réalisme certain dans les actes, le tourment intérieur du jeune homme est rudement bien agencé : les questions sont celles que l'on se poserait probablement à son age.
    Le chaud/froid permanent et éprouvant que lui fait vivre Gary donne la pleine mesure à des échanges tendus et des sentiments sous-jacents très accrocheurs. Le fil rouge est fluctuant, parfois sobre et efficace et d'autres fois surprenant et limite cru comme une bonne engueulade de vestiaire. Ici une scène de drague intense d'un style naïf au sens pictural du terme, là des échanges de textos qui valent largement des dialogues de qualité.

    Quant aux personnages, on n'est pas en reste!
    La jeunesse et l'immaturité de Caleb le font beaucoup douter, il a du mal à faire la part des choses entre ses sentiments et le désir que lui impose son corps, les conseils de son coéquipier Chest ne lui facilitent pas toujours la vie mais quel meilleur ami aurait-il pu trouver ? La plume des auteures jumelles est en parfait raccord avec l'exaltation de Caleb, on vit avec angoisse sa souffrance et son attente même si ,comme lui, on hésite à haïr ou aimer  Gary, célèbre et irrésistible, qui peine à lâcher ses restrictions de mâle hétéro. On a plus de mal à créer du lien avec lui d'ailleurs, tant on est dans les mots, l'esprit et l'amour du jeune Caleb même si l'on sent chez lui cette attraction/pulsion identique envers son junior.

     Selon certaines critiques, le style ou l'utilisation abondante de textos a pu gêner, voire gâcher, la lecture : quel dommage! Alors oui, une bonne partie du livre se déroule en long texto prenants, angoissants, électrisants mais le dynamisme ainsi créé est le ressort principal de la tension croissante et jamais lassante de ce roman.
    On prend les claques de Gary en pleine poire, on s'atermoie quand il s'excuse, on le désire quand il se lâche, on palpite quand on a pas de réponse, on biaise comme Caleb qui essaie un bref moment de faire descendre sa conversation jusqu’à ne plus la voir sur son téléphone...
     Une relation compliquée qui ne devait être qu'un moment de plaisir, et qui pourtant nous offre une très belle histoire, très sensuelle sans être axée sur le sexe mais plutôt sur l'attraction incontrôlable de deux hétéros qui acceptent mutuellement( et plutot facilement aussi il faut le dire ) leur attirance mais pas leur amour.

     Une plume survitaminée que j'ai eu du mal à quitter avec une fin qui est juste impardonnable : trop courte, trop succincte, on crèverait pour un épilogue! On se sent comme bloqué en haut du grand huit sans avoir le plaisir et le vertige de la descente, ce sera The défaut que j'accorderais à Louise et Jeanne (ou vice versa !!).On aurait quand même bien mérité notre méga happy end tout en léchouilles , les filles!!!
    Au bout du compte, je crois que j'ai quand même trop aimé ce livre pour rester dans le déni du coup de cœur de printemps! Yop.

    Echauffement de Jeanne et Louise Corolle

     

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