• Résumé :

    Six mois après notre dernière rencontre avec Carter Reece et Isaac Brannigan, ils sont toujours aussi amoureux. Vivant ensemble, allant de l'avant, la vie pour ces deux hommes est agréable jusqu'à ce que certains évènements se produisent et changent leurs vies. Isaac redevient l'homme qu'il était et le monde de Carter commence à se désagréger. Les choses deviennent de plus en plus compliquées et commencent à changer pour les deux hommes quand le nouveau collègue d'Isaac fait son apparition.

    Tandis qu'Isaac lutte pour ce qu'il veut vraiment, cela pourrait bien lui coûter ce dont il a le plus besoin.

    Date de parution : 2015           Publié par : Men Over The Rainbow

    A travers ces yeux    -Confiance aveugle tome 2-   de N.R. Walker

     

    Ce second tome est tout simplement bouleversant. Je suis passée par des montagnes russes en le lisant. Alors que "Confiance aveugle" apporte son lot de positivité et de papillons (oui, c'est pour toi ^^ ), ce titre, qui lui fait suite, malmène nos pauvres petits cœurs.

    D'abord avec les espoirs fous et les projets d'Isaac pour retrouver la vue. On frémit d'excitation face à son enthousiasme, de le voir si plein d'envie et de désir presque enfantine devant la réalisation possible de ses attentes. On ne peut que le comprendre, ses raisons sont bonnes. Ses choix le sont moins.

    Puis, Carter. Carter qui se montre si vulnérable qu'on voudrait entrer dans les pages de ce livre et simplement le serrer dans nos bras. Carter qui s'inquiète pour Isaac. Cette nécessité de protéger celui qu'il aime, justement, devient une source de conflit qui confronte le couple a une très grosse crise. 

    Et c'est là où nos pauvres petits cœurs se fendent avant de se briser. D'assister à cette tumultueuse tempête, de découvrir un Carter dévasté et un Isaac blessant. S'aimer et apprendre à s'aimer sont deux choses bien différentes. Ces personnages avaient besoin de sombrer pour mieux se retrouver. 

    "A travers ces yeux" est une histoire qui suscite de forts sentiments. Il a indéniablement plus de relief que son grand frère et vous fait monter les larmes aux yeux pour tout un tas de raison. Il se lit presque d'une traite tellement on en devient accro. Ce sont les premiers livres de N.R. Walker que je lis et je dois dire que j'aime beaucoup ce que nous raconte l'auteure.

                                                                                                                                               Manon


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  • Résumé :

    Commençant un nouvel emploi dans une nouvelle ville, le vétérinaire Carter Reece se rend à une consultation à domicile pour un client spécial.

    Arrogant, de mauvaise humeur et totalement magnifique, Isaac Brannigan est aveugle depuis l’âge de huit ans. Après la mort de sa chienne-guide et meilleure amie Rosie, son partenariat avec son nouveau chien, Brady ne se passe pas bien.

    Carter tente d’aider à la fois le maître et le chien à traverser cette phase d’initiation, mais au juste… Qui dirige qui ?

    Date de parution : Février 2013       Publié par : Men Over The Rainbow

    Confiance aveugle   -tome 1-  de N.R. Walker   (second avis!)

     

    Un joli petit roman qui nous narre la rencontre de  deux hommes. L'un est vétérinaire et l'autre est le maître d'un chien guide d'aveugle. Toute cette histoire tourne autour du fait de croire en l'autre. De se permettre de ressentir malgré les douleurs éventuelles. 

    Les deux personnages principaux sont dissemblables dans leurs comportements.                    Carter est un jeune vétérinaire qui arrive en ville pour travailler à la place de l'ancien vétérinaire qui prend sa retraite. C'est un homme gentil et compréhensif. Des qualités qui semblent convenir à sa profession et qui se reflètent dans ses interactions avec autrui. Il a une patience incroyable pour Isaac. Ce dernier est devenu aveugle suite à un accident et rencontre Carter lorsque le Docteur Fields lui présente son successeur. Le jeune professeur ne s'autorise pas les sentiments tendres par peur d'être blessé. Autant il se laisse aller avec Carter, même s' il souffle le chaud et le froid, autant il a du mal à montrer son affection à son compagnon canin. 

    Tout le roman est une sorte d'apprentissage envers l'autre. On tatillonne sur les débuts d'une relation amoureuse. On avance pas à pas pour enfin croire en l'autre. Chacun y apprivoise petit à petit l'autre pour enfin atteindre un bonheur mérité. 

    Ce roman ne paie peut-être pas de mine mais il n'en demeure pas moins une histoire douce et tendre. Un livre que je n'ai pas lâché avant de le terminé tout simplement parce qu'il fait du bien. 

                                                                                                                                               Manon

     

     

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  • Une jolie petite romance avec La vie normale ou Abdel et Nicolas d'Alix Dedune sortie en 2016 chez Lulu.com



    Abdel et Nicolas ou la vie normale d 'Alix Dedune

    Le pitch:

    Nicolas se prépare à tout quitter : sa ville, son père, les interdits et les peurs qui l'étouffent. Qu'importe si c'est en plein hiver et sans un sou en poche. S'il ne part pas, il sait qu'un drame va se produire. Au lycée, Abdel, le prof de sport, remarque sa détresse. L'écoute bienveillante que l'enseignant lui accorde désamorce les projets de fugue du garçon et va le mener sur des routes autrement plus brûlantes que celles qu'il prévoyait d'emprunter.

     
                 Abdel et Nicolas ou la vie normale d 'Alix Dedune

     


    Une écriture assez neutre, voir même discrète, en charge d'un sujet un peu houleux, la relation prof/élève. Un thème qui prête à débat la plupart du temps, même en cas de majorité alors que cela donne lieu souvent à beaucoup de fantasmes d'un coté comme de l'autre. Franchir la barrière est-il envisageable? Les sentiments sont-ils moins nobles pour autant? Céder à la prison de la raison ou à l’oxygène de la liberté de ses sentiments? Beaucoup d'aspects abordés dans ce roman ou Abdel, jeune prof de sport, se trouve confronté à ses sentiments naissants pour Nico, un jeune élève en souffrance, sentiments qui lui apportent autant de joie et d'espoir que de doutes mais qui semblent redonner le sourire au jeune Nico.

    Un récit touchant sur la découverte de sa sexualité et sur le travail d'acceptation de celle ci quand les choses n’évoluent pas dans un milieu propice, tolérant ou même bienveillant.
    Une sorte d’éducation sentimentale quand Abdel rêve de douceur et d'amour retrouvé après une terrible perte alors que son jeune élève tombe, malgré lui, dans une so rte de violence du sexe et de ses pulsions comme pour exulter cette violence que la vie et son père lui infligent. Des scènes de premières fois douces et torrides avec un jeune homme pas si innocent dans ses désirs et un trentenaire pas si à l'aise dans son rôle d'initiateur et plutôt romanesque.
    La vision d'Abdel sur le rapport de sa sexualité et de ses origines est habilement mené avec un soupçon de réalisme débonnaire, de ceux qui vivent les non dits d'une manière presque nonchalante pour le bien de l'entente familiale commune.

    Un roman assez court, terriblement chaud et tendre à la fois,avec un jeune personnage rabaissé et presque éteint par son père. Un jeune Nico que l'auteur ne laisse pas tomber dans les griffes du pathos en le poussant à éclore, à s’épanouir, vivre et respirer comme s'il prenait sa première bouffée d'air frais. Abdel, lui qui s’était perdu dans les méandres de son chagrin, semble retrouver le courage d'aimer, aidé par son amie, prof dans le même lycée.
    Un homme qui, sans tomber dans le piège de l'homme blessé repoussant toute idée du bonheur, remonte peu à peu à la surface pour respirer cet oxygène dont il avait perdu le besoin. Deux respirations qui se croisent sous un même air et se rejoignent enfin, en expirant l'amour dont chacun a besoin pour se construire à nouveau.

    Une douce lecture, rapide et agréable, qui semble s’emmarger avec beaucoup de facilité des clichés du mm et toutefois parfaitement satisfaire les attentes des lecteurs du genre. Yop


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    Un homme sans égal - Ariel Tachna

    Un Homme Sans Égal, Ariel Tachna

    Dreamspinner Press

    Sortie le 10 juillet 2018

    Traduction  Emmanuelle Guilluy

     

       Les Amants de Lexington.

       Avoir grandi plus pauvre que pauvre n’a pas laissé beaucoup d’options à Navashen Bhattathiri pour une vie en dehors de l’école. Toute sa concentration était sur le fait de garder sa bourse scolaire. Seize ans plus tard, il a réussi son rêve et il est devenu médecin. Maintenant, il revient chez lui à Lexington et il est prêt à prouver sa valeur au monde. Ce faisant, il reprend contact avec Brent Carpenter – camarade de lycée, agent immobilier, un type génial à tous les niveaux.... et entremetteur caché.

       Brent se fait une mission d’aider Navashen à développer une vie sociale et rencontrer des hommes intéressants et disponibles. Malheureusement, l’emploi du temps de Navashen est imprévisible, et, contrairement à Brent, peu parmi ces prétendants accordent de la valeur à son dévouement. L’amitié sans faille et le soutien de celui-ci convainquent Navashen qu’il est le bon, mais peut-il capturer le cœur de Brent quand l’entremetteur est concentré sur le fait de lui trouver un autre homme ?

     

    De quoi ça parle ?

    De poulet au curry et de mini golf. Y’a aussi des bébés, un chien qui s’appelle Thor et des personnages mignons à souhait.

     

    Mon avis

    Je dis toujours que je n’aime pas la romance, mais ça n’est pas si simple. Evidemment que j’aime la romance. Qui n’aime pas une belle histoire d’amour ? La plupart de mes coups de cœurs sont des romances contemporaines et si vous me demandez de vous recommander un livre, vous avez une chance sur deux pour que je finisse par vous proposer une romance. Alors pourquoi ce désamour manifesté ?

    Parce que je n’aime pas la plupart des clichés qu’on trouve dans les romances. Je n’aime pas les histoires à base de qui pro quo, de mensonges ou de tromperies. Et encore moins celles où une simple conversation suffirait à régler l’ensemble des soucis du livre. Les histoires de faux antagonistes, qui se haïssent sur la base de quedal, juste pour mieux les rapprocher, ça me donne envie de morde.  Et au-delà de touuuuut ça, je ne supporte pas les histoires qui ne sont faite que pour mettre deux persos dans un lit. Ces histoires dans lesquelles les personnages n’évoluent pas, dans lesquels ils sont tellement peu écrit qu’on n’en sait quasi rien, si ce n’est qu’a un moment, ils vont faire crac-crac.

    J’aime les histoires qui prennent le temps de nous présenter les personnages, qui parlent de gens qui me touchent, qui sont cohérents et intéressants. Elles n’ont pas besoin de me tordre le cœur ces histoires, j’ai adoré Jurassic Heart qui est hyper légère et sans drame, mais dont les personnages évoluent grâce à l’autre, font un chemin et sont plus à la fin qu’ils n’étaient au début.

    Mais du coup, pour ces raisons, je ne suis pas une grande fan du concept même de la collection Dreamspun de DSP. Oui, ce sont des histoires courtes, mignonnes et faciles à lire. Et c’est exactement ce que je leur reproche. Elles me font penser à ces Harlequins collection Azur que ma mamie achetait à carrefour. C’était la lecture de la loose pour moi, celle que je n’attaquais qu’en ultime désespoir de cause. Et pas parce que c’était du Harlequin, j’ai lu des dizaines d’historiques et, probablement, plus d’une centaine de collection blanche, à cette époque. Mais les Azur, c’était trop pour moi. Dreamspun, c’est un peu des Azur de DSP. Autant dire que, même si je n’ai pas détesté les Contes de Pennimaker, que je trouve étonnamment mignons, je les lis avec quelques pincettes. Sauf que j’aime Ariel Tachna et que quand Ariel Tachna me fait un Azur Dreamspun, je fais un effort et je le lis. Et j’ai donc lu Un homme sans pareil.

    Et vous savez quoi ? J’ai craqué complètement pour cette histoire. C’est court, mais l’auteur parvient à nous présenter de vrais personnages, en particulier celui de Navashen, qui est le principal. Evidemment, Brent est un peu moins fouillé, on en sait un poil moins que je l’aurais voulu à son sujet, mais j’en sais assez pour le trouver adorablement gentil. En faisant des retrouvailles plutôt qu’une rencontre, Ariel Tachna s’épargne une longue phase de présentation qu’elle n’aurait pas pû coller, sauf à sacrifier du développement de personnage, qui aurait alors cruellement manqué. Mais pas là. On en sait assez sur Brent, on fait vraiment la connaissance de Navashen et elle prend le temps de créer de vrais personnages secondaires écrit, intéressants et crédibles, même antagonistes. Amma est agaçante à souhait, mais réaliste. Akshat est ADORABLE et chacun d’eux fait un bout de chemin durant le livre, montrant qu’ils sont plus que des gens qui devaient finir au lit. J’ai lu le premier livre de la série, avec Luke et Hunter et c’était mignon, mais ce tome là est un petit bonbon qui trouve tout à fait sa place dans les livres doudous et autres du même genre. Pas simplement parce que c’est une histoire d’amour toute mignonne, mais parce que dans cette histoire d’amour toute mignonne, l’auteur arriver à nous parler, avec pudeur et subtilité, de pauvreté, d’intégration, de confiance – en soit et en l’autre – de sentiments d’appartenance, d’obligations familiales et d’émancipation. Elle parle de ces profs qui nous marquent et du travail qui nous assomme et nous élève. Elle parle de la difficulté de créer des relations, à notre époque hyper connectée, et de la nécessité de garder contact avec ce qui nous est essentiel. Et elle parle de tout ça en nous racontant le retour au bercail d’un jeune homme qui craque pour son ex camarade d’école. Si ÇA, c’est pas du talent, je ne sais pas où il faut aller le chercher, sincèrement.

    Pour terminer, si vous ne devez lire qu’un Dreamspun, lisez celui-là. Normalement, je vous dirais qu’il méritait 200 pages de plus ou je ne sais quoi, mais non. Il est parfait comme il est et mérite vraiment qu’on s’arrête sur lui.

     

    4 chats

     

       Brent s’arrêta pour respirer, puis sembla être à court de mots.

       – Je suis juste là, dit Navashen. Que veux-tu maintenant ?

       – La même chose que je voulais depuis que nous nous sommes retrouvés, murmura Brent, mais j’ai peur aussi.

       – Alors nous pouvons avoir peur ensemble.

    Chapitre 22

     


     

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  • On est en été donc j'avais envie de prendre le frais, Retour à cape Cove de Sully Holt avait envie que je m'occupe de lui dans ma pal. Deux envies, il n'en fallait pas plus pour attaquer ce roman paru en autoédition en 2017.

     

    Retour à Cape Cove -1 de Sully HoltLe pitch:

     À dix-neuf ans, Flynn Davies est heureux et la vie lui sourit. Il aime les cours, il aime sa famille, l'océan, ses amis et, plus que tout, il aime Monroe Banner qui le lui rend bien. À la fin de ses études, Flynn s'apprête à voir ses vieux rêves se concrétiser. Il ne souhaite qu'une chose : pouvoir les partager avec son petit ami. Car si sa famille et ses quatre amis représentent tout pour lui, Flynn n'envisage pas son avenir sans Monroe. Pourtant, un événement imprévu va bouleverser l'ordre des choses, et Flynn prend une décision terrible : il s'exile à l'autre bout de l'Etat sans un regard en arrière, abandonnant Monroe derrière lui. Quinze ans plus tard, il est de retour à Cape Cove, le village qui l'a vu grandir, aimer et rêver, le village qui n'a jamais quitté ses pensées. En réponse à l'appel de sa sœur, Flynn accepte de s'occuper du pub familial à ses côtés. Mais c'est sans compter les difficultés provoquées par ce retour inattendu. Alors qu'il commence tout juste à s'acclimater, les événements s'enchaînent et Flynn doit choisir entre fuir une nouvelle fois ou se tenir aux côtés de l'homme qu'il n'a jamais cessé d'aimer.

     

    On plonge d'emblée dans une narration qui tient absolument à nous rendre observateur du moindre détail. De longues descriptions nous rendent vite les lieux intimes, on est immergés, au sens pur du terme,  dans les souvenirs de Flynn lors de son retour à Cape Cove et on apprend  peu à peu les choses du passé,  à  mesure que son angoisse de se retrouver dans le présent de sa ville d'enfance progresse.

    Sully Holt est une auteure visiblement passionnée par le moindre détail de nature qu'elle nous restitue avec beaucoup de sensations, elle parvient à immerger (parfois même submerger) nos sens dans une atmosphère marine et ténébreuse .Le moindre bruit lointain, la plus petite odeur sont décrits  avec attention, les visuels sont très prononcés nous distillant une ambiance lourde, sombre, pesante et pourtant à la dimension très humaine d'une petite ville qui lutte pour conserver son mode de vie.

    C'est peu dire que l’ambiance visuelle du roman est un des éléments clé du livre, une sorte de tableau lamartinien  qui laisse entrevoir toute la dureté de la vie à Cape Cove.

     

    Le récit ,composé d'une romance bien sûr, amène assez bien l'intrigue  parallèle qui tient parfaitement le doublon avec la trame amoureuse puisqu'elle y est complètement associée. Nous avons un catalogue de personnages plutôt impressionnant qu'il serait difficile de tous classifier en secondaires. Chacun trouve sa place comme sur un échiquier mûrement construit, chacun a eu droit à sa part de créativité, de personnalité aboutie, de sensibilité plus ou moins dense au point de les rendre tous quasi indispensables au bon fonctionnement de l'histoire. La jumelle de Flynn, Charlie, assumant un rôle à part, représente  ce lien indéfectible qui continue d'unir Flynn à Monroe, Flynn à son passé , sa famille et surtout Flynn à son avenir. Elle est cette corde fragile qui a maintenu, d'une certaine façon, Monroe et Flynn dans un lien tenu, distant mais toutefois bien réel au fil des années.

    Monroe est un homme qui a vieilli, mûri par ses années de prison qui ont laissé des traces visibles sur son corps et d'autres moins perceptibles sur son cœur. Un homme dur qui exerce aujourd'hui un métier difficile dans un univers rude, qui détient toujours en lui une violence sous-jacente qu'il parvient à maîtriser grâce à ces traces furtives, mais toujours réelles, qu'ont laissé en lui  ces sentiments qui faisaient de lui ce jeune homme éperdument amoureux.

    Flynn lui pense avoir appris à vivre avec sa culpabilité et le prologue nous laisse deviner en filigrane le pourquoi de ses actes passés. Il sort, meurtri, d'une vie passée à combattre la violence des autres pour mieux oublier celle que lui inflige sa honte et ses regrets.

    Deux hommes qui s'aimaient à  la sortie de l'adolescence avec passion, qui se sont perdus chacun à leur façon et qui se retrouvent pour un dernier affrontement qui laisserait enfin renaître toute la joie qu'ils avaient à s’être trouvés. 

    On a du mal à en préférer un plus que l'autre même si l'on peine  à comprendre l’entêtement, au début, de Flynn à croire son ex  possiblement coupable .La dévotion de l'ancien flic à la justice me parait aussi un peu curieuse pour un inspecteur ayant bien connu les arcanes de ce métier et ses réalités, Flynn est un personnage un poil moins sombre, moins dans la dimension romantique, au sens artistique du terme, mais il nous raccroche à une certaine réalité des hommes : celle de nos faiblesses.

     

    Si les scènes de sexes entre nos deux héros conservent ce bon vieil aura du mm et ses codes anatomiques presque académiques, on ne peut nier la putain de tension qui existe entre eux. Une tension idéalement retranscrite en totale harmonie avec l’atmosphère virile  du récit, une parfaite symbiose et dieu que j'ai aimé ça! Une sensualité torride mais discrète, épisodique, partagée par ses deux hommes blessés, qui donne naissance à une scène que je vous placerai en citation tellement elle m'a plu ! Comme quoi les choses (qui paraissent?) les plus simples sont souvent les plus efficaces.

    Même les retrouvailles sont empruntes de tout sauf de romantisme poussif, on y ressent encore cette idée de la violence des événements  qui  avaient séparé deux jeune hommes qui ne demandaient qu'a être victime de la violence de leurs sentiments.

    Des hommes que l'auteure ne se contente pas de nous présenter comme une vitrine de mannequins homologués CK, des hommes rustres et actuels de qui émanent un paquet de testostérone au goût d'embrun.

    Sully Holt navigue très habilement d'une tension à l'autre, de celles des sentiments à celle de l'intrigue (même si elle n'est pas l’enquête du siècle, c'est clairement pas ce qu'on lui demande), on nage  complètement sur les flots captivants du récit tout en jetant toutes les  cinq minutes un œil sur le temps de lecture restant sachant que ça finira toujours trop vite. A tel point qu'on se retrouve forcement frustré par une fin sur laquelle il n'y a pourtant pas grand chose  à redire, mais l'histoire était si forte que finir de l’écrire devait être une vraie gageure.

     

    Pour moi, il y a des romans que l'on apprécie tout court, il y a ceux dont l'histoire nous emporte, ceux dont le style nous émerveille, ceux dont les couples créés nous court-circuitent les neurones et il y a ceux, même s'ils ne sont pas parfaits  , qui parviennent à réunir tout cela : Cape Cove en fait parti. Cape Cove c'est un récit  mais c'est aussi, et surtout peut-être ,une plume! Une écriture qui aura su réveiller en moi les vieilles images enfouies d'un Heathcliff sur fond de tempête et d'un Peter May  aux odeurs des Highlands froids et mystérieux.

    Une plume qui pourrait  dévier facilement sur un genre  plus reconnu, et on ne saurait lui reprocher, et qui, si elle continue avec autant de talent à fournir les cales de la littérature gay, continuera à faire monter sérieusement le niveau du mm français d'un cran et pas des moindres . Yop.

    Note à l'auteure: j'ai repéré un "papillon", tss tsss plus jamais ça!!!

     

    Citation:  Attention c'est chaud vous êtes préviendus!!

    "Monroe se pencha  alors en avant, le saisit par la nuque et l'obligea à se tourner vers lui pour l'embrasser. Flynn gronda et gémit dans sa bouche, sa langue s'activant avec vigueur contre celle de Monroe.

    Se sentir possédé des deux cotés, se faire ravir le contrôle de sa bouche et de son cul en même temps, c’était succomber à un sentiment irréel de soumission et de possession."

     

    Ouais je te laisse la dessus c'est vache, je sais !!

     

    Retour à Cape Cove -1 de Sully Holt




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  • Un roman que l'on peut lire sous une double casquette, Bryan et Jase de A.D Ellis publié par Juno Publishing en Juin 2018 .


    Bryan & Jase: Quelque chose à son sujet #1 de A.D EllisLe pitch:
    Jase Rafferty a grandi en cachant ses penchants sexuels – jusqu’à ce qu’il rencontre Bryan Keating. La sexualité de Bryan n’est pas un secret, et être déployés à l’étranger permet aux deux hommes de se forger une solide amitié. L’attirance sexuelle est indéniable, mais après une semaine remplie de luxure, ils doivent se séparer.
    Un an plus tard, une rencontre fortuite leur offre un week-end de plus, même s’ils savent que Jase ne peut pas risquer sa carrière militaire ou ses obligations familiales pour être avec Bryan.
    Plusieurs années s’écoulent avant que Jase accepte finalement le désir désespéré de son cœur et de son corps. Mais lorsque la peur et la haine menacent de les séparer, Jase doit prendre une décision difficile qu’il n’est pas certain que Bryan et lui pourront surmonter. Ensemble, ils doivent choisir de résister à la tempête ou se dire adieu pour toujours.

     

     

    Bryan & Jase: Quelque chose à son sujet #1 de A.D Ellis

     Une double casquette car selon son degré d'exigence ou d'attente face à un mm on l’appréciera différemment.

      Si tu te places en mode princesse à paillettes, alors c'est un roman parfait ! C'est sucré et cliché à souhait avec toutes les bonnes ficelles qui te donnent à coup sur la chance de gagner la peluche de tes rêves! Tu as deux beaux jeunes hommes mignons tout plein, un petit bout de chou au milieu qui sait porter le bonnet à la perfection, des parents vilains qui craignent à mort et une marâtre à coté de qui la méchante reine de Blanche Neige te donne envie de boire un mojito dans le même verre qu'elle .
    Une trame aux codes surexploités qui fera blêmir ton cœur Barbie gayfriendly et te donnera envie de bannir toute femme de la surface terrestre !
      Bryan et Jase : une histoire d'amour plus que contrariée par une épouse, mère cupide et sans vergogne, qui gâche toutes les possibilités d'amour du couple. Une histoire qui se déroule sur plusieurs années, après plusieurs séparations, et qui nous décrit l’évolution de leur relation depuis leur rencontre à l'armée.
    On aime le rose alors on kiffe les larmes devant l'impossible bonheur et devant l'amour très fort qui semble péniblement franchir les embûches. On a lu tout Emily Blaine, alors on frissonne devant des parents odieux qui infligent à nouveau (oui je sais étonnant hein!!) de terribles épreuves à nos amoureux qui pourtant ne demandent rien à personne. On a récupéré les Barbara Cartland de notre grand mère du coup, on a presque déchiré les pages avec rage sur la méchante épouse qui, en plus, ne s'occupe pas de son bébé. On tremblote pendant les soldes au rayon bébé devant les assortiments de biberons alors on craque pour Grayson et les scènes de parentalité qui sont  touchantes, le petit garçon étant assez crédible dans son expression. On aime pas regarder les films d'horreur parce que y a pas de happy end à la fin, alors on collerait bien le père dans la cave pourrie d'un ehpad avec Jason en voisin de chambre portant le numéro 13 .
    Et comme on aime beaucoup la culture générale on apprend que le bleu sarcelle est une vraie couleur de la palette et qu'un jockstrap ça peut aussi s'appeler un suspensoir (je te laisse apprécier le cote sexy du mot!!).
    Un roman qui se lira donc comme un vrai conte de fée avec ses rebondissements, ses grandes émotions et sa fin arc en ciel à rendre jalouse mère nature. Un bon moment pour toutes les fleurs bleues pas fan de sexe, de sombritude ou d'histoire parallèle; si vous aimez les mm axés uniquement sur la romance foncez !


     En revanche si tu enfiles ta casquette de mmiste addict alors là, rien ne va plus!
    Tu crisses des dents sur une narration à deux voix alternées plus usée que le jean de ton ado rebelle, sur les répétitions de certaines fins de chapitres qui donnent l'impression que l'auteur pense qu'on était pas là au début et sur le peu de contenu de l'intrigue.
    Tu es exigeante, alors tu meurs d'envie de secouer ce pauvre Jase , obligé de coucher avec sa femme (c'est bien connu, nous les femmes on a ce pouvoir là!), et de lui hurler dans les oreilles "hey mec le divorce existe tu sais et tout les pères ne perdent pas leurs droits sur leur môme". Mais heureusement, pas besoin d'en arriver là car la méchante disparaît du jour au lendemain, comme par magie, avec un riche monsieur qui lui offre plein de bijoux!!!
     Tu as envie de déchirer (comme la princesse oui ) les pages concernant le père ubuesque et homophobe, qui à lui seul réunit plus de clichés que mon cerveau pensait pouvoir en supporter, mais comme t'es sur numérique ben tu peux pas le faire!!
    Mais, en même temps, tu sais te comporter donc tu ne fais pas remarquer le peu de personnalité de chaque personnage (à moins de l'envisager sous le point de vue de la caricature) , tu ne dis rien non plus sur l'inexistence des réalités quotidiennes de chacun à l'exception de Bryan (qui n'est pas toujours dans la kitchen- oui je devais la faire ,vraiment!).
    Tu n’évoques même pas, l'image générale de la femme , soit vénale, soit complètement soumise à son crétin de mari, qui est développée dans le roman parce que sinon tu vas te faire péter les petits vaisseaux des yeux et que la conjonctivite c'est pas fashion!

    Bref, pour moi c'est un roman qui te donne l'impression d'avoir une miette coincée entre deux dents, c'est gênant, pas douloureux mais suffisamment pénible pour vouloir que ça s’arrête le plus vite possible. Un récit à la plume classique, sans surprise, qui arrive soit dix ans trop tard dans le monde du mm , soit dix ans trop tôt pour créer un courant vintage auquel on succombera peut être  . Yop.

     

    Bryan & Jase: Quelque chose à son sujet #1 de A.D Ellis

     

     

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  • Vous aimez ces personnages solaires qui irradient leur charisme sur tout ce qui passe à leur portée ? Alors vous avez forcement lu au moins un des épisodes de la vie de Jory Harcourt !
    Sans toi de Mary Calmes nous présente donc un aperçu de la vie domestique de Jory et Sam le ténébreux, sorti cette année chez Dreamspinner Press.


    Sans toi de Mary Calmes Le pitch:
    Jory Harcourt a enfin la vie dont il rêvait. Être marié à l’US Marshal Sam Kage l’a changé. Ils ont fait la paix avec leur passé tumultueux et Sam a transformé Jory : autrefois prêt à fuir à la moindre difficulté, il est désormais capable de rester pour affronter les tempêtes. Sam et lui ont deux enfants, une maison en banlieue et un minivan génial. L’époque où Jory était l’épicentre du désastre est révolue. La vie de famille est agréable.
    Ce qui signifie que c’est exactement le bon moment pour un grand remaniement domestique. Mais l’ex de Sam réapparaît à l’endroit le plus inattendu. Un tueur escalade leur balcon lors d’une réunion de famille. Et peut-être que ces deux événements ont quelque chose à voir avec le témoin qui a disparu un an plus tôt. Leur joie conjugale vient d’en prendre un coup, mais Jory ne laissera personne lui retirer sa famille. Avant de savoir ce que c’est d’avoir un foyer, il aurait pris ses jambes à son cou. Mais plus maintenant. Il sait que Sam et lui doivent affronter les choses ensemble, parce que c’est la seule façon dont ils pourront s’en sortir.

     

    Sans toi de Mary Calmes

     


    Toc toc! Entrez dans la vie familiale de Jory, Sam et leurs deux enfants! Un avant goût du bonheur entre la petite maison de la prairie rebootée et Sept à la maison avec un peu moins de gosses à table. Jory en mode Desperate Housewives qui , toujours égal à lui même a su séduire tout un quartier, les mères (et pères) d'école, les quelques amis de Sam et probablement tout les commerçants du coin.

    Une intrusion donc, dans leur vie de famille, déjà bien avancée, avec la découverte de leurs enfants  et leurs nouveaux rapports en tant que parents qui nous fait voyager entre un Jory plein de bonheur, de joie quotidienne et d'extase et un Sam... ben Sam quoi, sombre et toujours cette personnalité qu'on espère voir un jour apparaître.
    Un tome où un ex tente un come-back et où un témoin disparu pose problème à nos tourtereaux, désormais escortés d'une fillette et d'un garçon adoptés, donnant de prime abords une dimension moins exclusive à leur histoire. Les autres couples de la saga se sont également étoffés même si on ne les voit pas trop apparaître on a droit à quelques aperçus qui nous permettent de rester à flot.

    Comme dans les autres opus, une enquête en fond, pas vraiment palpitante en soit, avec quelques événements qui se répètent sans que ça fasse avancer quoique ce soit même si on aurait voulu aller plus loin (les deux étant casés ça aurait été l'occasion de mener une vraie intrigue policière) et plonger un peu plus dans le passé de Sam. Le roman est ,une fois encore, plus axé sur la relation Sam/Jory, quelques coups de feu et suspects de temps en temps et encore et toujours l'image suridéalisée du couple parfait à qui tout le monde semble prêt à refiler leurs mômes!
    Du coup les personnages en deviennent un peu too much à mon goût et même pour les secondaires; les gamins et leur éducation frôlent le conservatisme bien pensant par moment, les amis qui ont peu ou prou de personnalité, ces gens que tous le monde admire ,aime et envie : la perfectitude à la longue ça lasse !

    La relation charnelle de nos deux héros est parfois pesante, ou alors elle comble l'absence de suspens qu'on ne demandait qu'à découvrir ,et à titre personnel, elle me perturbe presque dans l’élan du récit . Si j'aime beaucoup ce couple, j'en attends quand même un peu plus dans son évolution et pas juste à assister encore à un tour sur lui même. C'est complètement le style Mary Calmes, des héros qu'elle aime et met en valeur au maximum, des scènes aux dialogues qui s’étendent (et là avec les mômes on est servis), des événements assez sombres mais juste survolés au bénéfice de la Totale Romance. Le tout comme toujours est bien écrit, bien romancé, bien enjolivé pour nous offrir tous les fantasmes sensuels possibles sur ce couple phare de son oeuvre et nous piéger une fois de plus dans leur vie.

    Au final, peu de suspens donc, beaucoup de sexe et d'amour indéfectible et comme toujours avec cette auteure le tout est réalisé avec l'art et la manière de rendre tout ça complètement opérationnel et addictif même si on peut se laisser aller à espérer un autre volet qui clôturerait cette saga avec plus de panache. Un roman qui aura aussi son succès, on en doute pas, vu que la série est plus ou moins culte et le pari sera de deviner si Jory tient plus de Lynette Scavo ou de Susan Delfino . Yop.

     

    Sans toi de Mary Calmes

     

     

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  • Une petite virée en camping-car ca vous branche? C'est parti avec Status Update d'Annabeth Albert publié (encoooore ? me direz vous ! ben c'est pas ma faute hein!) chez MxM Bookmark ,une comédie douce amère vraiment romantique comme je les aime!

     

    Status Update #Gaymers, Tome 1 d' Annabeth AlbertLe pitch:
    Adrian Gottlieb a réussi sa vie. C'est un brillant concepteur de jeux vidéo qui a tout ce dont un homme pourrait rêver, y compris un super rencard pour le mariage de sa sœur. Mais il est obligé de tout rebooter quand il se retrouve coincé sur un terrain de camping enneigé en Utah. Ses projets de vacances ? Un plantage monumental. Du moins jusqu'à ce que Noah Walters lui offre un abri pour la nuit et, à contrecœur, un voyage à travers le pays. Rien chez le géoarchéologue ultra-conservateur ne devrait attirer Adrian, mais lorsqu'il découvre la passion secrète de Noah pour les jeux vidéo, la connexion entre les deux hommes passe au niveau supérieur. Rapidement, une paisible mais indéniable alchimie s'installe entre eux. Mais quelque chose cloche. Tandis que les kilomètres s'accumulent et que le temps passe, Noah doit faire le choix le plus difficile de sa vie. Leur relation vaut-elle la peine qu'on se batte pour elle, ou ce jeu a-t-il pris fin avant même de commencer ?

     

     

    Status Update #Gaymers, Tome 1 d' Annabeth Albert

     

    Dans un climat neigeux et sur une aire de camping-car ,nous faisons la connaissance de Noah qui, comme Noé, récupère dans son arche (lis le bouquin et la référence religieuse va te faire un taquet frontal d’évidence) Adrian geek himself frigorifié et abandonné par son ex , le méchant/pas gentil/ futur ex du jeune homme. Un parc à chien, deux chiens (c'est mieux sinon c'est quand même bizarre) et voila notre petite histoire en route.

    Alors j'annonce clairement que je ne suis ni geek ni fan de jeux vidéos donc j'ai plus de facilité à parler le Klingon que le langage gamer et bien, ça ne m'a pas empêché du tout d’apprécier pleinement les liens qui se nouent dans l'espace (là ou personne ne vous entendra crier ha non c'est pas ça !) du mastodonte motorisé de Noah. Et puis j'avoue aimer cette thématique (j'ai tilté sur wargames et Hal gamine ,on se refait pas comme ça!!)

    J'ai beaucoup aimé la lente mise en place  des échanges faits en toute simplicité et toute honnêteté .La narration classique mais  subtile nous entraîne dans un récit qui démarre en vase clos, où on croit lire une histoire entre deux hommes et où on réalise très vite qu'en fait , on est trois dans cette intimité chaude et feutrée : eux et nous .
    Les petits apartés en italique (tu sais ce truc ou le perso te dis "youhou regarde je réfléchis dans ma tête là") sont vraiment un petit plus sympa , c'est plus que déjà fait c'est vrai, mais ici c'est vraiment la petite précision discrète délicatement amenée sous forme de tendresse, d'ironie et parfois de mélancolie.

    Les analogies faites entre leur métier respectif et leur mode de pensée, leur façon d'aimer sont très astucieuses , créatives même, et ce point de vue nous offre des scènes pourvues d'un langage original et plaisant, une poésie certes normative mais dans tous les cas belle et très forte selon les instants où elle se place.Un vrai plus pour ce roman ( et j'en profite d’ailleurs pour tirer mon chapeau à la traductrice Camille Wright)!

    Arrive le moment (aaargghh) où nous deux héros se retrouvent bloqués dans le véhicule sous la neige, les vitres embuées (besoin d'un dessin là?) , c'est le moment où tu sautilles dans tous les sens dans ton canapé en éructant bêtement "ca va être chaud , ça va être chaud".
    Et bien oui c'est chaud, mais plutôt comme un casserole de lait sur le feu, ça bouillonne lentement et sobrement avec beaucoup de romantisme et de retenue c'est un vrai délice!

    Beaucoup de problèmes soulevés dans cette relation sont abordés avec une grande sensibilité :être novice dans un domaine, faire son coming out face à une famille chrétienne et conservatrice, se couper de ses émotions parce que c'est plus simple que de combattre ses peurs ou ses certitudes erronées.
    Noah, le beau prof en cours de titularisation, est sûr de ses choix,son enfermement, dû à ses mécanismes éducationnels qu'il a construit pour se forger une personnalité et une vision de son avenir, lui a toujours dicté une ligne de conduite respectable. On a parfois un peu de mal à cerner ce qui le retient tant dans cette situation face à un Adrian presque trop parfait mais quand on se penche un peu soi même sur ses propres peurs ou certitudes on comprends très vite à quel point il est facile de se retrouver prisonnier de ses habitudes que l'on jugeait bénéfiques jusqu'ici.
    C'est en se confrontant à l'amour qu'il porte à Adrian que Noah sera peu à peu capable de faire une mise à jour de ses propres systèmes de fonctionnement, de s'ouvrir un accès au bonheur et à ses rêves rendus inaccessibles par des contraintes familiales qui n'avaient plus lieu d’être.

    Adrian notre geek gamer conceptor est, lui, la part lumineuse du récit , cette éclaircie toujours joviale qui draine la mélancolie de Noah .Il est celui qui parait le plus positif tout en ayant ses propres habitudes et travers amoureux , celui qui sait accorder la patience nécessaire à Noah pour que leur histoire soit viable.
    C'est aussi la part geek du roman forcement, avec un hommage constant au monde des fans de jeux, des mécènes, des webisodes et de tout ces mots dont je te parle et dont je ne sais absolument rien (mais comme t'es cool, tu fais aucune remarque -clin d’œil/respect/check du point). Cette petite part de folie moderne et de vie plus "actuelle" qui nous présente un monde apparemment loin de celui de Noah mais qui est pourtant bel et bien un lien profond entre eux.

    Beaucoup de personnages secondaires voire tertiaires papillonnent dans le roman , cela équilibre les parties de solitude et de huis clos avec réussite , ils donnent surtout une vague idée du passé et du quotidien de chacun de nos héros .
    Un épilogue comme je les aime (j'adooooore les épilogues je voudrais meme des épilogues des épilogues si c’était possible) qui nous fait passer avec beaucoup de plaisir de la mélancolie à la douceur des sentiments partagés.

    Un livre que j'ai vraiment beaucoup aimé, un de ceux qui nous berce par sa lecture , avec une plume actuelle qui sait parfaitement surfer entre classicisme léger et dynamisme moderne (il y a beaucoup de tendresse et d'ironie au fil des lignes ), qui nous fait voyager dans l'intimité d'un couple simple où chacun a su faire des choix pour gagner le cœur de l'autre . Un petit bémol cependant pour la couv qui , à mon goût , ne correspond pas trop au pitch.
    Un roman où devrait figurer en grosse lettre sur la couverture "attention virus,fichier hautement addictif, nettoyage carte mmiste pour rebooter le système" (ouais je me la joue trop là ça se voit !)Yop.

    Et bien sur, si tome 2 il doit y avoir ,on va pas se priver de se jeter dessus.

    Citation: 
    -Danse avec moi, dit Adrian en commençant à se balancer.
    -Adrian, demanda Noah, contre la peau de son cou.Qu'est-ce qu'on est en train de faire ,là?
    -Eh bien, je danse.Et toi tu es en train de faire ta meilleure imitation d'un poteau.

     

     

    Status Update #Gaymers, Tome 1 d' Annabeth Albert

     

     

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  • Bienvenu dans le troisième (et dernier ? vraiment ? c'est sûr de sûr ? l'auteur est "soudoyable"? ) opus de cette série déjantée de TJ Klune, Le premier regard, avec Dis moi oui, toujours et encore chez MXMbookmark (qui devrait être attaquable en justice pour cause de ruine du lecteur).

    Dis-moi oui: Au premier regard, T3  de TJ Klune

     

    Le pitch:


    Entourés de leurs familles et de leurs amis, Paul Auster et Vincent Taylor ont l’honneur de vous inviter à la célébration de leur mariage.

     

    Dis-moi oui: Au premier regard, T3  de TJ Klune

     

     

    Clair et concis et bien entendu toujours aussi féroce et halluciné .On retrouve avec plaisir tous nos persos sur lesquels on avait craqué comme des oufs avec cet humour qui ne peut même pas être classifié tellement c'est le binz là-dedans. Je soupçonné fortement Tj Klune d'avoir été allaité par les Monty Phyton (toi là , n'essaie même pas de visualiser le truc )et que ça ait laisse des séquelles irrémédiables (et heureusement d'ailleurs).

    On a un apercu un peu plus precis de la famille de Paul dans son passé et on comprends tout de suite mieux cette preparation de mariage completement folle à laquelle on va assister, le tout dans une emotion toujours petrie d'humour (si tu verses une larme ce sera forcement de rire ).
    Paul et Sandy sont toujours aussi délicieux avec leurs échanges à pousser les plus grands psys au suicide.Un Paul que l'on sent transformé par son amour et son quotidien, un Vince toujours plus épanoui dans son attachement à cette nouvelle famille de substitution, un couple Sandy/Darren toujours aussi survolté et surprenant.On oublie pas un Kory qui se révèle de plus en plus et qui nous offre quelques tranches de rire bien franches ainsi qu'un Daddy qui nous prépare une surprise.

    Il est donc question de mariage, d'enterrement de vie de garçon, de préparatifs sous la houlette de Sandy (oui rien que ca et tu te lèches la langue d'avance, ne nie pas je le sais)  , de vie de famille qui prend son essor et  surtout pour nous, d'accepter l’idée de quitter un couple auquel on s'est tous beaucoup attache.
    Nous retrouvons Paul et ses doutes qui semble enfin avoir trouver sa place au sein d'un couple qui laisse sa personnalité entièrement vibrer. Un couple, ou Vince se reconstruit et trouve l'attente familiale qu'il porte en lui depuis toujours, escorté par leurs amis et famille qui savent à la fois s'imposer totalement dans leurs délires et en même temps les sécuriser dans leurs différences .Nana est toujours (voir de plus en plus ) aussi explosive et perchée (plus ou moins, selon les jours, que son perroquet),une aïeule que l'on aimerait tous avoir dans sa famille et elle nous livre d'ailleurs une scène finale (aka Dirty Dancing) à tomber .

    Alors on pourrait trouver que c'est tout de même un peu moins drôle que les deux premiers (et peut être en partie parce qu'on est habitue à cette dynamique ) ,que le thème mariage c'est trop peu pour nous tenir en haleine et que cet humour impressionnant présent à chaque réplique c'est parfois presque épuisant mais ce serait faux car des la prochaine page tournée on replonge à nouveau dans un éclat de rire et on se rendra vite compte qu'on s'en lasse pas du tout. On est juste comme un toxico à sniffer le moindre mot et si on ne ressent pas comme une espèce d'ode à la différence c'est justement par le talent comique de l'auteur qui réussit le tour de force de normaliser complètement des personnages dits différents en simples personnages à la dimension hautement délirante.

    Un épilogue à la hauteur des deux premiers opus (et même s'il devait y avoir un autre volume -des fois que sous la menace...-on sauterait à nouveau les pieds joints dedans comme un môme dans une flaque d'eau) grâce à la plume de TJ Klune qui caresse doucement l'idée du bonheur. La meilleure alternative au Xanax, Prozac et tous leurs petits frères colorés , des romans qui devraient à coup sur être remboursés par la sécurité sociale. Alors laissez vous encore une fois Freddie Prince Juniorisé à fond  et sans remord vous ne le regretterez pas! Yop.

     

    Dis-moi oui: Au premier regard, T3  de TJ Klune

     

     

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  • Encore un petit roman datant de trois ans publié chez MxMbookmark , Coffee Cake de Kiterie Aine et pas franchement un coup de cœur.

    Coffee Cake de kiterie AineLe pitch:


    Psychologiquement affaibli après une relation catastrophique, Liam évite désormais les hommes, à l'exception d'aventures sans lendemain lorsque ses besoins doivent être satisfaits. Pourtant, Whitney, son dernier coup d'un soir, semble vouloir plus et Liam découvre que l'homme est prêt à employer les grands moyens pour obtenir ce qu'il désire. Mais c'est sans compter sur Liam qui, de son côté, est tout aussi déterminé à chasser Whitney de sa vie et de son magasin avant de tomber amoureux de lui.

     

    Coffee Cake de kiterie Aine


    Bon c'est clair que ce roman ne m'a pas emballé mais il a certainement son public (la preuve en est que ma partenaire de blog Manon a un tout autre avis sur le roman) et c'est plutôt une bonne chose tant le cote unanime des avis sur les livres est parfois rébarbatif.

    J'avais lu certains avis sympathiques sur ce récit j’étais donc peut etre un peu trop sure de mon coup pour en apprécier réellement le contenu mais j'ai au moins perfectionné mes connaissances sur le poussage de langue dans la bouche d'une autre personne ainsi que sur la torréfaction des grains de café issus de toutes sortes de pays plus ou moins lointains.
    Un mm assez bien écrit dans l'ensemble mais dieu que c'est long à se décanter ; on passe les 40 premiers % du livre à voir ce cher Liam fusiller du regard tout ce qui passe sous ses yeux, refuser d'admettre son attirance pour le gentil Whitney (qui est visiblement prêt à le always love you -t'as vu la référence de la mort qui tue ?) et repousser un chevalier servant qui semble pourtant tout avoir pour lui. Trois ans après une rupture difficile je veux bien, mais bon quand même en tant que lecteur on est pas prêt à attendre trois ans de plus pour un dénouement qu'on connait déjà .

    Leur non relation etait un pitch interressant , on aime bien quand c'est pas tout cuit comme un cupcake depuis le depart dans la romance , mais il y a trop peu en dehors de ca pour capter une attention constante.
    Les dialogues m'ont paru plus d'une fois ennuyeux et répétitifs et même si on a droit à tout le cheptel de vocabulaire pouvant décrire un échange de langue dans une bouche (c'est toujours bien de peaufiner un savoir) un peu trop souvent pour un type qui ne veut pas (mais qui veut bien quand même au fond de lui ) ça n'est vraiment pas suffisant, à mon sens, pour construire une intrigue et ce même pour une intrigue romanesque (tu sais la romance ce fameux genre ou y a rien dedans?).

    Whitney est sympathique (et il veut really to love somebody- c'est lourd hein? je sais mais j'aime ca ) , Liam est chiant mais sympathique , sa copine est sympathique, sa patronne est sympathique, les clients sont sympathiques ...bref voila tout est sympathique et on s'ennuie, moi en tout cas je m'ennuie .Même la scène finale ne nous apporte pas l'excuse nécessaire pour avoir tenu tout le livre malgré des personnages sympathiques (zzzz zzzz zzzz ) et qui sont assez crédibles malgré tout. Mais la dynamique (oui hein? surprenant ce mot quand on s'ennuie) de Liam plombe complètement le roman , la trame n'est pas suffisante pour le format quand celui d'une nouvelle aurait été plus adéquate. C’était long à démarrer , une fois en route on a l'impression d'avoir fait trois mètres et quand le final arrive on a l'impression d’être juste arrivé chez le voisin plutôt que d'avoir fait la belle ballade attendue .

    Conclusion: si tu aimes la langue, le café et la patience , lâche toi c'est open bar pour le Coffe Cake! Yop.

     

    Coffee Cake de kiterie Aine



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