• Si, comme moi, tu t'es fait un jour cramer les rétines et le palpitant par Sawyer de Lost  (#mrfossette), alors tu vas adorer cette histoire de crash et d’île déserte publiée chez MXM Bookmark en 2016. Bienvenu donc dans le roman de Keira Andrews Par delà l’océan.

     


    Le pitch:
    Même si ça implique d’abandonner son boys band en pleine tournée, Troy Tanner ne laissera pas son petit frère gâcher son futur de la même manière que leur père a détruit sa vie. Décollant d’Australie à bord d’un jet privé qui le ramène chez lui, Troy et le pilote Brian Sinclair survolent l’immensité de l’océan Pacifique sud quand un cyclone venu de nulle part change leurs plans.
    À des milliers de kilomètres de toute civilisation, l’eau turquoise et la plage de sable blanc ont un côté de paradis. Et quand les jours se muent en semaines, sans personne pour venir à leur rescousse, Troy et Brian se rapprochent, et leur amitié se mue en désir.
    Alors qu’ils se découvrent, le monde qu’ils ont construit ensemble bascule dans le chaos. Si Troy et Brian réussissent à quitter cette île, leur amour y résistera-t-il ?

     

     

    Mon cœur de midinette vient de se réveiller avec cette vraie romance comme je les affectionne, une vraie histoire douce, construite sur un vrai contexte qui donne du corps aux sentiments et aux personnages.

    Brian et Troy, deux hommes dont la différence d'age n'est même pas évoquée tant ce serait gratuit au vu de la situation hors normes qui les a réunit. Deux êtres venus de deux mondes bien distincts qui, face à ce terrible crash, se retrouvent mis à nu (même pas en rêve l'allusion!!) et se découvrent peu à peu, complètement dépourvus du prisme moral ou sociétal auquel ils étaient habitués.
    On démarre par une scène de crash speed, précise et incisive, suffisamment froide pour qu'on y sente la peur, le choc et les réflexes de survie que notre cerveau mettrait en place au cours d'un tel événement. Apres la terrifiante découverte de cette île qui sera le seul refuge de leurs espoirs de sauvetage, Troy et Brian, tant bien que mal, essaient de s'adapter aussi bien l'un à l'autre qu'à cette nouvelle perspective d'avenir qui n'en est plus un à leurs yeux.
    C'est tout doucement, au fil des heures et des jours qui défilent sans objectifs, que les deux hommes s'apprennent en même temps qu'ils devinent ce nouvel univers clos. Chacun prend sur lui pour rassurer l'autre et rendre la vie supportable, chacun devient peu à peu la force de l'autre et sa raison de tenir.
    Quand parler et se raconter restent les seules choses à faire après le minimum vital, c'est tout naturellement qu'ils s'apprivoisent et s’apprécient. La tendre complicité, qui se noue quotidiennement un peu plus, est bouleversante de justesse comme un doux sentiment qui se tisse sans autre satisfaction que le plaisir de la présence de l'autre.

    Et puis un jour, passe le cap de la gêne, passe l'idée que la fin c'est peut être ici sur cette île, passe la certitude que bientôt ce ne sera qu'eux et eux seuls pour très longtemps. Les pulsions s'expriment, alors délivrées de leurs habitudes et de ce qu'ils croyaient , de ce qu'ils pensaient être sûr, et Brian et Troy découvrent le corps de l'autre comme ils apprennent à explorer cette île et ses dangers.
    La chaleur des corps, la moiteur du désir et la satisfaction du plaisir qui les ancrent dans leur réalité, qui les soudent chaque jour un peu plus ,s’étoffent au fil des pages et des mots. On est littéralement avec eux, sur ce sable collant partout, avec la peau séchée par le sel et la peur de manquer d'eau potable sur ce fond sonore de vagues et de perroquets hurleurs. La peur de mourir, la peur de vivre ici seuls à jamais, la peur de ressentir cette nouvelle attirance, improbable il y a encore seulement quelques semaines, rend nos deux hommes terriblement crédibles et attachants. Si le poids du passé pèse sur eux, comme pour tout bon héros qui se respecte, ça n'est jamais lourdingue et ça nourrit avec doigté une histoire qui nous garde captifs d'un bout à l'autre du récit.

    Avec un texte soigné d'une grande maîtrise, l'auteur nous offre un roman précis, simple et terriblement efficace, sans décorations superflues dans les mots ni de tournures maladives et encore moins de poésie de bas étage. Et quand elle laisse enfin ses deux personnages retrouver leur liberté, on se retrouve tout aussi déboussolé qu'eux et on s’émeut de cette séparation douloureuse pour l'un comme pour l'autre.
    Un roman sur cette vie qui vous colle une claque et vous stoppe net, sur les tournants impossibles qui pourtant vous saisissent et sur cette petite idée que le destin est parfois terrible et passionnant à la fois.

    Pour celles, comme moi, qui se plaignent souvent d'un final en demi mesure, où on aimerait tout savoir de l’après, ici ce sera le cas avec du muy callente à souhait qui justifie entièrement la présence d'un ventilo en cours de lecture.
    Un feelgood de qualité qui m'a emporté comme une vague chaude en compagnie de deux hommes adorables, sur un dépaysement total et chavirant au point de m’être précipitée sur les autres romans de cette auteure dans la foulée. Par delà l'océan c'est une lecture d’été, et pas que, idéale et à ne pas rater. Yop.

    Merci à MxM Bookmark pour ce sp.
    Merci à Josh Holloway pour mes rétines définitivement marquées!!

     

     

     

    Vous le trouverez ici: https://amzn.to/2P3QXgj
      

    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    votre commentaire
  • Quand tu fais du rangement et que tu retombes sur des petites choses surprenantes, au fond de ta pal, ça donne du Chassé-Croisé de Lilithiel auto-édité en 2013.

    Chassé-Croisé de LilithielLe pitch:
    Seth est un jeune homme de vingt-trois qui mène sa vie comme il l’entend, enchaînant les sorties et les excès. Riche, séduisant et séducteur, il est aimé autant qu’il est détesté.
    Mais entre son amour à sens unique pour Jamie, l’animosité du frère de celui-ci et son passé douloureux, sa vie est loin d’être aussi idyllique qu’il n’y paraît. Et Seth lui-même ne devrait pas oublier que les apparences sont parfois trompeuses…


                            ********

     Une romance qui m'a agréablement surprise, accompagnée en bonus d'illustrations d' alexzappa ça et là, et qui m'a permis de découvrir une plume prometteuse qui a the truc pour rendre addictif une histoire plutôt simple .

    Seth parait avoir tout pour lui, fils de riche, égocentrique, narcissique, étudiant raté, fêtard invétéré qui accueille toutes sortes de noubas chez lui et qui a un sens de l'autre très particulier: c'est clair, lui je l'adore déjà! Et ça n'est pas son humour naturellement caustique, presque désabusé, qui me fera penser le contraire.

    Un Seth versatile, insouciant au point d’être inconscient, qui est aussi très seul, désœuvré et se languit d'amour pour Jamie, le jeune frère de son ex meilleur ami. Il nous explique au fil des pages comment et pourquoi ce jeune garçon a pris toute la place dans sa vie et dans son cœur, au point de ne plus vivre que pour leurs moments partagés en fin de journée.
    C'est le roman d'une passion, d'un amour indéfectible qu'il a eu le temps de voir venir et sur laquelle il ne maîtrise rien. Seth vit, s'amuse, s'oublie et attend ...encore et encore que Jamie lui soit enfin accessible, que le seul rêve et désir qui l'anime prenne vie.

    Si la personnalité multi-facette et multi-défaut de Seth ne le rendent jamais détestable c'est justement par cette passion qui le fait vibrer et dicte chacun de ses actes. Bien profondément en lui, sommeille encore ce petit garçon, trop gros et trop ingrat, qui fut molesté par ses camarades, délaissé par des parents obsessionnels des apparences et qui, un jour, a prit la décision de changer. Changer pour devenir ce bel oiseau séducteur que les gens s'arrachent, homme comme femme, pour obtenir enfin cet amour tant espéré qui a créé une demande tellement vitale que celle-ci s'est naturellement muée en dévotion pour Jamie.

    Jamie, aussi studieux et calme que Seth est volubile et frimeur, est la part sombre de leur couple! Ce jeune homme, pas encore majeur, si calme en apparence et si dominant et exigeant au fond de lui, ce tendre amour qui parait si inaccessible et qui pourtant est là, bien tapi derrière ses calculs et ses projets concernant Seth. Une relation dominant/dominé qui surprend son lecteur en cours de route, presque malsaine parfois, mais toujours très proche de ces illogismes que l'amour nous fait accepter sans remord. Le timide Jamie qui a tissé sa toile pour assouvir sa propre passion, insoupçonnée jusqu'ici, montrant un aspect de sa personnalité presque trop mature pour Seth. Seth et Jamie, l'histoire d'une passion qui a pris du temps et qui grandit, cahin-caha, malgré les doutes de leurs proches. 

    L'histoire et l'univers sont assez restreints mais bien fournis en personnages secondaires rendant le tout intéressant, ouvert et plausible. Chaque personnage semble rapporter sa petite note différente, ici de la bêtise, ici de la gentillesse, là de la jalousie ou encore là de la surprise (je veuuuuuuuux en savoir plus sur Alex et son garde du corps russe, ça sent trop la perche tendue là!!)

    La fin nous livre, en plus d'un épilogue futuriste comme j’apprécie, un bonus sur un des personnages du roman qui aurait mérité probablement sa propre histoire (encore une perche bien sur!!).
    Une vraie bonne petite romance dotée d'une plume extrêmement plaisante, vivace qui fait preuve par touches légères d'humour cinglant que j'aime beaucoup et conserve surtout un rythme efficace qui vous capte sans jamais vous lâcher. Yop
     

                                                              Chassé-Croisé de Lilithiel

     

     

    Vous le trouverez ici

    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    2 commentaires
  • Résumé :

    La bouche impertinente de Jake Manning lui vaut souvent des ennuis. À cause d’elle, il n’arrive pas à garder un emploi. Combiné avec un peu de malchance, elle l’empêche d’avoir un emploi stable. Une énorme dette pèse sur lui et il doit en plus prendre soin de sa mère alcoolique et de ses trois plus jeunes sœurs. Quand un emploi de femme de ménage se présente, Jake est tellement désespéré qu’il saute sur l’occasion. À l’arrivée, il trouve son nouveau patron, Patrick Stanford, un homme pointilleux, arrogant, grossier… et… aveugle.

    Né aveugle, Patrick est habitué à être obéi, mais il rencontre son adversaire avec Jake qui ne tient aucun cas de tous ses ordres et menace de changer toutes les étiquettes en braille sur ses produits d’épicerie et de partir en courant avec son chien-guide d’aveugle s’il ne se comporte pas mieux.

    Jake adore Patrick. Les choses commencent à s’éclaircir : les filles commencent leur propre vie et sa mère pourrait vraiment arrêter de boire, cette fois. Il a tout sacrifié pour sa famille, peut-être qu’il est temps maintenant de vivre sa vie et d’entamer une relation avec Patrick. Quand sa mère a besoin de lui, il se sent coupable et il a du mal à choisir entre sa famille et Patrick. Jake doit se rendre compte qu’il n’est plus seul.

    Date de parution : 2016 (édition française)         Publié par : Dreamspinner Press

     

    Une lecture pleine de chaleur. Un récit qui nous fait du bien même si un des personnages principal, Jake, mène une vie dure. Cet homme arrive à prendre le meilleur de chaque situation. C'est un personnage qui s'approche de la perfection par ses actions et son dévouement à sa famille. Il n'a pas réellement conscience de son charme et pourtant! Voila un homme qu'on aimerait rencontrer juste pour une discussion amicale tellement il est ... lui!

    Cette histoire se lit comme on boit un verre d'eau. C'est gai, rafraîchissant. Ça coule tout seul. On se laisse aisément guider au fil de notre lecture. Une jolie tranche de vie en somme. On ne peut être que captivé et happé par cette dose intense de bonne humeur qui inonde les pages du récit.

    Tous les personnages sont attractifs mais Jake occupe une place particulière. Il est le centre de ce roman et c'est à travers lui que l'on découvre les autres. Qu'ils s'agissent des membres de sa famille ou bien de son entourage professionnel ou amical. Ses interactions avec Patrick sont pleines d'humour. On aime leurs premiers échanges remplis de savoureuses petites notes domestiques qu'ils se laissent pour communiquer vu que, dans les premiers temps, ils ne se croisent pas physiquement. 

    Patrick est un personnage très exigeant mais on comprend pourquoi. A cause de sa cécité, il a besoin que sa maison, l'environnement dans lequel il vit, soit parfaitement ordonné. Il trouve en Jake la perle rare. Celui-ci répond parfaitement aux exigences que son travail de "femme" de ménage lui impose. 

    Il ne faut pas de raison particulière pour s'atteler à la lecture de ce livre. Avoir simplement l'envie de passer un bon moment est plus que suffisant et ce roman vous le garantit à 99,99999999%. Une jolie lecture qui illumine le moral de tout un chacun.

                                                                                                                                               Manon

    Vous le trouverez ici: https://amzn.to/2vxgaH3
      

    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    votre commentaire
  • Beaucoup de sorties alléchantes cet été chez MxM Bookmark, La valse des souvenirs de Garett Leigh est l'une d'entre elles.

     

    La valse des souvenirs de Garett LeighLe pitch:
    Jodi Peters est une créature solitaire et son job de web designer n’aide pas. Il sort deux fois par semaine pour déjeuner avec son ex, qui est devenue sa meilleure amie, et de temps en temps dans un bar gay douteux pour une aventure sans lendemain, et c’est bien suffisant pour lui, non ?

    Puis, il rencontre Rupert O’Neil, un pompier fraîchement divorcé. Ce dernier est visiblement seul et perdu, mais il est aussi le plus gentil des mecs que Jodi ait jamais rencontré. Ajoutez à cela le courant grisant qui passe entre eux, et Jodi ne peut s’empêcher de tomber éperdument amoureux. Il lui propose de partager son appartement douillet sur Tottenham, un véritable sanctuaire où ils pourraient créer une famille à leur manière... et pendant quatre années, la vie lui semble parfaite.
    Jusqu’à ce qu’un cruel coup du sort ne lui arrache tout ça. Un moment de distraction et Jodi se retrouve à se battre pour une vie dont il ne se souvient pas, brisant ainsi le cœur de Rupert. Jodi ne le reconnaît pas... et n’en a pas envie. Alors qu’il reste très peu de l’homme qu’il aime, Rupert se raccroche aux quelques bribes de foi qu’il a encore et prie pour que Jodi puisse apprendre à l’aimer une seconde fois.

     

    La valse des souvenirs de Garett Leigh

     

      Comme la valse peut se jouer en trois ou quatre temps, ce roman s'est livré pour moi en deux temps complètement différents pour me laisser avec une forte affection pour Jodi.

      Un début qui souffle sa tragédie comme une tornade avant que le lent quotidien aux soins intensifs ne se mêle graduellement aux souvenirs de Rupert sur sa rencontre avec Jodi.
    Des souvenirs aussi bien vu du coté de Jodi, ce qui parait étrange en soit vu sa situation mais qui en même temps lui rendent sa pleine présence dans l'histoire, que du coté de Rupert son compagnon, lui donnant la force d'affronter cet avenir incertain. Je passerai rapidement sur cette première partie d'introduction qui m'a clairement semblé maladroite dans son écrit alors que le contenu mettait, au contraire, très bien la situation en place. Une partie affaiblie temporairement par trop d'expressions convenues, de terminologies mal choisies et très sincèrement trop d'yeux qui roulent dans leurs orbites (et pourtant je suis assez fan du mode zombie hein!).

      La vraie teneur du récit se développe avec le retour d'un Jodi à la maison, complètement perdu, et confronté à une vie qu'il ne reconnait plus. Face à lui, tout aussi perdu, un Rupe qui se débat entre Jodi, sa fille, son boulot et les difficultés financières, montrant chaque jour une abnégation totale à son amour pour Jodi. Un combat quotidien où chaque rejet, chaque mot blessant, chaque coup d’œil vide de Jodi le poignarde un peu plus, l'obligeant toujours à se replonger dans ses propres souvenirs pour trouver la force de continuer.
    Car les souvenirs, c'est bien au bout du compte la problématique qui les réunit, ceux que l'on perd et qui effacent tout en une simple bourrasque et ceux que l'on conserve donnant toujours un sens aux choses pour les rendre tolérables.

      La lente remontée à la surface de Jodi, associée à l'acceptation douloureuse de Rupert, développe un long moment d'une grande tristesse où la personnalité de Jodi, parfaitement travaillée, parvient à maintenir ces petits éclairs d'espoirs qui viennent parfois récompenser la patience de Rupe. Cette patience qui fait que peu à peu, Jodi s'interroge et se laisse à nouveau happer par l'attirance première qui les avait réunis.

      Lire les retrouvailles progressives pleines d'amour du couple, les voir se ressouder tout en reconstruisant de nouvelles bases fait invariablement vibrer notre corde sensible.
     Garett Leigh nous offre un Jodi touchant et lucide auquel on s'attache en trois minutes chrono. Rupert m'a paru plus difficile d’accès car son attitude parfaite et dévouée, que l'on ne saurait critiquer, le rendent à mon goût plus lointain que ces personnages faillibles que j'affectionne particulièrement. Mais pour une fois que le pompier sexy n'est pas un héros sur de lui, baignant dans une sexittude masculine à son apogée, on va pas bouder notre plaisir. Et si le petit hipster barbu était autrefois le "dominant" de leur couple, leur nouvelle normalité semble avoir permis aux deux hommes de découvrir chacun, les anciennes facettes de l'autre.

      Apres une fin, qui ne fait que confirmer que l'amour peut tout reconstruire et que deux êtres qui se sont trouvés puis perdus peuvent à nouveau se rencontrer, on reste conquis par cette histoire de victoire. La victoire de tout un groupe de personnes dévastées par un seul événement. La réussite d'un groupe et d'un couple qui parviennent à surmonter les séquelles d'un drame et à envisager de laisser un passé pourtant heureux se transformer en une inconnue à plusieurs variables. Garett Leigh nous a charmé avec son Jodi fort et faible a la fois et avec sa plume mesurée, qui nous a rappelé avec sensibilité et sans trémolos dans les mots, l'impact qu'un drame peut avoir sur tout un environnement. Yop.


    La valse des souvenirs de Garett Leigh

    Merci a MXMbookmark pour ce sp 

     

    Vous le trouverez ici : https://amzn.to/2MgS7U0
      

     

    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    votre commentaire
  • 15/30/45 c'est pas une partie de tennis c'est l'excellent roman de Claire Some qui sort bientôt chez Mix Editions et qui est un vrai coup de cœur estival pour moi.

     

    15/30/45 de Claire SomeLe pitch:
    Jules a toujours aimé la maison de vacances de ses parents. La Provence y a un goût d’enfance avec sa cabane dans les arbres, le chant des cigales le soir au bord du lac et les souvenirs qu’on y dépoussière avec des sourires attendris.
    Mais cette année-là, tout est différent. Jules a trente ans et, dans deux semaines, il se mariera avec Marc, son compagnon. Il descend donc en Provence pour y préparer la cérémonie et retaper le vieux kiosque du jardin.
    Ses parents sont là, ainsi que les Delestre, des amis de la famille accompagnés de leur fils, Eric. Eric que Jules avait presque oublié, même si le revoir lui donne l’impression de retrouver l’insouciance de leur première rencontre. Entre souvenirs d’adolescence et bricolage, la vie leur offre quinze jours pour tenter de rattraper quinze années de silence. Un arrêt sur image avant le grand saut.
    Deux amis d’enfance, l’été en Provence, une famille, le cap de la trentaine, la vie qui s’écoule au rythme des ratés de deux cœurs qui se croisent et s’entrecroisent, se cherchent sans vraiment savoir quel sera le bon moment pour se trouver.

    15/30/45 de Claire Some

     

      La belle couv, avec son petit coté Marcel Marlier, m'avait déjà bien alléché il y a quelques temps et c'est donc avec joie que je me suis jetée sur ce sp de la maison d’édition MIX.

      Je dois dire que je suis tombée en pâmoison sur cette narration  instaurée comme un long plan séquence qu'on imagine facilement avec la douce voix de Dussolier sur un Amélie Poulain. Un récit d'une incroyable douceur, aux parfums d'une sieste dans le sud avec des rapports humains délicatement mis en valeur saupoudrés de dialogues fins et ciselés dignes de notre cinéma plus ou moins indépendant.
      Une histoire que Claire Some nous déroule comme les lentes caresses de deux amants qui se découvrent la première fois et une plume complètement contemporaine, complètement nouvelle vague et surtout complètement craquante. C'est un gros Wahou pour moi et je sais que j'ai carrément craqué comme on envoie péter son régime devant un chocolat liégeois. Il y a trop de bonnes choses dans ce livre pour ne pas tomber sous le charme: les mots choisis que l'on peut presque respirer, le style qui sait maintenir jusqu'au bout une fine tension, l’atmosphère d’été qui exsude une chaleur que l'on capte à chaque page...

      Claire Some où l'art de nous faire partager les émotions lentement dénouées de ses deux personnages, cette douce amitié d'autrefois qui se tisse à nouveau, pour n’être toujours qu'une amitié d'été plus adulte, mais encore baignée de leurs souvenirs. Ajoutez à cela les notes d'humour très subtiles qui ponctuent le récit par moment et on est pas loin de se faire emporter par un coup de chaud caniculaire .

      Un Jules, trentenaire, un homme presque quelconque, ce bon pote qu'on aurait presque tous dans notre entourage, qui a réussit sa vie et  va bientôt se marier avec l'homme qu'il aime dans la propriété de ses parents. Un personnage qui semble cultiver sa nostalgie et son esprit de jeune homme avec bonheur. Jules  qui se pose beaucoup de questions et trouve des réponses (et un sentiment de sécurité) dans un ordre établi des choses toujours parfaitement cadré et ciblé à l'avance .
      Jules retrouve donc Eric, qu'il a connu 15 ans plus tôt au même endroit, le temps d'un été et le temps de la rénovation du vieux kiosque dans la jardin parental. Un Eric, plus héros dans le physique, qui redécouvre instinctivement cette amitié immédiate qui s’était créée entre eux dans leur jeunesse. Sortant  d'un douloureux divorce presque morne, un de ces divorces que la vie et ses embûches vous imposent malgré tous vos efforts, rejoindre Jules comme avant est une vraie plongée dans cette ligne fluctuante du champ des possibles.

      Une seconde rencontre poignante et bouleversante entre ces deux hommes qui se reconnaissent depuis toujours et qui approfondissent ce lien, déjà bien ancré, au cours de ces deux semaines de préparatifs des noces de Jules et Marc, son partenaire.
      Poignante car tout est tellement dans le vrai, dans le sincère et dans la logique de la vie que l'on doit assumer ; ici point de mecs qui se sautent dessus, victimes de l'attraction plus forte que tout, point d'envolées sensuelles qui dévastent les corps et les esprits.

      Bouleversante car sans jamais avoir besoin de dresser des plans de tables dramatiques en guise de scénario, l'auteur dessine juste la douloureuse obligation des engagements et des choix déjà pris qui font que personne ne peut tout lâcher comme ça, sur un coup de tête incertain. Personne n'ose vraiment laisser derrière soit, sur un coup de cœur, tous ces proches qui font partie de notre vie malgré toutes les envies de prises de risque.

      La légère, et non moins appréciable, trame de fond sur l'existentialisme de l'homme moderne est abordée avec un tact et une sensibilité pointus, par des mots qui glissent sur le conscient de chacun et nous font dire sobrement "punaise mais c'est trop ca!". Sauf que Claire Some, elle, elle te fait ça en arabesques de mots toutes plus harmonieuses les unes que les autres, avec une aura de perfection qui plane sur chaque page et chaque sujet évoqués. Telle l’obsessionnelle compulsive de la faute de goût, tu cherches ce putain de défaut qu'il doit bien y avoir quelque part dans ce livre sans vraiment le trouver et tu finis par te dire que bordel, c'est pas possible d’écrire comme ça, tout en dévorant les dernières pages .

    Une histoire sur trois époques, divisées sur les 15 jours avant les noces,  qui à l'approche du 45 , te fait frémir d'angoisse sur l'issue finale (merci Claire d'avoir comblé mon cœur jusqu'au bout), qui te renvoie sur un Quand Harry rencontre Sally plus émouvant quand en deux baisers l'auteur nous aura fait chavirer dans une atmosphère nostalgique où la sensibilité et l'amour se disputent le podium.
    J'ai terminé ce roman avec de grosses envies de déclarations lyriques pour l'auteur mais après réflexion, je plaide pour qu'on l'enferme dans une cave avec un carnet, un pc ou une machine à écrire ( je suis bonne joueuse ,je lui laisse le choix)  et qu'on la force à nous en pondre encore plein des comme ça! Yop.

    Citation:
    Ce n'est pas de ces bises-là que les collègues de Jules s’entêtent à lui faire chaque matin, juste en collant leurs joues ensemble en faisant un bruit ridicule. Les lèvres d'Eric sont sur la peau de Jules , douces et tièdes, un vrai contact, qui emporte avec lui beaucoup de mots qui forment des phrases , et ces phrases se finissent par des points d'interrogation qui s’agrippent avec leurs crochets quelque part dans son âme.
    - De rien ,murmure-t-il.


                                                                                      

    15/30/45 de Claire Some



    Vous le trouverez ici: https://amzn.to/2Oy5P6v 

    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    2 commentaires
  • La parenthèse de Nathaniel Vigouroux, paru chez Evidence Editions dans la collection Freyja, est à prendre au sens propre du titre dans le sens où c'est réellement une parenthèse du genre plus qu'un vrai m/m .

    La parenthèse ou le jardin secret d'un garçon ordinaire de Nathaniel VigourouxLe pitch:
    Il est parfois difficile de s’accepter tel que l’on est et de donner un sens à ses émotions, car pour cela, il faudrait au préalable se connaître et pouvoir se comprendre.
    Théo, un trentenaire à l’enfance compliquée, est doté d’une sensibilité à fleur de peau. Il partage à mi-temps une vie de couple avec Christelle, une amie de lycée. Mais un jour, il croise par hasard le regard d’un inconnu sur une ligne du métro parisien et voilà ses émotions qui explosent. Théo saura-t-il mettre des mots sur l’attirance qu’il éprouve pour cet homme et accepter d’aimer autrement ?
    Le jeune homme, troublé par le désir, et empêtré dans les doutes qui l’assaillent, voyagera de Paris à Milan à la recherche de cet inconnu dont il ne sait rien. Il parviendra pourtant à connaître son prénom : Giacomo...
    Les deux hommes finiront-ils par se rencontrer ?

    La parenthèse ou le jardin secret d'un garçon ordinaire de Nathaniel Vigouroux

    En avant propos, il me semble important de prévenir que La parenthèse n'est pas vraiment une lecture m/m au sens propre, ce n'est pas vraiment une romance mais plutôt une quête de soi. Si tu es curieux/se, tu vas pouvoir vraiment apprécier un style très fort avec une histoire qui s'approche de la recherche d'identité d'un héros trentenaire, si tu es plus classique et à fond dans la romance et bien je dirais, tente le coup quand même car c'est une belle découverte.

    La plume est acerbe et très littéraire, associant des images tristes, nostalgiques, parfois douloureuses à des moments plus funs et plus contemporains. C'est une écriture qui défile, comme un slam pour un Théo trentenaire qui se questionne, qui trimballe pas mal de souvenirs communs avec un milieu populaire catholique.
    Théo Dujardin est un garçon de visu bien dans son époque et son milieu mais, au fond de lui, c'est un vide affectif, un manque d'amour parental qui grignote encore le petit garçon qu'il est resté. Un Théo qui passe donc de l'enfant au jeune ado enamouré mais qui est toujours aux prises des besoins et des obligations de son corps et sa vie d'adulte.
    Après sa première rencontre dans le métro avec son beau latino, commence pour lui une lente introspection à propos de son attirance sur laquelle, il a du mal à poser des mots (ce qui en revanche est loin d’être le cas de l'auteur qui sait magnifier ces instants avec talent).
    Sans nier ses pulsions ou se mentir à lui même, il se contente, par lâcheté peut-être, par peur certainement, de les orienter sur un chemin acceptable par tout son être pétri d’éducation bien pensante ; Théo compartimente les choses pour s'autoriser méthodiquement à les vivre et les ressentir.

    Le laïus intérieur, tel un délicieux délire personnel, nous rappelle nos propres égarements, nos propres rêves, et le coté loufoque du jeune homme n’apparaît vraiment que dans la face cachée de la médaille, celle que lui, comme nous, redoute et pourtant espère de laisser briller à la lumière. Quand Théo, peu à peu, se révèle à nous, c'est le jeune franco-italien qui à son tour se révèle à lui. Quand Giacomo se livre enfin à Théo, c'est une offrande, une réponse à ses semaines d'interrogations, l'un et l'autre se sont bel et bien trouvés mais auront-ils la possibilité ou le désir de se vivre ? Théo va-t'il se contenter de la réalité rassurante d'une vie satisfaisante ou va-t'il risquer ses nouveaux sens en laissant de côté le garçon docile si fermement formaté?

    La présence de Christelle, la compagne de Théo, est une sorte de condensé de toutes ces femmes que l'on peut parfois croiser dans le mm ( quand on a la chance de se voir épargner une vision néfaste de l'influence féminine). Elle est celle qui aide, qui comprend mais aussi celle qui manipule en poussant Théo dans son envie de plus. Elle est la face éclairée de la médaille, une femme, pourvue de ses propres questions et inquiétudes quant à son amour pour le jeune homme, qui sait prendre des décisions quand Théo en est incapable. Une de ces femmes simplement femme qu'on ne saurait ni haïr ni particulièrement aimer dans cette histoire mais que l'on peut comprendre : l'alter ego normalisé d'un Giacomo qui sent peut-être trop le changement radical pour Théo.

    Si la plume ardue, riche et complexe de Nathaniel Vigouroux m'a personnellement complètement emballée, avec son paradoxe constant qui surfe et relie le passé à l'avenir aussi bien dans son choix lexical que dans la personnalité de son héros, les dialogues, eux, m'ont paru un peu plus lourds et maladroits parfois. Peu nombreux, ils ont eu sur moi un effet "surjoué", par moment et heureusement pas tout le temps, trop littéraire alors que cet aspect est une vraie qualité dans la narration.

    Ce roman est un récit sur lequel les aficionados ultra du genre diront peut-être "mais il ne se passe rien ?"  alors qu'il s'y passe tant de choses au contraire. Des choses, des pensées qui tournent en chacun de nous, jour après jour, qui nous poussent ou nous retiennent dans nos aspirations, qui nous maintiennent dans la satisfaction illusoire de nos rêves et qui nous évitent la peur du passage à l'action ou la confrontation au réel. On pourrait facilement comprendre la déception du final pour certains (la couv et le résumé pouvant prêter à confusion), même s'il est difficile de contester un choix d'auteur quand à la direction de son histoire, mais dans ce cas, sortir de ses habitudes peut réellement en valoir le coup.
    La fin du roman, à l'image du titre, finit de nous convaincre que La parenthèse est à mille lieues d'un mm conventionnel, d'une romance comme celle qu'on est habitué à dévorer, mais qu'elle est très proche, avec sa vision périphérique des travers de notre société, d’être un excellent exemple sur la découverte de soi, de sa sexualité et de ses choix . Yop.

    Citation:
    Théo s'assit quelques instants sur un banc vacant à la sortie du parc.Son regard lumineux avait laissé place à une certaine perplexité.
    S'apitoyer sur son sort rend stérile, soupira-t-il, et moi finalement, j'aimerais bien me reproduire

    Merci à Nathaniel Vigouroux pour ce sp !


                                                                          

                                               La parenthèse ou le jardin secret d'un garçon ordinaire de Nathaniel Vigouroux



       Vous le trouverez ici: https://amzn.to/2OoJA2D
        


    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    votre commentaire
  • Résumé :

    Mark Gattison a évité l’amour et l’engagement durant toute sa vie d’adulte. Pas intéressé par quelque chose de plus qu’un coup d’un soir ou une brève rencontre dans une arrière-salle, il est l’incarnation du bon vivant. Will Parkinson est l’homme qui le défend, l’homme qui le comprend, l’homme que Mark appelle son meilleur ami. Quand Will devient perturbé et un peu distant, Mark décide de lui trouver un petit ami. Peu familier avec le concept lui-même, Mark pense que Will a besoin de quelqu’un qui le rende heureux. Ce que Mark ne sait pas, c’est qu’il est sur le point d’être surpris. Il est sur le point de se faire renverser par la seule chose qui se tenait juste sous son nez depuis le début.

    Date de parution : Juin 2013      Publié par : Men Over the Rainbow 

     

    Aveuglé     -confiance aveugle tome 3-   de N.R. Walker

     

    Ce troisième volume porte sur le personnage de Mark. Le meilleur ami de Carter qui a été présent pour celui-ci dans les bons et mauvais moments que ce dernier a pu rencontrer dans les deux tomes précédents. 

    C'est un personnage charmeur, enjoué, qui ne se prend pas la tête et ne croit pas en l'amour. Sous ses airs de petit rigolo, c'est un homme sur lequel ses amis peuvent compter. D'ailleurs, Mark se donne pour mission de faire en sorte que Will, son nouveau meilleur ami, soit heureux. Même s' il doit lui trouver des rencards et s'effacer. Difficile de s'éloigner quand le manque de l'autre se fait ressentir. Et il faut voir ces deux là ensemble, toujours à plaisanter et s'amuser. Parce que Will est comme une évidence dans la vie de Mark. Les deux hommes se côtoient avant, pendant et après le travail. Sa présence lui est comme acquise, à tel point qu'on les pense souvent en couple alors même que ce n'est pas encore le cas. Will a un tempérament plus discret. On s'attache très vite à lui. La mère de Mark le voit comme son deuxième fils...  

    Il faut bien avouer que Mark se comporte comme un gamin mais c'est ce qu'on apprécie chez lui. Ce mélange entre gamineries et grand cœur. Son caractère est différent des autres personnages de la série. Alors que les autres savent décrypter leurs sentiments, lui n'en est pas capable. Il ne comprend pas qu'il est amoureux. La conclusion qu'il fait de ses propres symptômes est épique. On souffre avec lui et on voudrait le voir heureux.

    Ce tome là est peut-être plus léger que les autres mais tout aussi addictif. Voila une série que j'ai pris plaisir à lire et dans laquelle je projette déjà de me replonger.

                                                                                                                                               Manon


     

    Vous le trouverez ici: https://amzn.to/2mtnBLh

      

     

    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    votre commentaire
  • Résumé :

    Six mois après notre dernière rencontre avec Carter Reece et Isaac Brannigan, ils sont toujours aussi amoureux. Vivant ensemble, allant de l'avant, la vie pour ces deux hommes est agréable jusqu'à ce que certains évènements se produisent et changent leurs vies. Isaac redevient l'homme qu'il était et le monde de Carter commence à se désagréger. Les choses deviennent de plus en plus compliquées et commencent à changer pour les deux hommes quand le nouveau collègue d'Isaac fait son apparition.

    Tandis qu'Isaac lutte pour ce qu'il veut vraiment, cela pourrait bien lui coûter ce dont il a le plus besoin.

    Date de parution : 2015           Publié par : Men Over The Rainbow

    A travers ces yeux    -Confiance aveugle tome 2-   de N.R. Walker

     

    Ce second tome est tout simplement bouleversant. Je suis passée par des montagnes russes en le lisant. Alors que "Confiance aveugle" apporte son lot de positivité et de papillons (oui, c'est pour toi ^^ ), ce titre, qui lui fait suite, malmène nos pauvres petits cœurs.

    D'abord avec les espoirs fous et les projets d'Isaac pour retrouver la vue. On frémit d'excitation face à son enthousiasme, de le voir si plein d'envie et de désir presque enfantine devant la réalisation possible de ses attentes. On ne peut que le comprendre, ses raisons sont bonnes. Ses choix le sont moins.

    Puis, Carter. Carter qui se montre si vulnérable qu'on voudrait entrer dans les pages de ce livre et simplement le serrer dans nos bras. Carter qui s'inquiète pour Isaac. Cette nécessité de protéger celui qu'il aime, justement, devient une source de conflit qui confronte le couple a une très grosse crise. 

    Et c'est là où nos pauvres petits cœurs se fendent avant de se briser. D'assister à cette tumultueuse tempête, de découvrir un Carter dévasté et un Isaac blessant. S'aimer et apprendre à s'aimer sont deux choses bien différentes. Ces personnages avaient besoin de sombrer pour mieux se retrouver. 

    "A travers ces yeux" est une histoire qui suscite de forts sentiments. Il a indéniablement plus de relief que son grand frère et vous fait monter les larmes aux yeux pour tout un tas de raison. Il se lit presque d'une traite tellement on en devient accro. Ce sont les premiers livres de N.R. Walker que je lis et je dois dire que j'aime beaucoup ce que nous raconte l'auteure.

                                                                                                                                               Manon


    Vous me trouverez ici: https://amzn.to/2uvTGqb

      

    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    votre commentaire
  • Résumé :

    Commençant un nouvel emploi dans une nouvelle ville, le vétérinaire Carter Reece se rend à une consultation à domicile pour un client spécial.

    Arrogant, de mauvaise humeur et totalement magnifique, Isaac Brannigan est aveugle depuis l’âge de huit ans. Après la mort de sa chienne-guide et meilleure amie Rosie, son partenariat avec son nouveau chien, Brady ne se passe pas bien.

    Carter tente d’aider à la fois le maître et le chien à traverser cette phase d’initiation, mais au juste… Qui dirige qui ?

    Date de parution : Février 2013       Publié par : Men Over The Rainbow

    Confiance aveugle   -tome 1-  de N.R. Walker   (second avis!)

     

    Un joli petit roman qui nous narre la rencontre de  deux hommes. L'un est vétérinaire et l'autre est le maître d'un chien guide d'aveugle. Toute cette histoire tourne autour du fait de croire en l'autre. De se permettre de ressentir malgré les douleurs éventuelles. 

    Les deux personnages principaux sont dissemblables dans leurs comportements.                    Carter est un jeune vétérinaire qui arrive en ville pour travailler à la place de l'ancien vétérinaire qui prend sa retraite. C'est un homme gentil et compréhensif. Des qualités qui semblent convenir à sa profession et qui se reflètent dans ses interactions avec autrui. Il a une patience incroyable pour Isaac. Ce dernier est devenu aveugle suite à un accident et rencontre Carter lorsque le Docteur Fields lui présente son successeur. Le jeune professeur ne s'autorise pas les sentiments tendres par peur d'être blessé. Autant il se laisse aller avec Carter, même s' il souffle le chaud et le froid, autant il a du mal à montrer son affection à son compagnon canin. 

    Tout le roman est une sorte d'apprentissage envers l'autre. On tatillonne sur les débuts d'une relation amoureuse. On avance pas à pas pour enfin croire en l'autre. Chacun y apprivoise petit à petit l'autre pour enfin atteindre un bonheur mérité. 

    Ce roman ne paie peut-être pas de mine mais il n'en demeure pas moins une histoire douce et tendre. Un livre que je n'ai pas lâché avant de le terminé tout simplement parce qu'il fait du bien. 

                                                                                                                                               Manon

     

     

    Vous le trouverez ici : https://amzn.to/2zTXXZr

       

    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    votre commentaire
  • Une jolie petite romance avec La vie normale ou Abdel et Nicolas d'Alix Dedune sortie en 2016 chez Lulu.com



    Abdel et Nicolas ou la vie normale d 'Alix Dedune

    Le pitch:

    Nicolas se prépare à tout quitter : sa ville, son père, les interdits et les peurs qui l'étouffent. Qu'importe si c'est en plein hiver et sans un sou en poche. S'il ne part pas, il sait qu'un drame va se produire. Au lycée, Abdel, le prof de sport, remarque sa détresse. L'écoute bienveillante que l'enseignant lui accorde désamorce les projets de fugue du garçon et va le mener sur des routes autrement plus brûlantes que celles qu'il prévoyait d'emprunter.

     
                 Abdel et Nicolas ou la vie normale d 'Alix Dedune

     


    Une écriture assez neutre, voir même discrète, en charge d'un sujet un peu houleux, la relation prof/élève. Un thème qui prête à débat la plupart du temps, même en cas de majorité alors que cela donne lieu souvent à beaucoup de fantasmes d'un coté comme de l'autre. Franchir la barrière est-il envisageable? Les sentiments sont-ils moins nobles pour autant? Céder à la prison de la raison ou à l’oxygène de la liberté de ses sentiments? Beaucoup d'aspects abordés dans ce roman ou Abdel, jeune prof de sport, se trouve confronté à ses sentiments naissants pour Nico, un jeune élève en souffrance, sentiments qui lui apportent autant de joie et d'espoir que de doutes mais qui semblent redonner le sourire au jeune Nico.

    Un récit touchant sur la découverte de sa sexualité et sur le travail d'acceptation de celle ci quand les choses n’évoluent pas dans un milieu propice, tolérant ou même bienveillant.
    Une sorte d’éducation sentimentale quand Abdel rêve de douceur et d'amour retrouvé après une terrible perte alors que son jeune élève tombe, malgré lui, dans une so rte de violence du sexe et de ses pulsions comme pour exulter cette violence que la vie et son père lui infligent. Des scènes de premières fois douces et torrides avec un jeune homme pas si innocent dans ses désirs et un trentenaire pas si à l'aise dans son rôle d'initiateur et plutôt romanesque.
    La vision d'Abdel sur le rapport de sa sexualité et de ses origines est habilement mené avec un soupçon de réalisme débonnaire, de ceux qui vivent les non dits d'une manière presque nonchalante pour le bien de l'entente familiale commune.

    Un roman assez court, terriblement chaud et tendre à la fois,avec un jeune personnage rabaissé et presque éteint par son père. Un jeune Nico que l'auteur ne laisse pas tomber dans les griffes du pathos en le poussant à éclore, à s’épanouir, vivre et respirer comme s'il prenait sa première bouffée d'air frais. Abdel, lui qui s’était perdu dans les méandres de son chagrin, semble retrouver le courage d'aimer, aidé par son amie, prof dans le même lycée.
    Un homme qui, sans tomber dans le piège de l'homme blessé repoussant toute idée du bonheur, remonte peu à peu à la surface pour respirer cet oxygène dont il avait perdu le besoin. Deux respirations qui se croisent sous un même air et se rejoignent enfin, en expirant l'amour dont chacun a besoin pour se construire à nouveau.

    Une douce lecture, rapide et agréable, qui semble s’emmarger avec beaucoup de facilité des clichés du mm et toutefois parfaitement satisfaire les attentes des lecteurs du genre. Yop


    Abdel et Nicolas ou la vie normale d 'Alix Dedune



    Vous le trouverez ici: https://amzn.to/2mt9UM7
      

    .

    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique